Dans un communiqué du 27 septembre, le spécialiste français des légumes en conserve et surgelés Bonduelle a remonté la pente pour son exercice décalé 2024-2025, avec une perte nette limitée à 11,5 M€, en ligne avec ses objectifs affichés. Il s’agit surtout d’une nette régression par rapport aux près de 120 M€ de pertes de l’année précédente, où il avait pâti d’une dépréciation d’actifs en Amérique du Nord, en dépit de ventes stables. Bonduelle « atteint les objectifs de la première année de son plan de transformation (Transform to win) et amorce son rebond », affirme le groupe. S’il n’a pas renoué avec les bénéfices, le groupe, qui possède les marques Bonduelle, Cassegrain et Globus, tient ses « objectifs de chiffre d’affaires », avec des ventes en très léger repli (-0,8 %), s'établissant à 2,2 milliards d’euros. Ces résultats sont notamment « portés par l’amélioration de la performance aux États-Unis » et « la réorganisation du portefeuille d’activités en Europe », selon son directeur général Xavier Unkovic. La rentabilité opérationnelle courante progresse annuellement de 11,7 %, à 83,8 M€, des chiffres conformes aux objectifs de l’entreprise.
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Pour l’avenir, Bonduelle se montre optimiste. « Nous visons 90 M€ de résultat opérationnel l’an prochain, contre 75 M€ il y a deux ans », déclare Xavier Unkovic. Pour ce faire, le groupe agroalimentaire espère poursuivre sa croissance sur le marché états-unien, actuellement dynamique. Il vise une hausse du chiffre d’affaires de plus de 6 % sur ce marché en 2025-2026 (4,8 % entre 2023-2024 et 2024-2025). De manière générale, le groupe souhaite investir davantage dans ses marques (Cassegrain, Globus etc.) plutôt que dans les MDD (marque de distributeur). Il croit également beaucoup dans les plats préparés. Enfin, bien que les MDD ne constituent pas le pivot de leur nouvelle stratégie, Bonduelle voit d’un bon œil l’instauration par l’UE de droits antidumping sur les importations chinoises de maïs doux, qui facilitera l’atteinte des objectifs financiers.