Assurances: Crédit Mutuel et Allianz s'associent
Les Assurances du Crédit Mutuel et Allianz France ont annoncé le 7 octobre dans un communiqué commun un partenariat pour proposer des produits aux entreprises, notamment aux agriculteurs, au grand dam des indépendants qui distribuent les contrats et craignent la concurrence des banques. Concrètement, à l'exception d'Arkéa, les banques Crédit Mutuel, dont une entreprise française sur trois est cliente, pourront proposer des offres d'Allianz France. Les deux groupes se partageront à 50-50 les primes et l'indemnisation des sinistres. «Cette démarche participe de la volonté de Crédit Mutuel Alliance Fédérale (qui regroupe 14 des 18 fédérations du groupe Crédit Mutuel, NDLR) de proposer des solutions complètes et couvrantes à ses sociétaires et clients, et de devenir le partenaire de choix des entreprises, dans le cadre des travaux de son nouveau plan stratégique qui sera lancé fin 2023», détaillent les deux partenaires dans leur communiqué. Côté Allianz France, ce partenariat «pourra accompagner davantage de clients sur les marchés de l'entreprise et de l'agricole, conformément à ses objectifs stratégiques». Les deux parties espèrent également, en augmentant le nombre d'assurés, parvenir à une meilleure mutualisation des risques - notamment dans l'assurance récolte dont le fonctionnement est en train d'être redessiné - et à être plus compétitifs. Cette association est cependant très mal perçue par les agents généraux d'Allianz France, des indépendants chargés de distribuer les produits d'un assureur et rémunérés à la commission
Plan de sobriété: pas de mesures spécifiques pour l’agricole et l’agroalimentaire
Le plan de sobriété énergétique, présenté le 6 octobre, ne comprend pas de mesures spécifiques pour les entreprises agricoles et agroalimentaires, précise le ministère de l’Agriculture à Agra Presse. Elles sont cependant concernées par les recommandations générales émises par le gouvernement. En premier lieu, limiter le chauffage à 19°C dans les bureaux, l’abaisser à 16°C dans les lieux de stockage ou la nuit, et à 8°C lorsque le bâtiment est fermé plus de 48 h. Le plan gouvernemental comprend des engagements secteur par secteur. Dans l’industrie, il prévoit de «massifier» les diagnostics énergétiques et de généraliser les éclairages Led. Les industriels fortement consommateurs d’énergie doivent, «dans la mesure des flexibilités offertes par leurs procédés», caler leurs plans de production en fonction des prévisions de tension sur le réseau. Pour cela, ils peuvent s’informer via le dispositif Écowatt. Ces mesures ont été présentées sous forme de recommandations, elles ne sont pas coercitives. Elles ont pour objectif d’éviter les pénuries de gaz ou d’électricité et de réduire l’empreinte carbone du pays.
Pac: lancement d’un nouveau réseau européen pour faciliter la mise en œuvre
La Commission européenne a lancé le 6 octobre à Bruxelles un nouveau réseau européen sur la Pac. Il s'agit d'une plateforme pour le partage de connaissances et d’expériences dans la mise en œuvre de la future Pac. Ce réseau fusionne deux réseaux ruraux déjà existants au niveau de l’UE: le réseau européen pour le développement rural et l'EIP-AGRI (pour la promotion de l’innovation dans les secteurs agricole et forestier). Il sera ouvert à de nouvelles parties prenantes. Objectif: mettre en réseau des autorités nationales, des ONG, des agriculteurs et des forestiers, des chercheurs et des évaluateurs de politiques. S’appuyant sur les expériences passées, ce réseau européen a pour objectif de soutenir la mise en œuvre des plans stratégiques de la Pac, de stimuler le partage des connaissances, la coopération et l’innovation dans toute l’Europe et ainsi contribuer à relever les défis environnementaux, sociaux et économiques auxquels l’agriculture européenne est confrontée, espère la Commission européenne.
Banane: 7 M€ de manque à gagner en Guadeloupe à cause de la tempête Fiona
La filière banane en Guadeloupe accuse environ 7 millions d'euros de manque à gagner après le passage de la tempête Fiona dans la nuit du 16 au 17 septembre, a indiqué le 7 octobre e groupement des producteurs. Au total, selon le groupement des producteurs bananiers de Guadeloupe, les pertes «en année glissante sur 2022 et 2023»; s'élèveraient à 10.717 tonnes, soit «un manque à gagner» de 7 millions d'euros environ, ce qui représente environ 8% de la production globale attendue pour ces deux années. La filière banane compte 175 producteurs pour 1.932 hectares de surface plantée en Guadeloupe et envisageait de produire en 2022, quelque 60.000 tonnes de fruits. «Nous avons calculé cela avec deux critères, explique David Alquier, directeur du service technique du groupement. Les pertes sèches des régimes qui ne seront pas exportables mais aussi les pertes dues au non entretien des parcelles et à la prolifération de maladie notamment la cercosporiose noire, qui amoindrit le rendement de la plante». Le groupement des bananiers de Guadeloupe estime ses besoins financiers pour les deux ans à venir à 12 millions d'euros. Leur calcul intègre les surfaces à arracher ou replanter, ainsi que les pertes dues aux dégâts causés aux infrastructures (routes, systèmes d'arrosage, etc.)
Influenza: la Belgique et les Pays-Bas confinent les volailles, nouveaux cas en France
En raison de la hausse du nombre de foyers et de l’accroissement saisonnier du risque d’influenza aviaire, «les Pays-Bas et la Belgique confinent leurs volailles depuis le 5 octobre», indique Réussir Volailles. Comme le précisent nos confrères, «au mois de septembre, les Pays-Bas ont enregistré 18 foyers de contamination en virus H5N1, tandis que la Belgique en a déclaré 8 depuis le 21 septembre.» Dans le Plat pays, les éleveurs, négociants en oiseaux et les particuliers détenant plus de 200 volailles doivent mettre leurs animaux à l’abri. Idem dans les Pays-Bas, où la réunion mensuelle du comité des experts du 29 septembre a abouti à la généralisation de la claustration, «déjà en vigueur dans un certain nombre de zones». Cette mesure s’applique aux «détenteurs d'oiseaux à des fins commerciales», ainsi qu’ «aux parcs zoologiques et aux propriétaires d'oiseaux amateurs», note le média spécialisé. En France, plusieurs nouveaux cas sont venus s’ajouter aux 18 foyers en élevages recensés au 30 septembre par le ministère de l'Agriculture: un dans un élevage de dindes dans le Morbihan (le troisième dans ce département), un sur des canards d’ornement chez un particulier en Ardèche, un chez un particulier en Gironde, et quatre dans des basses-cours à La Réunion.
Céréales ukrainienne: négociations «intenses» pour prolonger l'accord (ONU)
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et ses équipes travaillent activement pour prolonger l'accord sur l'exportation de céréales d'Ukraine, qui a permis une baisse des prix alimentaires mondiaux, a indiqué le 7 octobre son porte-parole. «Les équipes du secrétaire général sont engagées dans d'intenses contacts sur ces questions. M. Guterres et son équipe travaillent dur pour prolonger et étendre l'Initiative de la mer noire en faveur des céréales», a déclaré Stéphane Dujarric. «Ils travaillent également activement pour lever les derniers obstacles aux exportations de céréales et d'engrais russes», a-t-il ajouté. Deux accords ont été signés le 22 juillet sous l'égide de l'ONU: le premier baptisé «Initiative de la mer noire en faveur des céréales» permet pour 120 jours les exportations de céréales ukrainiennes bloquées par la guerre; le deuxième vise à faciliter les exportations de nourriture et d'engrais russes, malgré les sanctions imposées par les pays occidentaux à la Russie. Mais la Russie se plaint de ne pas pouvoir vendre, malgré cet accord, sa production et ses engrais en raison de ces sanctions touchant notamment les secteurs financiers et logistiques. «Le secrétaire général passe beaucoup de temps au téléphone pour débloquer les choses dans diverses bureaucraties qui stoppent la facilitation de ce commerce d'engrais et de céréales russes», a assuré Stéphane Dujarric.
Céréales ukrainiennes: une cargaison «pilote» arrive en Espagne par train
Un train chargé de céréales en provenance d'Ukraine est arrivé en Espagne dans le cadre d'un projet pilote visant à étudier la possibilité d'utiliser le transport ferroviaire lorsque les voies maritimes sont bloquées par le conflit avec la Russie, a annoncé le gouvernement espagnol le 8 octobre. L'Ukraine est un grand producteur et exportateur mondial de céréales. La quasi-totalité de ses exportations sont traditionnellement réalisées depuis ses ports de la mer Noire. Mais l'invasion du pays par la Russie fin février a gravement perturbé les exportations de céréales ukrainiennes, faisant grimper en flèche les prix des denrées alimentaires. Dans le cadre d'un projet pilote visant à étudier la faisabilité de l'importation de céréales ukrainiennes par voie ferroviaire, un train de marchandises appartenant à l'opérateur ferroviaire public espagnol Renfe a quitté Madrid le 9 août pour la ville polonaise de Chelm, près de la frontière ukrainienne. Le train, composé de 25 conteneurs mesurant chacun 12 mètres, a été chargé de 600 tonnes de céréales ukrainiennes, avant d'entamer le voyage retour de 2.400 kilomètres. Il est arrivé à Barcelone jeudi soir après avoir fait escale à Lodz, dans le centre de la Pologne, et à Duisburg, dans l'ouest de l'Allemagne, a expliqué le ministère espagnol des Transports dans un communiqué.
Volailles: Maïsadour vise +20% de ventes en cinq ans et investit 15 M€ à Condom
Premier groupe volailler du Sud-Ouest et troisième national, Maïsadour vise une progression de 20% de son chiffre d’affaires dans ce secteur d’ici 2026, afin de «retrouver une rentabilité pérenne», annonce-t-il dans un communiqué le 6 octobre. La coopérative a élaboré une «feuille de route stratégique dédiée à la volaille», qui comprend 14 actions regroupées en quatre «piliers»: recrutement d’éleveurs, innovations en Label rouge, implication des adhérents dans la démarche RSE et amélioration de l’organisation. Maïsadour met en avant sa «maîtrise complète de la filière», qui va «du soja cultivé en local et dédié à la nutrition animale, jusqu’à la commercialisation en passant par l’accouvage et l’élevage». Le groupe landais a récemment racheté les 49% de son pôle Volailles (Fermiers du Sud-Ouest) qui étaient détenus par Galliance (Terrena). Par ailleurs, Maïsadour «vient d’inaugurer ce 6 octobre la modernisation de son usine à Condom (Gers)», où il a investi 15 millions d’euros. Dédié à la production de poulets jaunes (marque «Poulet d’ici»), ce site de 165 salariés a été agrandi et a vu sa chaîne de production modernisée. En tout, Maïsadour produit 29 millions de volailles par an, élevées par 496 producteurs.
Lait: un nouvel indicateur beurre-poudre en préparation pour début mars
Les différents collèges de l’interprofession du lait (Cniel) travaillent à l’élaboration d’un nouvel indicateur beurre-poudre «avec l’objectif de le publier début mars», a indiqué le président de la Coopération laitière, Pascal Le Brun à Agra Presse. La valorisation beurre-poudre, utilisée dans les formules de prix du lait, n’est plus publiée par le Cniel depuis le mois d'avril, faute d’accord entre les collèges. La discorde au sein de l’interprofession part d’une étude commandée par l’Atla (association des transformateurs privés et coopératifs) à un cabinet extérieur qui concluait à un relèvement des coûts de transformation. Sans attendre un vote unanime, les principaux transformateurs ont adopté ce correctif, alors que la loi Egalim prévoit que les indicateurs soient consensuels. L’industrie laitière estimait en effet que l’ancienne valorisation était en décalage avec la réalité de leurs coûts de production. Un constat partagé avec les représentants des producteurs qui relevaient cependant des «faiblesses» dans l’étude en question (voir Agrafil du 11 avril). «Ce nouvel indicateur sera plus solide», assure Pascal Le Brun. Il souhaite que l’indice b-p soit «révisé régulièrement», idéalement chaque trimestre.
Lait bio: Biolait met le paquet sur la communication pour relancer la consommation
Biolait lance sa première campagne de communication multimédia pour convaincre les consommateurs de l’intérêt de la bio, annonce le groupement de producteurs dans un communiqué le 6 octobre. Quelque 500 000 € ont été investis. Les spots publicitaires seront diffusés à la télévision et les réseaux sociaux. En parallèle, les producteurs iront à la rencontre des consommateurs dans les magasins Biocoop et Système U. Deux distributeurs qui s’approvisionnent exclusivement chez Biolait pour leurs MDD bio. Le groupement représente un quart de la collecte française de lait bio et subit de plein fouet la chute de la consommation. Entre 15 et 20% de son lait a été vendu au prix du conventionnel en 2022. «Nous avons incité les adhérents à limiter leur production», explique son président Ludovic Billard. Les conséquences de la sécheresse ont résolu une partie de l’équation en faisant baisser la production. «On est quasiment en déficit de lait aujourd’hui!» L’organisation sort la tête du guidon et veut voir plus loin que la crise actuelle. «Nous avons mis en pause notre développement pendant un an, mais nous avons décidé de recommencer à intégrer de nouveaux producteurs.» Biolait n’a pas reçu de candidature, pour le moment. «Les producteurs sont très peu à vouloir se convertir», précise Ludovic Billard.
Riz : les industriels alertent sur de possibles ruptures d’approvisionnement
Dans un communiqué paru le 7 octobre, les industriels du Syndicat de la Rizerie Française (SRF) alertent sur les risques qui pèsent sur les approvisionnements en riz, français ou étranger. Des ruptures d'approvisionnement et des hausses de prix sont à prévoir sur les riz basmati, les étuvés et les risottos. Après une période de forte chaleur en Inde (premier exportateur de riz) et au Pakistan à la mi-mai – où la température a dépassé les 50 °C et affecté les rendements du riz, ces deux pays producteurs de basmati ont vécu un épisode de fortes pluies. 10 % de la surface des pays s’est retrouvée sous les eaux, ce qui aurait entraîné la perte d’au moins 250 000 tonnes riz. En plus de subir les conséquences de la guerre en Ukraine, le marché du riz s’est vu déstabilisé par l’interdiction faite par l’Inde d’exporter des brisures de riz et l’instauration d’une taxe de 20 % sur l'exportation du riz. Cela a entraîné une répercussion sur tous les riz qui ont subi une première hausse dès les annonces du gouvernement indien, accentuée par les droits de douane à l’importation dans l’UE qui ont doublé (passage de 30 à 65 €/T). Dans l'ensemble des pays européens producteurs (notamment l’Italie, l’Espagne, la Grèce), l’eau a manqué tout au long du cycle végétatif du riz. La baisse des rendements sera de 40 % sur certaines variétés comme l'arborio.
Bio : des difficultés en chaîne, et quelques signes de reprises (enquête)
Après une baisse de chiffre d’affaires de 4 % en 2021 dans la grande distribution, le bio devrait continuer de reculer en 2022 de 5 à 8 % selon les panélistes interrogés par Agra presse dans le cadre d'une enquête parue le 7 octobre. Jusque-là épargnée, la grande distribution spécialisée pourrait, elle aussi, voir ses ventes diminuer de plus de 10%, tout comme les industriels bio. Cette demande ralentie tire les cours vers le bas en légumes, mais aussi en lait ou en viande bovine et en porc. À tel point que les courbes de prix se sont parfois croisées avec celles du conventionnel, soutenu par la guerre en Ukraine, ainsi qu’un manque de volumes dans certaines filières animales. Seule exception: les œufs, où la nouvelle réglementation européenne a pu augmenter jusqu’à 40 % le prix rendu consommateur par pièce, selon le Synalaf. Dans la plupart des filières, cette conjoncture a entraîné l’arrêt des soutiens des coopératives aux conversions, notamment en œuf et en lait (sauf chez Biolait), mais aussi en viande bovine ou en légumes. «C’est à nous de mettre en adéquation offre et demande», appuie Benjamin Fitoussi, responsable filières biologiques à la Coopération agricole. Le virage se traduit déjà sur le terrain, avec des conversions en baisse de 37% sur un an, d’après les chiffres communiqués par l’Agence bio au Space. La coopérative spécialiste du légume Biobreizh comme le distributeur Carrefour voient cependant actuellement des «premiers signes de reprise». Biocoop et Carrefour prévoient même chacune sur l’ouverture d’une trentaine de nouveaux magasins en 2022.
Légumes industrie: en 2022, la bio stagne, les surfaces en conventionnel insuffisantes
Si la production de légumes bio destinés à l’industrie n’échappe pas au «tassement» du marché de la bio (voir notre dossier dans Agra presse hebdo n°3859), l’effet est pour l’instant relatif, selon la directrice du Cénaldi (AOP légumes industrie) Delphine Pierron. «Avec la période du Covid qui a un peu chamboulé les habitudes, on a du mal à voir une tendance ou en tout cas à considérer que ce que l’on voit aujourd’hui correspond à une tendance», explique-t-elle. Entre 2017 et 2021, la filière des légumes conserve et surgelés est passée de «3% à 6%» de surfaces bio, pour atteindre «5% des volumes» cultivés en agriculture biologique, soit «40 000 t en 2021». «On sent que 2022 est une année de transition, où les choses ne bougent pas trop, alors que l’an dernier on était encore en progression», poursuit Mme Pierron. Si des producteurs bio ont arrêté de faire du légume dans leur assolement pour développer les grandes cultures, plus rémunératrices actuellement, ce phénomène n'est pas spécifique à l’agriculture biologique. «En 2022, en conventionnel, on n’a pas trouvé toutes les surfaces pour certains légumes, comme les épinards et le haricot vert. Il a manqué 10% des surfaces dans certains bassins, notamment dans le grand Ouest», assure la directrice du Cénaldi.
Semences : la start-up d'édition génomique Inari lève 124 millions de dollars
L’entreprise d’édition génomique des plantes Inari a annoncé avoir levé 124 millions de dollars (M$), soit environ 127 millions d'euros (M€) lors de sa dernière levée de fonds, portant la valeur de l’entreprise à 1,5 Mrd$. Par comparaison, Monsanto a été racheté 63 Mrd$ par Bayer en 2018. Fondée par la société de capital-risque Flagship Pioneering en 2016, la jeune pousse est installée aux États-Unis, et compte également un site en Belgique (Gand). Afin de concevoir ses semences, elle s’appuie sur des technologies d'apprentissage automatique et d’édition multiplex du génome (MGE). Ces dernières permettent de modifier l’expressions de plusieurs gènes en même temps grâce à l’optimisation en 2019 de Crispr-Cas9, la technique des ciseaux moléculaires apparue en 2012. «Les technologies multiplex du génome d'Inari peuvent augmenter le rendement du soja de 20% et le rendement du maïs de 10% tout en réduisant la consommation d'eau de 40% et les besoins en azote pour le maïs de 40%», a avancé Ponsi Trivisvavet, PDG d’Inari, au site d’information AgFunderNews. Avec son nouveau financement, la start-up de 230 employés espère intensifier le développement de produits en voie de commercialisation.
Miel, melon, fromages: vers la reconnaissance de quatre nouvelles IGP françaises (Inao)
Les cahiers des charges du «melon de Cavaillon», du «pérail» (fromage de brebis du sud de la France), du «miel des Landes» et du «caviar d’Aquitaine» ont obtenu, le 6 octobre, un avis favorable du comité national dédié de l’Inao, informe l’institut national de l’origine et de la qualité dans un communiqué. Une avancée vers la reconnaissance de ces quatre produits en indications géographiques protégées (IGP) par la Commission européenne. Avant d’obtenir la reconnaissance officielle de l’Union européenne, les cahiers des charges seront d'abord soumis à une consultation publique pendant deux mois. «Sans opposition, les ministères en charge de l’Agriculture et de l’Économie publieront les cahiers des charges au Journal officiel (JO) de la République française, explique l’Inao. Les dossiers des quatre produits seront ensuite transmis à la Commission européenne pour examen d’une durée maximale de six mois.» Après une nouvelle consultation publique de trois mois, les cahiers des charges seront alors publiés au JO de l’Union européenne.
Consommation: les Français font plus attention aux ingrédients qu’à la rémunération (sondage)
Selon un sondage mené par Yougov pour Greenflex (cabinet de conseil) et l’Ademe auprès de 2000 Français en mai 2022, près de 71% d'entre-eux déclarent éviter les ingrédients controversés, comme l’huile de palme notamment. Mais ils ne seraient que 67% à faire leur choix «en fonction de l’origine du produit», et 54% à privilégier les produits «qui rémunèrent de manière juste les producteurs et les agriculteurs». De manière générale, 76% se disent cependant «concernés» ou «engagés» pour rendre leur consommation plus responsable. Pourtant «les freins à cette mue sociétale restent bien réels», relèvent le cabinet Greenflex. Principal frein: le prix, pour 65 % des consommateurs. Juste derrière viennent le manque d’offre (45%), ou encore le sentiment d’inutilité des gestes personnels (40%). Seuls 21% des sondés trouveraient en revanche les produits responsables moins bons ou efficaces. Le contexte économique jouera aussi fortement sur l’engagement des consommateurs, confirme le sondage, alors que 59% des Français mettent le coût de la vie dans leurs principales préoccupations, soit une augmentation de 24% sur un an. Bien qu’il perde 6 points sur un an, la santé reste cependant le sujet central en matière de consommation pour les Français (65 %).