Agrafil du 15 janvier 2026

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UE-Mercosur : les eurodéputés devraient se prononcer le 21 janvier sur la saisine de la CJUE

Le Parlement européen devrait voter, le 21 janvier en plénière à Strasbourg, sur le projet de résolution sollicitant l’avis de la Cour de justice de l’UE au sujet de la compatibilité de l’accord UE-Mercosur avec les traités européens. Il s’agira du premier vote de l’hémicycle sur ce traité commercial, en attendant ceux sur la mesure de sauvegarde agricole et sur l’accord en lui-même qui seront examinés plus tard. En novembre, cette initiative, soutenue par 145 eurodéputés, avait été rejetée par la conférence des présidents du Parlement européen. Officiellement, les services du Parlement européen avaient déclaré cette demande irrecevable au motif que le Conseil de l’UE n’avait pas encore formellement saisi Strasbourg sur le sujet. En cas d’adoption de cette résolution par la séance plénière du Parlement, le processus de ratification pourrait alors se retrouver bloqué pour plusieurs mois, le temps que les juges du Kirchberg se prononcent sur la question. Néanmoins, selon l’eurodéputé centriste français Pascal Canfin, la possible application provisoire de l’accord, source d'inquiétudes dans l'hémicycle, ne serait pas concernée par ce blocage.

NGT : décalé au 28 janvier, le vote du Parlement européen sera serré, prédit Clergeau

Initialement programmé pour le 19 janvier, le vote de la commission de l’Environnement du Parlement européen sur le compromis interinstitutionnel concernant les nouvelles techniques de sélection génomiques (NGT) se tiendra finalement le 28 janvier en vue d’un potentiel examen en plénière au mois de mars. Pour le rapporteur fictif du groupe social-démocrate, Christophe Clergeau, l’accord conclu début décembre est «mauvais». Il reste convaincu que le vote en plénière sera serré, a-t-il indiqué lors d’une rencontre avec la presse le 14 janvier. L’autorisation des brevets pour les plantes NGT de catégorie 1 (considérées comme équivalente à des variétés conventionnelles) est le principal sujet de débat dans ce dossier. Le compromis finalisé en décembre prévoit des accords de licences et l’élaboration d’un code de conduite pour garantir que les petits et moyens semenciers en Europe ne soient pas mis en danger par l’arrivée de ces semences NGT. Le Parlement européen plaidait pourtant au départ pour l’interdiction pure et simple des brevets. Christophe Clergeau appelle son groupe à rejeter l’accord mais les parlementaires (de tous les groupes politiques) devraient voter en ordre dispersé.

Pac post 2027: la France loin d'être le principal bénéficiaire de la rallonge budgétaire

A l'occasion des vœux à la presse des Chambres d'agriculture France, le 14 janvier, son vice-président Guillaume Lefort a présenté les calculs réalisés par le réseau consulaire qui montrent que la France ne sera pas le principal bénéficiaire de la récente rallonge budgétaire proposée par la Commission européenne pour la future Pac. Ainsi, l’avance de 45 milliards d’euros et la possibilité de consacrer l’«objectif rural» de 48,7Md € à des mesures agricoles conduiraient, selon ces mêmes calculs, à une hausse de 2% du budget de la Pac par rapport à la période actuelle. Mais pour la France, il s’agirait d’une baisse de 13,3% en raison de la méthode de répartition des fonds qui favorise les Etats membres disposant d’une moindre part consacrée à la Pac dans les futurs Plans de partenariat nationaux et régionaux (c'est-à-dire le fonds unique). Une analyse que partage le chercheur irlandais spécialiste de la Pac Alan Matthews dans un billet du 7 janvier. Par rapport à la précédente proposition de budget, les pays qui ont adhéré à l’UE le plus récemment bénéficieraient, selon lui, d'une augmentation de leurs enveloppes Pac supérieures à la moyenne de l'UE (39% pour la Slovaquie, 35% pour la Pologne, 28% pour la Hongrie). En revanche, «les États membres plus anciens (à l'exception du Portugal et de la Grèce) recevraient une augmentation de leur budget Pac inférieure à la moyenne européenne. Si les hausses pour l'Italie (15%) et l'Espagne (11%) sont significatives, celles pour la France (6%), l'Autriche (4%) et l'Irlande (4%) le sont beaucoup moins», constate-t-il.

Zones intermédiaires : les chambres comptent sur les mesures de transition de la Pac post-2027

À l'occasion des vœux à la presse de Chambres d'agriculture France le 14 janvier, ses représentants nationaux ont présenté leurs pistes pour les zones intermédiaires (ZI), comptant notamment sur les futures mesures de transition de la Pac post-2027. Ces aides pourront être annuelles (comme les actuels éco-régimes) ou pluriannuelles (comme les MAEC). Elles pourront aller au-delà de la simple compensation des pertes liées aux pratiques, et couvrir un champ plus large que les seules questions environnementales. Pour les chambres d'agriculture, c'est l'occasion de réformer les MAEC, pour les assouplir et les ouvrir à des projets non-environnementaux, comme elles le proposent depuis plusieurs années. « Il faut que les MAEC puissent permettre d'accompagner des projets », a expliqué le vice-président Guillaume Lefort. « On pourrait par exemple accueillir de l'engraissement de JB (jeunes bovins, NDLR), mais il faut pouvoir réintroduire de l'herbe sans qu'elle soit sanctuarisée toute sa carrière. » Et le président Sébastien Windsor d'étayer : « Il faut les retravailler avec un cahier des charges plus souple, et l'idée serait de les coupler avec des investissements régionaux. L'agriculteur a un projet : on l'accompagne, y compris dans un projet économique. » Cette idée avait été mise en œuvre sur la programmation 2023-2027 à l'initiative des chambres et des régions sous la forme des MAEC forfaitaires (non surfaciques). Mais elles n'ont pas eu le succès escompté. « Les MAEC forfaitaires n'ont pas fonctionné car le cadre ne s'y prêtait pas », a estimé Sébastien Windsor.

Conférences de la souveraineté : les chambres veulent piloter la mise en œuvre régionale

À l'occasion des vœux à la presse de Chambres d'agriculture France le 14 janvier, son président Sébastien Windsor s'est félicité de l'exercice des Conférences de la souveraineté alimentaire lancé par la ministre de l'Agriculture Annie Genevard (« Enfin une ambition pour l'agriculture française ! »), et a demandé que le réseau consulaire puisse en coordonner la mise en œuvre. « Nous voulons être coordinateurs dans chaque région d'un plan de souveraineté alimentaire nationale, en nous appuyant sur les plans de filière pour avoir des déclinaisons départementales », a expliqué l'agriculteur de Seine-Maritime. Prévues par la loi d’orientation agricole (LOA), les Conférences de la souveraineté alimentaire ont commencé en décembre. Une première synthèse nationale est attendue pour le Salon de l'agriculture fin février, qui inclura les restitutions des groupes de travail de filière, mais aussi des préfets de région. En lien avec le comité d'orientation de FranceAgriMer, le coordinateur national rendra d'ici la fin de l'année une première synthèse. Après le Salon de l’agriculture, une phase de « déclinaison opérationnelle » débutera avec les conseils régionaux et les chambres pour « tester la faisabilité des trajectoires », « consolider les projections » et « identifier les projets structurants emblématiques ». Ces synthèses régionales sont attendues pour mai, en vue d'une « grande conférence nationale » courant 2026.

Manifestations : les mobilisations se poursuivent en dehors de Paris, deux élus interpelés

Les agriculteurs restent mobilisés dans plusieurs régions de France mercredi 14 janvier, malgré une série de concessions du gouvernement, répondant notamment aux demandes de l'alliance FNSEA-JA, dont les tracteurs ont quitté la capitale à l'aube. En dépit de l'annonce le 13 janvier de nouvelles mesures en faveur des agriculteurs par le Premier ministre, une dizaine de tracteurs de la CR du Gers filtraient mercredi la circulation sur un rond-point menant à l'aéroport Toulouse-Blagnac. Le préfet de Haute-Garonne ayant interdit la manifestation, deux agriculteurs ont été interpellés dans la Ville rose, rapporte l’AFP : Lionel Candelon, président de la chambre du Gers (CR), et Luc Mesbah, secrétaire général de la FDSEA. Un autre groupe a bloqué l'A64 en déversant des pneus et de la paille, à proximité du périphérique. Dans le Var, un convoi d'une vingtaine de tracteurs tenait un barrage filtrant sur l'A50, provoquant quelques kilomètres d'embouteillage. Dans le nord de la France, le barrage filtrant installé dimanche soir sur l’autoroute A1 est toujours en place, mais devait être levé dans la soirée de mercredi, a annoncé à l’AFP la CR du Pas-de-Calais. À Vatry (Marne), la CR bloque depuis 4h du matin un dépôt pétrolier, a indiqué à l’AFP Christophe Saint-Juvin, représentant de la CR 51, qui estime à 50 tracteurs et 150 personnes les forces en présence.

Manifestations : action de la Conf' au ministère, les trois porte-paroles interpellés

Une centaine d'agriculteurs de la Confédération paysanne sont parvenus à entrer dans une annexe du ministère de l'Agriculture à Paris, qu'ils ont occupée pendant une heure pour dénoncer la politique agricole du gouvernement et l'accaparement selon eux des subventions publiques par un petit nombre d'exploitants et de grands groupes agroindustriels. Plusieurs dizaines «ont été interpellés, notamment les trois porte-parole nationaux du syndicat» avec une vingtaine de gardes à vue à la clé, a indiqué la Confédération paysanne en début de soirée. Plusieurs députés dont Eric Coquerel, Sandrine Rousseau et Manon Meunier apportent leur soutien à des militants de la Confédération paysanne lors d'une action à Paris. Parmi les manifestation, une importante délégation d'agriculteurs des départements et régions d'outre-mer. «La colère qui s’exprime depuis des semaines dans l’hexagone, sur la gestion de la crise de la dermatose nodulaire et l’accord UE-Mercosur, fait écho aux difficultés que rencontrent les paysan·nes des Drom, explique la Confédération paysanne dans un communqué. Cette action d’occupation des locaux du Ministère vise à dénoncer cette situation.» Et le syndicat de demander «en urgence la refonte» des aides du Posei, pour les rendre «accessibles à toutes et tous», les plafonner et les redistribuer «équitablement pour lutter contre la concentration des aides dans les mains de quelques grands groupes agroindustriels et familles».

Directive nitrates : le ministère de l'Agriculture veut négocier une clarification

« L’objectif est de rouvrir le débat » sur le sujet des nitrates a indiqué le cabinet de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, le 14 janvier, lors d’un point avec la presse visant à expliquer les récentes annonces du gouvernement. « On fait le constat du caractère illisible de la directive nitrates. Elle est peu claire donc mal appliquée. Ce n'est pas un recul environnemental, mais un objectif de rendre le cadre plus clair », a étayé la Rue de Varenne. De son côté, Chambres d’agriculture France demande « des simplifications », a déclaré son président Sébastien Windsor. « Dans certains territoires, nous ne savons plus expliquer les règles d'épandage, et parfois l'administration ne sait plus nous répondre tellement c'est devenu compliqué ». Il a estimé que « il faut généraliser la démarche bretonne, mais pour cela, il faut faire bouger des règles européennes ». La veille, dans un message sur le réseau X, le Premier ministre Sébastien Lecornu indiquait vouloir demander à la Commission européenne de faire évoluer les règles. Il a promis que l'administration examinerait, d'ici le salon de l’Agriculture, les possibilités de dérogation dans chaque territoire, et qu’elle procéderait aux contrôles « avec discernement ». 

Tuberculose bovine : quatre foyers dans l’Orne, origine encore inconnue

Ces dernières semaines, quatre foyers de tuberculose bovine ont été confirmés dans autant d’élevages laitiers situés à Athis-Val-de-Rouvre (nord de l’Orne), selon la presse locale. Une concentration dans le temps et dans l’espace rare pour cette maladie. « Le premier foyer a été détecté à la mi-décembre et le dernier a été confirmé la semaine dernière », confirme Guillaume Larchevêque, président de la chambre départementale d’agriculture, à Agra Presse. Provoquée par la bactérie Mycobacterium bovis, cette maladie transmissible à l’homme est classée « à éradication obligatoire » par la réglementation européenne. « On ne connaît pas la source de la contamination », souligne M. Larchevêque. De « fortes suspicions » pèsent sur la faune sauvage, en particulier sur les blaireaux. « Des blaireaux ont été retrouvés positifs » dans le secteur, et cette espèce est connue pour son comportement « familier des cours de ferme », selon l’élu. Toutefois, contrairement à d’autres régions, « l’Anses n’a pas prouvé que la contamination de la faune sauvage par la souche normande est revenue aux bovins », indique-t-il. Le président appelle à utiliser l’application « Signaler Dégâts Faune Sauvage » du réseau des chambres afin de signaler l’emplacement des blaireautières via des photos géolocalisées.

Tuberculose bovine : malaise dans l’Orne, la chambre appelle à respecter la prophylaxie

Lors d’une réunion avec le préfet de l’Orne lundi 12 janvier regroupant environ 200 participants, « on a pu sentir les éleveurs inquiets et en colère » devant les récents cas de tuberculose bovine dans le département, indique Guillaume Larchevêque, président de la chambre d’agriculture, à Agra Presse le 14 janvier. Dans les quatre élevages foyers, 1 300 bovins en tout pourraient être abattus dans le cas où tous les éleveurs choisiraient l’abattage total. « Le sujet est ultra-sensible, et il y a une confusion avec l’abattage total qui est appliqué pour la DNC » (dermatose nodulaire contagieuse), note l’élu consulaire. Contrairement à la DNC, un abattage sélectif est possible en cas d’infection par la tuberculose bovine, sous certaines conditions, récemment assouplies. Une procédure qui implique de lourdes contraintes pendant plusieurs mois pour les élevages concernés. Un « collectif tuberculose » s’est monté en Orne et a appelé à la mobilisation le 12 janvier à Athis-Val-de-Rouvre, commune où sont situés les foyers. Finalement, la manifestation n’a pas eu lieu, mais certains de ses membres étaient présents à la réunion avec le préfet, selon M. Larchevêque. Le président de la chambre appelle les éleveurs à respecter l’obligation de prophylaxie (surveillance), en vigueur dans une partie de l’Orne, du Calvados et de la Manche.

Bovins/DNC : leçons de la crise, les chambres misent sur dématérialisation et engraissement

À l'occasion des vœux à la presse de Chambres d'agriculture France le 14 janvier, ses représentants nationaux ont soutenu la stratégie sanitaire du gouvernement contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), et proposé des pistes pour améliorer la gestion d'une éventuelle nouvelle crise. « La stratégie fonctionne », a répété le président de Chambres d'agriculture France, Sébastien Windsor. « Il n'y a pas de nouveaux cas depuis le 2 janvier». Questionné sur l'enveloppe allouée aux indemnisations, dont le gouvernement a récemment proposé le doublement, à 22 M€, l'agriculteur estime qu'il est satisfaisant : « Est-ce suffisant ? Dans l'état actuel, oui. Cela permet d'indemniser les animaux et les pertes indirectes ». Pour mieux gérer la survenue d'une nouvelle épidémie, les élus des chambres d'agriculture ont proposé deux pistes : d'une part « un retour de l'engraissement au plus près du naissage pour limiter les mouvements » et pour limiter la dépendance de la France aux pays engraisseurs (Italie, Espagne) ; et, d'autre part, une accélération de la dématérialisation de l'identification des bovins. « Cette crise a révélé le mauvais fonctionnement du système actuel, il faut pouvoir tracer, cela passe par la dématéralisation ». Selon l'interprofession bovine, l'État prévoyait, en décembre, que la dématérialisation de l’identification des bovins serait opérationnelle en 2028. Interbev pousse pour qu'elle soit opérationnelle dès 2027.

Viande bovine : la Chine rouvre son marché aux importations irlandaises

Quelques jours après la visite du Premier ministre irlandais, Micheál Martin, en Chine (du 4 au 8 janvier) qui avait pour objectif de renforcer les relations entre les deux pays, le gouvernement irlandais a annoncé, le 12 janvier, la réouverture du marché chinois pour ses exportations de viande bovine. Les autorités douanières chinoises (GACC) avaient suspendu les importations irlandaises depuis septembre 2024 en raison de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). «Je me réjouis de la reprise des exportations de bœuf vers la Chine et de la poursuite d'une coopération constructive avec les autorités chinoises afin de renforcer davantage le commerce agroalimentaire entre l'Irlande et la Chine de manière mutuellement avantageuse», a d’ailleurs déclaré Micheál Martin. Cette annonce intervient après la mise en place par l’empire du Milieu, le 1er janvier, d’une mesure de sauvegarde sur les importations de viande bovine sur son territoire en raison de difficultés économiques rencontrées par sa filière bovine.

Loups : Genevard annoncera de nouveaux assouplissements en janvier

A l'occasion d'un point avec la presse le 14 janvier, le cabinet de la ministre de l'Agriculture a indiqué, qu'en amont du projet de loi d'urgence agricole, de nouvelles annonces sont seront faites par Annie Genevard en janvier permettant «des assouplissement majeurs des règles d'engagement de tir», notamment dans les zones d'expansion du loup. Ces annoncent iront plus loin que l'arrêté « fixant les conditions et limites » des destructions de loups, tel qu'il a été mis en consultation en décembre, et dont la parution prévue en janvier a été retardée. Le projet d'arrêté, qui résulte de l’abaissement de son statut de protection, rend possible les tirs de défense contre le loup sur simple déclaration, y compris sans mise en œuvre des moyens de protection. Concernant le futur projet de loi d'urgence agricole, le cabinet a indiqué que le volet consacré à la prédation pourra aussi concerner l'ours et le vautour. Pour le loup, le ministère compte notamment réécrire une «scorie» de la loi d'orientation agricole (LOA), qui a inscrit les tirs de défense de bovin dans un régime d'autorisation, ce qui ne permet pas d'assouplissement (passage en régime de déclaration) par voie réglementaire. Par ailleurs, «dans code rural, il n'y a pas de disposition très étoffée sur le loup. Ce serait l'occasion de sécuriser les décisions réglementaires»

Lait cru : accord entre ministère et professionnels sur le constat et les priorités

Les organisations professionnelles engagées dans la défense de la filière lait cru se sont montrées satisfaites de la première rencontre avec la ministre de l’Agriculture Annie Genevard le 12 janvier. L’Inao, le Cnaol et les interprofessions laitières (Cniel, Anicap et France brebis laitière), qui ont participé à la réunion, saluent « la qualité des échanges, marqués par une volonté partagée de travailler collectivement à la pérennisation des fromages au lait cru ». La rencontre a permis de « s’accorder sur des constats et des priorités communes ». Les organisations espèrent surtout que cette réunion débouche sur une « feuille de route ambitieuse ». Dès l’automne 2025, elles alertaient l’État sur les difficultés de leur filière fragilisée par les crises sanitaires. Depuis ces derniers temps, le nombre de rappels de produits touchés par des bactéries comme Escherichia coli ou Listeria est en hausse, entraînant des fermetures de sites. La filière demande un soutien public en matière de « recherche, d’accompagnement technique et économique, d’anticipation des crises sanitaires, de cohérence réglementaire et de communication sur les recommandations de santé publique ».

Œuf : l’accord Mercosur-UE encourage l’export brésilien naissant

Dans un communiqué du 9 janvier saluant l’accord entre l’UE et le Mercosur, l’APBA (secteur brésilien des viandes blanches et des œufs) souligne la « réelle opportunité » d'accroître les exportations brésiliennes de produits transformés à base d’œufs grâce à la création de contingents tarifaires spécifiques en ovoproduits (poudres en particulier). Pour l’heure, le Brésil exporte surtout des œufs coquille, et l’ABPA lorgne la possibilité d’exporter des produits à plus forte valeur ajoutée, comme le fait déjà l’Argentine. Les exportations brésiliennes d’œufs ont plus que doublé en 2025, atteignant 41 000 t grâce aux importations des États-Unis, où la production a chuté à cause de l’influenza aviaire. Pour autant, elles ne représentent encore que 1 % de la production brésilienne, orientée à 99 % vers le marché domestique, selon le bilan publié par l’ABPA le 8 janvier. L’instauration des droits de douanes américains a conduit les exportateurs à se « structurer » et à réorienter leurs ventes vers le Japon. L’intention de l’ABPA est bien de développer l’exportation d’ovoproduits.

Vin : ouverture du guichet arrachages de 130 M€ « au plus tard le 6 février »

A l’occasion du conseil spécialisé Vin et cidre de FranceAgriMer le 14 janvier, l’ouverture du guichet de 130 M€ pour les arrachages de vignes a été annoncée « au plus tard le 6 février », a-t-on appris de source professionnelle. « La plateforme pour le dépôt des demandes d’arrachages sera ouverte au plus tard le 6 février, sur une durée de quatre semaines », indique à Agra Presse le président du conseil Jérôme Despey, également 1er vice-président de la FNSEA. Concernant la répartition des 130 M€ d’aides, priorité est donnée à l’arrachage total, comme annoncé deux jours plus tôt par l’AGPV (production viticole). Des précisions ont été apportées, lors du conseil de FranceAgriMer, sur « l’arrachage partiel qui vise les parcelles de plus de dix ans, à l’exclusion du cépage chardonnay ». « Il n’y a plus d’ambiguïté sur le montant de l’enveloppe du plan d’arrachage, ajoute Jérôme Despey. C’est 130 M€ pour 2026. » Au salon Sitevi le 25 novembre, Annie Genevard avait parlé d’« une première évaluation à 70 M€ » laissant entendre, d’après la FNSEA, que le reliquat serait « étalonné en 2027 ». Reste que le dispositif sera « intégralement déployé en cas d’adoption du budget 2026 », a rappelé le gouvernement le 10 janvier.

Crise viticole : il y a « urgence », dit la filière bordelaise au gouvernement et aux parlementaires

Face à la crise viticole, le gouvernement et les parlementaires doivent « agir au plus vite », ont clamé le 14 janvier les organisations de la filière viticole girondine et les syndicats agricoles. « Il est temps de répondre aux revendications claires, partagées et responsables portées collectivement par toutes les organisations de notre filière des vins de Bordeaux, en cohérence avec leurs structures nationales », selon un communiqué associant Collectif Viti 33, Conf’, CR, FNSEA, JA, négoce, chambre d’agriculture et interprofession. Leurs revendications portent notamment sur le vote du budget de l’État pour mettre en œuvre les aides ; une révision de la loi Egalim afin de « protéger, enfin, le revenu des viticulteurs et des négociants, notamment dans le cadre de contrats de filière équilibrés » ; le déblocage d’un fonds pour « une distillation capable d’assainir les marchés saturés ». Autre demande : la signature d’un décret rendant possible les organisations de producteurs en viticulture, « en veillant à ne pas flécher les aides européennes exclusivement vers elles ». Enfin, les organisations appellent à faire machine arrière sur les retraits d’homologation de 2025 concernant les produits de protection de la vigne à base de cuivre.

Vin : la Confédération paysanne réclame une dégressivité des aides à l’arrachage

La Confédération paysanne a réclamé le 14 janvier une dégressivité des aides à l’arrachage de vignes, dans le cadre du dispositif lancé le jour même par le gouvernement. Elle plaide en faveur d’« un soutien renforcé pour les premières surfaces concernées, puis un niveau d’aide réduit sur les hectares supplémentaires », selon un communiqué. De plus, le syndicat demande « que ce plan soit orienté vers les régions où les viticulteurs sont le plus en difficulté et qu'il soit combiné à d'autres aides pouvant accompagner une sortie du métier, une reconversion culturale ou encore consolider des exploitations viables et volontaires ». La Conf’ dénonce la priorité à l’arrachage total, défendue par l’AGPV (production viticole), la FNSEA et JA : de « nombreux » viticulteurs risquent de ne pas se porter candidat, n’étant « pas assurés d’obtenir une aide suffisante ». En plus du dispositif, la CP réclame notamment la fin des autorisations de plantations nouvelles et l’arrêt des aides à la restructuration dépassant le seuil du contrôle des structures ; des prix minimums garantis et une régulation des importations ; des prix d’orientation y compris pour les vins sans IG ; des aides spécifiques aux caves coops ; une irrigation de la vigne « mieux encadrée ».

Huile d’olive : les auditeurs européens pointent les failles des systèmes de contrôle dans l’UE

« Des lacunes dans les systèmes de contrôle mis en place dans l’UE risquent de nuire à la qualité, à la sécurité et à la traçabilité de l’huile d’olive ». C’est la principale conclusion de la la Cour des comptes européenne dans un rapport d’audit concernant les systèmes de contrôle de l’huile d’olive dans l’UE, publié le 14 janvier. Dans leurs conclusions, les auteurs du rapport indiquent que l’UE dispose d’un cadre juridique exhaustif concernant les contrôles de conformité de l’huile d’olive mais que les États membres ne l’appliquent pas dans son intégralité. Ils ont également constaté que la présence de pesticides et d’autres contaminants n’est pas systématiquement contrôlée, notamment dans les importations (9% du marché européen). L’audit fait aussi apparaître que les contrôles de traçabilité ne permettent pas toujours de déterminer l’origine d’un produit. Enfin, certains États membres ne réalisent pas le nombre minimal de contrôles, effectuent des analyses incomplètes en laboratoire ou excluent certains segments du marché de leurs analyses des risques. «Améliorer les contrôles, la traçabilité et la clarté juridique est essentiel, déclaré Joëlle Elvinger, responsable de l’audit, il en va non seulement de la protection des consommateurs, mais aussi de la réputation de l’huile d’olive européenne».

Pesticides illégaux : prison ferme requise contre un maraîcher et son fournisseur

Dans le jugement pour trafic de pesticides en provenance d’Espagne qui se déroule à Marseille, le procureur a requis six mois de prison ferme et 40 000 euros d’amende contre le maraîcher Didier Cornille, rapporte l’AFP le 14 janvier. Ce géant du secteur, qui exploite quelque 2 000 ha dans les Bouches-du-Rhône, produit des salades pour les marques Bonduelle ou Florette et les plateformes de distribution de Lidl, Leclerc, Intermarché et Super U. Le procureur a aussi requis 80 000 euros d’amende à l’encontre d’une de ses sociétés, la SCEA Reveny. Contre son fournisseur, un retraité gardois de 77 ans, le procureur a requis 10 mois de prison ferme, 65 000 euros d’amende et une interdiction d’exercer une profession en lien avec l’agriculture. Pour les cinq autres exploitants agricoles, il a demandé des peines plus légères qui tiennent compte « de l’importance des exploitations, des casiers (judiciaires des prévenus) et de leur âge » :  4 à 8 mois de prison avec sursis, 15 000 à 40 000 euros d’amendes individuelles et des amendes de 5 000 à 40 000 euros pour leurs sociétés. « Mépriser les autorisations de mise sur le marché, c’est mépriser le consommateur », a dénoncé le procureur Michel Sastre, rappelant également « la dangerosité » pour l’homme et l’environnement des substances en cause.

Biodiversité : en France, moins d'oiseaux là où plus de pesticides sont achetés (étude)

La plupart des espèces d’oiseaux sont moins abondantes en France dans les zones où les achats de pesticides sont plus élevés, concluent des chercheurs dans une étude publiée le 14 janvier, suggérant qu’une baisse de l’utilisation de ces produits aiderait à protéger la biodiversité. «On a trouvé un signal assez fort puisqu’il y a 84,4% des espèces pour lesquelles il y a des corrélations négatives, c’est-à-dire que plus il y a de pesticides vendus, moins il y a d’oiseaux», explique à l’AFP Anne-Christine Monnet, co-autrice de l’étude et chercheuse au MNHN. Une des originalités de l’étude est de ne pas s’être seulement penchée sur le sort des oiseaux spécialistes des milieux agricoles mais de mettre en évidence les effets négatifs des pesticides sur d’autres espèces qui fréquentent occasionnellement ces milieux pour nicher ou se nourrir, comme les mésanges ou le rossignol. Les chercheurs ont aussi voulu «isoler l’effet des pesticides» en incluant dans leurs modèles d’autres facteurs qui peuvent aussi influer sur les populations, comme la composition des paysages (présence de haies, tailles des parcelles...) ou l’utilisation d’autres intrants, comme les engrais. «On est assez confiants sur le fait qu’on a bien un effet isolé (des pesticides) en plus de tout ce qui peut expliquer par ailleurs l’abondance des oiseaux», indique Anne-Christine Monnet.

Climat : 2025 parmi les années les plus chaudes jamais observées dans le monde

L’année 2025 a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée dans le monde, ont annoncé le 14 janvier l’observatoire européen Copernicus et l’institut américain Berkeley Earth, pour qui 2026 devrait rester à des niveaux historiquement élevés. Selon Copernicus, la température mondiale affiche depuis trois ans des niveaux jamais vus à l’échelle de l’humanité, avec une moyenne sur la période supérieure de 1,5°C au niveau préindustriel (1850-1900). « La hausse brutale enregistrée entre 2023 et 2025 a été extrême et suggère une accélération du rythme du réchauffement climatique », estiment de leur côté les scientifiques de Berkeley Earth, aux États-Unis. De nombreux climatologues et responsables politiques, ainsi que l’ONU, se sont résignés publiquement depuis l’an dernier à ce que le climat se réchauffe durablement de 1,5°C, la limite la plus ambitieuse de l’accord de Paris signé en 2015. Avec déjà trois années à ce niveau, Copernicus estime probable que le dépassement durable soit officialisé « d’ici la fin de la présente décennie, soit plus d’une décennie plus tôt que prévu ». Cette accélération est d’autant plus préoccupante que les États-Unis, deuxième émetteur de gaz à effet de serre, tournent le dos à la coopération climatique mondiale et donnent la priorité politique au pétrole.

Agroalimentaire : les marges des IAA à des « niveaux alarmants », selon l'Ania (étude)

« Les marges des entreprises alimentaires (incl. boissons) demeurent à des niveaux alarmants : la marge courante avant impôts atteint 3,8 % du chiffre d’affaires des industriels alimentaires (contre 7,1 % pour l’industrie manufacturière), et 3,5 % de marge nette contre 5,8 % », indique l’Ania (industries agroalimentaires) le 14 janvier, à l’occasion de la publication d’une étude réalisée par la Banque de France sur un échantillon de 13 533 entreprises agroalimentaires françaises (sur les 23 000 que compte le secteur). « Une entreprise alimentaire sur quatre affiche aujourd'hui un résultat dans le rouge (au niveau du RCAI) », relève l’Ania. L’association déplore « une industrie à bout de souffle » dont la valeur ajoutée est principalement absorbée par les charges de personnel. Cela l’empêche d’investir, de se moderniser, ce qui « se traduit notamment dans les chiffres catastrophiques de la balance commerciale du secteur en 2025 ». D’autres industries agroalimentaires ont sollicité récemment la Banque de France pour réaliser le même type d’étude, notamment la Fict (charcuterie) et la Fnil (industrie laitière), mettant en lumière de faibles marges.

Relations commerciales : la centrale européenne Everest assure respecter Egalim

La centrale d’achat européenne Everest respecte les obligations de la loi Egalim pour les produits vendus en France : c’est ce qu’a affirmé Thierry Cotillard, patron du groupement les Mousquetaires (Intermarché) lors d’une audition devant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale le 14 janvier. Intermarché et l’allemand Edeka font partie de cette centrale basée à Amsterdam. Les contrats sont négociés aux Pays-Bas, mais, pour les produits destinés au marché français, une annexe permet de se conformer à la loi Egalim. « La matière première agricole est respectée au niveau d’Everest », a-t-il indiqué, « mais on veut aussi négocier la matière première industrielle ». Thierry Cotillard souhaite une transparence imposée aux industriels par la loi, ce qui lui permettrait de connaître le prix de la matière première agricole ; 52 grands industriels européens négocient avec Everest, selon son p.-d.g. Gianluigi Ferrari, également auditionné par les députés. Les ETI, PME et coopératives sont exclues de la négociation avec la centrale européenne. Son chiffre d’affaires a atteint 8 Md€ en 2025 et devrait atteindre 13 à 14 Md€ en 2026, selon lui.

Restauration : la France perd ses petits établissements indépendants (syndicat)

Dans un communiqué du 13 janvier, le Groupement des hôtelleries et restaurations (GHR), deuxième organisation patronale du secteur en France (et première en Île-de-France), s’inquiète de la disparition de 7 000 cafés, hôtels et restaurants (CHR) en 2025, essentiellement des petits établissements indépendants. Précisément, d’après le bilan annuel du Conseil national des greffiers des Tribunaux de commerce, 36 746 CHR ont été radiés en 2025, pour seulement 29 801 créations, constate le GHR. Les radiations sont « particulièrement marquées dans les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Île-de-France, Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes, qui concentrent une part significative des fermetures », détaille le GHR. Le nombre de radiations à l’échelon national est inférieur au pic de 2024 (40 316 radiations), mais « demeure à un niveau durablement élevé, très supérieur à celui des années précédentes, traduisant une fragilité structurelle persistante du secteur », explique la présidente, Catherine Quérard, dans le communiqué. La représentante professionnelle appelle à « des mesures ciblées » pour soutenir les entreprises du secteur et au soutien des collectivités.

Coopératives : Valfrance change de statut et devient une « coopérative à mission »

Valfrance (1392 adhérents, 175 salariés) a tenu son assemblée générale le 13 décembre. L’occasion pour la coopérative de l’Oise de présenter un chiffre d’affaires à 287 millions d’euros, en recul de 47 M€ sur un an, pour un Ebitda de 9,7 M€ et une collecte de 638 500 t, récolte 2024 (835 000 t en 2023). Le groupe a profité de cette journée pour dévoiler son nouveau statut. En devenant « une société coopérative à mission », Valfrance souhaite « ancrer dans ses statuts, ses valeurs, sa raison d’être et son utilité » pour « donner encore plus de sens » à son action. Parmi les objectifs fixés, celui d’être une coopérative « utile, engagée, visionnaire et pleinement actrice de son territoire ». Valfrance compte également « construire de nouvelles filières » pour valoriser les productions de ses adhérents, « accompagner ses sociétaires vers une agriculture durable, dans le respect des enjeux sociétaux », pour « lutter et s’adapter au réchauffement climatique », « en préservant la biodiversité et en restaurant les sols » : le tout, en faisant que chaque collaborateur s’engage et s’épanouisse. Au cours de l’assemblée générale, Valfrance a également reçu le trophée « exemplaire », le plus haut niveau de reconnaissance Afnor en matière de RSE. (Anne Gilet)

Sols : une scientifique récompensée pour ses travaux sur les réseaux de champignons

La biologiste américaine Toby Kiers s'est vu décerner le Tyler Prize for Environmental Achievement – parfois surnommé « Nobel de l'environnement » – pour ses travaux mettant en lumière les réseaux de champignons, a annoncé l'institution le 14 janvier. Sous la surface des forêts, des prairies et des exploitations agricoles du monde entier, d'immenses réseaux fongiques constituent des systèmes d'échange souterrains pour transférer des nutriments aux racines des plantes, agissant comme des régulateurs climatiques essentiels en absorbant 13 Mdt de carbone chaque année. Pourtant, jusqu'à récemment, ces « réseaux mycorhiziens » étaient largement sous-estimés, et considérés comme de simples compagnons utiles des plantes, plutôt que comme l'un des systèmes de circulation vitaux de la Terre. En cartographiant la répartition mondiale des champignons mycorhiziens dans un atlas lancé l'an dernier, Mme Kiers et ses collaborateurs ont contribué à mettre en lumière la biodiversité souterraine – des connaissances qui peuvent orienter les efforts de protection de ces vastes réservoirs de carbone. Les plantes envoient leur excès de carbone sous terre où les champignons mycorhiziens absorbent 13,12 Mdt de dioxyde de carbone, soit environ un tiers des émissions totales provenant des combustibles fossiles.

Vin : Joël Boueilh réélu président des Vignerons coopérateurs de France

Les Vignerons coopérateurs de France annoncent la réélection, le 13 janvier, de Joël Boueilh comme président, ainsi que tous les membres du bureau. Ce nouveau mandat reflète « un choix de continuité et de stabilité dans un contexte viticole incertain », selon un communiqué de la section de la Coopération agricole. « En reconduisant leur gouvernance, les Vignerons coopérateurs de France affirment leur volonté de s’inscrire dans une trajectoire de stabilité, indispensable pour accompagner les transformations en cours et à venir. » Joël Boueilh (57 ans) est vigneron à Saint-Mont (Gers), adhérent à la cave de Plaimont.

Coopératives : Franck Bluteau, élu président de Cavac

Réuni le 12 janvier, le conseil d’administration de la coopérative vendéenne Cavac a élu son nouveau président. À 56 ans, Franck Bluteau succède à Jérôme Calleau qui a occupé ce poste durant 26 ans. Jusque-là président délégué membre du bureau mais également président du groupement bio et d’Agri-Ethique France, Franck Bluteau est polyculteur-éleveur sur la commune de Jard-sur-Mer, sur la côte vendéenne. Il y élève des porcs, des vaches Angus et produit céréales, légumes secs, pommes de terre et chanvre. Franck Bluteau souhaite continuer le travail de son prédécesseur : « développer de nouvelles filières agroécologiques et bas carbone sur les marchés alimentaires et non alimentaires, consolider la résilience de notre modèle agricole local et mener des investissements structurants ». De son côté, Jérôme Calleau poursuit ses engagements dans le monde coopératif en conservant la présidence du groupe InVivo et en restant dans le périmètre Cavac en tant que président délégué. (Anne Gilet)