« Le risque de casse est réel ! » a alerté François-Xavier Huard, PDG de la Fnil (industriels) le 25 septembre, au sujet des faibles marges réalisés par les entreprises de la transformation lalitière. Se basant sur une étude sur la situation économique et financière de son secteur réalisée par la Banque de France et dévoilée ce jour, le taux de résultat net des entreprises de la transformation laitière a atteint 1,1% en 2024, contre 3% en moyenne pour les industries agroalimentaires (IAA). Pour les industriels du lait, ce résultat net n’a fait que décroître depuis 2020 (1,8%). Les entreprises sont « très fragiles », en particulier depuis la sortie du Covid, et « à la merci de n’importe quelle crise qu’elle soit économique, géopolitique ou commerciale ». Pour expliquer cette fragilité, François-Xavier Huard avance l’impossibilité de relayer la hausse des coûts (production, prix du lait) auprès des distributeurs qui « ne sanctuarisent pas la matière première agricole ». L’étude de la Banque de France met aussi en lumière la répartition de la valeur ajoutée spécifique aux industries laitières : les dépenses de personnels y sont plus lourdes que dans les IAA (64% contre 59%) et les dividendes plus faibles (14% contre 18%).
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