Coopératives : Maïsadour s’engage, sur quatre ans, à reboiser et entretenir 32 ha de forêt
Les coopératives Maïsadour et Alliance Forêts Bois (1 million d’ha de forêts valorisés chez 40 000 propriétaires) ont, le 6 novembre, signé un partenariat visant à reboiser et entretenir des parcelles forestières, appartenant à Maïsadour, pour une gestion durable de ces surfaces. La première opération a eu lieu à Tartas (Landes), sur une parcelle de quatre ha de la coopérative landaise : 4500 pins maritimes et 300 lisères feuillues composées d’espèces variées – chênes lièges, arbousiers, poiriers et bouleaux – vont être plantés pour favoriser la biodiversité. Ce partenariat, acté pour quatre ans, vise aussi à entretenir cinq autres parcelles, soit l’équivalent de 32 ha au total. L’enjeu, à terme, est de proposer accompagnement et conseils aux adhérents pour mieux valoriser leurs terrains boisés. Cette opération s’inscrit pour Maïsadour dans sa stratégie Ambition 2030 avec l’objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2045. L’idée est aussi de décrocher le label Bas-carbone : rien que sur la parcelle de Tartas, les projections tablent sur 200 tonnes de CO2 séquestrées par cette nouvelle forêt d’ici à 2045. (Anne Gilet)
Légumes transformés : l'activité de Bonduelle en léger recul durant l'été
Dans un communiqué en date du 6 novembre, le groupe Bonduelle indique ses performances pour le premier trimestre de son exercice, du 1er juillet au 30 septembre 2025). Le chiffre d’affaires s’est établi à 519,8 millions d’euros, soit une variation de - 0,5 % en données comparables et - 2,1 % en données publiées comparé à la même période l’exercice précédent. Le premier marché du groupe, l’Europe (62,6 % de l’activité), affiche un recul de son activité de 2 % en données comparables, à cause de tendances de consommation peu porteuses en grandes surfaces et restauration et d'une météo estivale défavorable aux activités traiteur. La situation est meilleure hors d'Europe, où les activités progressent de 1,9 %, portées par la zone Eurasie et la bonne résistance aux Etats-Unis. Par segment d’activité, les conserves progressent de 1,4% (244,5 M€) alors que le segment des frais élaborés accuse un recul de 2,8% (206 M€) et les surgelés restent stable à 68,3 millions d’euros. « Les innovations lancées dans les différentes catégories de produits devraient permettre de redynamiser l’activité commerciale des prochains trimestres», assure le groupe nordiste. Malgré le contexte de consommation sous pression, le groupe confirme son objectif de rentabilité opérationnelle courante annoncé fin septembre
Biocontrole : Corteva dévoile deux nouveaux bioinsecticides
Corteva a annoncé, le 5 novembre, l’élaboration de deux nouveaux insecticides. Goltrevo est le premier bioinsecticide du portefeuille biologique de Corteva. Il s’agit d’un produit de protection des plantes issu d’un champignon, et efficace contre les insectes piqueurs-suceurs, cicadelles du maïs, pucerons, aleurodes et chenilles. Varpelgo est un insecticide plus traditionnel, reposant sur l’utilisation du spinosad, un produit phytosanitaire tiré d’une bactérie, et efficace contre les ravageurs de type foreurs, coléoptères, charançons et thrips. Il peut être utilisé en traitement de semence. En mars, Corteva confiait à Agra Business avoir dans ses tuyaux (sic) « quatre nouvelles molécules insecticides, deux herbicides, un fongicide et un nématicide, tous à bas impact ». La stratégie de la société vise à associer produits naturels et produits phytosanitaires conventionnels à faible impact. Corteva précise que les nouvelles molécules dévoilées ne disposent pour le moment d’aucune autorisation de mise sur le marché. La commercialisation de Goltrevo devrait débuter en Amérique latine en 2027, et celle de Varpelgo, en Asie-Pacifique et en Amérique latine au début des années 2030. (Elena Blum)
Cause animale: Louis Schweitzer, ancien président de la LFDA est décédé
Patron emblématique du constructeur automobile Renault pendant 13 ans, Louis Schweitzer est décédé jeudi à 83 ans. Au sortir de sa carrière de dirigeant, il reste très actif dans le milieu économique, en intégrant les conseils d’administration de nombreuses sociétés comme Volvo, BNP, L’Oréal ou Veolia Environnement. Outre le monde économique, M. Schweitzer était également impliqué contre les discriminations et pour la défense des animaux. Petit-neveu du docteur Albert Schweitzer, prix Nobel de la paix 1952, Louis Schweitzer était encore président de la Fondation droit animal, éthique et sciences (LFDA) jusqu’à début octobre.