UE/Israël : la Commission européenne va proposer de suspendre les dispositions commerciales
Comme annoncé par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 10 septembre lors de son discours sur l’état de l’Union, Bruxelles devrait soumettre, le 17 septembre au collège des commissaires, une proposition visant à suspendre certaines dispositions commerciales de l'accord euro-méditerranéen entre l’UE et Israël. Cette proposition devra toutefois obtenir l’aval des Etats membres alors que l’exécutif européen a déjà connu des déconvenues dans ce domaine. « Je suis consciente qu'il sera difficile de recueillir des majorités », a d’ailleurs estimé l’Allemande lors de son discours. Selon les données de la Commission européenne, Israël est le 31e partenaire commercial de l'UE, représentant près de 0,8% du total des échanges de biens de l'UE en 2024. A contrario, l'UE est le plus grand partenaire commercial d'Israël, représentant 32% du total des échanges de biens en 2024. Au niveau agroalimentaire, Israël occupait la 16e place des destinations de l’UE en 2024 (1,2% des échanges globaux) et à la 38e place des sources d’approvisionnement. L’UE importe principalement des fruits et des noix (51%) en provenance d’Israël.
Sécurité alimentaire : Bruxelles consulte concernant son prochain train de mesures omnibus
La Commission européenne a ouvert, le 16 septembre pour une durée de 4 semaines (jusqu’au 14 octobre), un appel à contribution concernant son futur train de mesures omnibus sur la simplification en matière de sécurité des aliments destinés à l’alimentation humaine et animal. L’objectif de Bruxelles est notamment de fournir un accès plus rapide au marché de l’UE pour les substances et produits de protection biologique mais aussi simplifier les exigences réglementaires relatives aux produits phytopharmaceutiques, aux produits biocides, aux additifs pour l’alimentation animale, à l’hygiène alimentaire et aux contrôles officiels. Après le paquet de simplification de la Pac, présenté au mois de mai, il s'agira d'un second paquet portant cette fois sur la réglementation en dehors de la Pac. Le commissaire européen à l'Agriculture Christophe Hansen ne cesse de répéter que, pour les agriculteurs qu’il rencontre aux quatre coins de l’UE, c’est cette législation qui s’avère être la plus problématique. « La contribution de toutes les parties intéressées est vivement appréciée ! », a d'ores et déjà indiqué sur le réseau social X, le commissaire Oliver Varhelyi, en charge de la Santé et du bien-être animal. La Commission européenne devrait présenter ces nouvelles mesures de simplification au cours du 4e trimestre.
Miel : vers une « mauvaise » récolte 2025 et des hausses de prix, selon Famille Michaud
La production de miel 2025 s’annonce « mauvaise » à cause des premières canicules intervenues à la mi-juin, a indiqué le conditionneur Famille Michaud Apiculteurs en conférence de presse, le 16 septembre. Bien qu’il soit encore beaucoup trop tôt pour connaître les prévisions officielles de récolte via l’observatoire de FranceAgriMer, Famille Michaud a pris le pouls de son réseau de « 600 apiculteurs » pour « pressentir » la quantité de miel qui sera produite cette année, a expliqué le directeur des achats, Damien Faggion. Vu « le printemps très bon », la miellée de colza, récoltée en avril, s’annonce « moyenne à bonne » avec des rendements de « à peu près 20 kilos en moyenne par ruche ». Les miellées de monofloraux (acacia, tilleul, chataîgnier, montagne) récoltées entre mai et mi-juillet sont « bonnes ». En revanche, ce serait la catastrophe pour les miellées d’été (tournesol, fleurs d’été, lavande) qui représentent « 70% de la production française ». En tournesol, « on va avoir du mal à dépasser les 9 kilos par ruche » au lieu de « 25 à 30 kilos » habituellement, détaille Damien Faggion. En lavande de Provence IGP, « on ne va pas dépasser les 6 kilos par ruche » contre « 15 à 20 kilos » en temps normal. « Il faudra s’attendre à des augmentations de prix sur la saison à venir », ajoute-t-il.
Miel : embellie en grande distribution, selon Famille Michaud Apiculteurs
« Le marché du miel en grande distribution reprend des couleurs », s’est réjoui le directeur marketing de Famille Michaud Apiculteurs, Romain Le Nouaille, en conférence de presse le 16 septembre. S’appuyant sur des données Nielsen, il a indiqué que le marché du miel en GMS « progresse aussi bien en valeur qu’en volumes ». En volumes, le cumul annuel mobile (CAM) des ventes est en hausse de 2,1% sur les douze derniers mois, et le cumul annuel à date (CAD) est en hausse de 2,3% entre janvier et août (P8). En valeur, le CAM augmente de 0,7% et le CAD de 0,4%. « La progression de Famille Michaud Apiculteurs en volumes est également en positif », a-t-il ajouté. Concernant les parts de marché (PDM) du miel, Famille Michaud Apiculteurs détient « presque 45% » des PDM en valeur, « en CAD à P8 », à travers ses différentes marques (Lune de miel, Miel l’apiculteur, La ruche aux délices, Famille Michaud, Beeliz), indique Romain Le Nouaille. Un chiffre en « très légère régression, à -0,4 points (…) par rapport à l’an dernier », dû à la présence de plus de références de miels sous marques de distributeurs (MDD) dans les rayons, et au fait que les consommateurs recherchent « une dimension prix ». En volumes, le groupe familial détient « 45,7% » des PDM du miel.
Pollution aux PFAS: boues de Step interdites dans les Ardennes en zone de captage
La préfecture des Ardennes a annoncé mardi de nouvelles mesures de précaution par rapport aux PFAS, alors que la consommation de l’eau du robinet est déjà interdite dans 13 communes du département en raison de taux anormaux de ces «polluants éternels». L’épandage de boues de stations d’épuration et d’autres industries sur l’intégralité des aires d’alimentation de captage en eau potable est désormais suspendue dans tout le département, par «principe de précaution», selon un communiqué de la préfecture. Des analyses complémentaires vont aussi être réalisées dans le département «pour les unités de distribution d’eau potable conformes mais présentant des concentrations en PFAS nécessitant une surveillance», selon la préfecture. Par ailleurs, «un plan de prélèvements sur les denrées alimentaires» va être mis en place, a ajouté la préfecture, sans détailler davantage cette mesure. Depuis cet été, l’eau du robinet a été déclarée impropre à la consommation dans 13 villages des Ardennes totalisant 3.000 habitants, et dans quelques petites communes de la Meuse voisine, en raison de taux de PFAS très supérieurs à la limite légale de 100 nanogrammes par litre (ng/l) dans l’eau distribuée. L’origine de cette pollution locale reste incertaine. Selon les préfectures, elle pourrait être liée à l’épandage de boues issues de l’industrie papetière sur des parcelles agricoles à proximité de captages d’eau potable.
Transition écologique : des politiques publiques encore inefficaces, selon la Cour des comptes
Les politiques publiques en matière de transition écologique manquent encore de clarté, de cohérence et d’un pilotage efficace, avertit la Cour des comptes dans un rapport publié le 16 septembre. Malgré une dette publique « excessive », l’action en faveur de la transition écologique est jugée « vitale » et « urgente » pour combler les résultats « insuffisants » de la France. Le rapport souligne que le coût de la transition, bien inférieur à celui de l’inaction, augmentera d’autant plus que la mise en œuvre des transformations prendra du retard. Dans son rapport, la Cour formule plusieurs recommandations, dont celle de fixer des objectifs sectoriels et chiffrés de réduction de l’empreinte carbone au sein de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC). Elle souhaite également renforcer le rôle du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE) dans sa mission de préparation des arbitrage interministériels. En outre, elle préconise que la stratégie pluriannuelle des financements de la transition écologique soit présentée en amont du débat sur la loi de finances (PLF) initiale afin d’orienter les choix d’investissements de moyen et long terme. Selon la Cour, les besoins annuels estimés pour la transition écologique représentent le double des financements actuels, acteurs privés et publics confondus. Ces besoins s’élèvent à plus de 200 milliards d’euros par an.
PPL Entraves: le groupe Ecologiste dépose sa proposition de loi d'abrogation
Comme ils l'avaient annoncé au lendemain de son adoption, les écologistes ont déposé le 16 septembre, par l'intermédiaire de leurs groupes parlementaires à l'Assemblée et au Sénat, une proposition de loi d’abrogation de la loi Entraves, qu'ils qualifient de «texte écocide et dangereux pour la santé publique». Ce 17 décembre, les députés doivent examiner la pétition demandant son abrogation, qui a recueilli plus de deux millions de signatures sur le site de l’Assemblée nationale. La présidente du Palais-Bourbon, Yaël Braun-Pivet, s’était dite « favorable » à un débat dans l’hémicycle à la rentrée. La loi « visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur » est parue au Journal officiel le 12 août, expurgée par le Conseil constitutionnel de sa mesure la plus polémique : la réintroduction de l’acétamipride. Alors que cet insecticide de la famille des néonicotinoïdes est autorisé dans le reste de l’UE, la FNSEA réclame déjà un nouveau texte pour déroger à son interdiction en France. Le Conseil constitutionnel a validé quasiment tout le reste de la loi : fin de la séparation vente/conseil des pesticides, assouplissements des enquêtes publiques pour les ICPE en élevage, recours pour l’assurance des prairies, stockage de l’eau considéré comme « d’intérêt général majeur », etc
Engrais: l'AGPB veut un report de la mise en oeuvre de la taxe carbone aux frontières
A l'occasion d'une conférence de presse le 16 septembre, les producteurs de blé de l'AGPB (FNSEA) ont plaidé pour un blocage, ou à défaut, un report de la mise en oeuvre du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), qui doit s'appliquer à partir de janvier 2026. «Nous ne savons pas encore comment cette taxe sera calculée, et les fournisseurs nous annoncent déjà qu'ils vont prendre une marge pour se couvrir», a expliqué le président de l'AGPB, Eric Thirouin, qui craint que les producteurs ne se retrouvent floués. Le délai demandé pourrait être mis à profit pour «imaginer des aides compensatoires», a étayé son secrétaire général Philippe Heusèle. Après l'entrée en vigueur de manière transitoire du MACF en octobre 2023, des simplifications du dispositif viennent d’être introduites en urgence : un nouveau seuil de minimis de 50 tonnes, ce qui exclurait 90 % des importateurs, principalement des PME, selon la Commission ; et un allègement des procédures d’autorisation, de la méthode de calcul et de vérification des émissions. Ce nouveau seuil de 50t n'a pas convaincu les producteurs de blé, qui font remarquer qu'un camion peut livrer à lui seul 30 tonnes d'engrais dans une exploitation.
Maïs : le ministère révise à la baisse de la prévision de production française, à cause du sec
Les services statistiques du ministère de l’agriculture (Agreste) ont nettement revu à la baisse leur prévision de production française de maïs grain 2025 entre les mois d’août et de septembre. Dans son dernier rapport du 16 septembre, ils tablent sur un volume de 13,36 Mt, contre 13,669 Mt précédemment. La raison : les épisodes de canicule et de sécheresse survenus durant l’été 2025. Les régions de l’Occitanie, des Pays-de-la-Loire et d’Auvergne-Rhône-Alpes ont particulièrement souffert. Petit bémol, la productivité est attendue en légère hausse en région Île-de-France par rapport à l’an passé. En 2024, la moisson était proche des 14,5 Mt, compte tenu de conditions plus humides. Le niveau de production attendu est, pour le moment, conforme à la moyenne quinquennale (+0,1 %). Les projections en tournesol ont, elles aussi, varié de manière significative d’un mois sur l’autre. Elles passent de 1,581 Mt à 1,496 Mt. Il s’agirait d’une légère progression par rapport à l’an dernier (+1,2 %), année de fortes pluies au moment des coupes, mais en recul de 15,6 % par rapport à la moyenne établie sur 2020-2024.
Blé/riz : le Pendjab, grenier de l'Inde, dévasté par les inondations
La saison s'annonçait prometteuse mais les inondations causées par les fortes pluies de la mousson ont dévasté les champs dans le nord de l'Inde, où récoltes et bétail tué en décomposition dégagent une odeur nauséabonde. L'Etat du Pendjab, considéré comme le grenier à blé du pays, a connu cette année des niveaux de précipitations supérieurs de 34 % à la moyenne, selon les services de météorologie. Le Premier ministre Narendra Modi a annoncé une aide d'urgence de 150 millions d'euros. Le Pendjab est le principal fournisseur du riz et du blé livrés dans le cadre des programmes alimentaires d'urgence réservés aux Indiens les plus modestes. Les experts estiment que les pertes attendues cette année ne les menacent pas encore, qui disposent d'importants stocks. « La baisse des récoltes dans le Pendjab indien et pakistanais va lourdement peser sur les prix et les exportations de riz basmati », alerte toutefois Avinash Kishore, de l'Institut international de recherche sur la politique agricole de New Delhi. A l'heure où la hausse des droits de douane imposés à l'Inde par les Etats-Unis a rendu son riz basmati bien moins compétitif, les inondations risquent de lui porter un nouveau coup.
Boulangerie : Jacquet Brossard cède son activité gaufre Milcamps au belge Poppies Bakeries
D’après un communiqué du 16 septembre, le spécialiste français de la boulangerie industrielle Jacquet Brossard (détenu par le groupe coopératif Limagrain) a annoncé la cession de son activité gaufre de marque Milcamps à la société Polcaf NV, filiale du groupe belge Poppies Bakeries, spécialisé dans la pâtisserie industrielle. Plus en détail, la vente en question concerne le site industriel basé à Dour (Belgique). Avec cette cession, l’entité française cherche à se recentrer « sur ses activités cœur de métier que sont la boulangerie et la pâtisserie industrielles ». Elle précise qu’elle compte accélérer son développement et renforcer ses positions sur ces segments. « L’activité gaufres requiert des expertises industrielles et commerciales spécifiques et un modèle économique distinct de nos métiers prioritaires », ajoute de son côté Alexandre Raguet, directeur général de Jacquet Brossard. Le communiqué indique par ailleurs que la cession « offre au site industriel de Dour et à la marque Milcamps de nouvelles perspectives de croissance ». Aucune information sur le nombre de salariés ou les capacités de production de l’usine n’a été divulguée.
Céréales : l'AGPB demande le déclenchement de la réserve de crise européenne
À l'occasion d'une conférence de presse le 16 septembre, les producteurs de blé de l'AGPB (FNSEA) ont indiqué avoir demandé, par un courrier adressé à la ministre de l'Agriculture et à la Commission européenne, l'activation de la réserve de crise européenne, pour faire face à la chute des prix cette année, après deux années de mauvais revenus. « La même demande nous avait été refusée l'an passé, la Commission arguant qu'il s'agit d'une baisse de rendement, donc couverte par l'assurance récolte », explique Éric Thirouin, président de l'AGPB. « Il est indispensable que la Commission réponde favorablement, comme elle avait pu le faire à la demande de la Pologne en raison des importations ukrainiennes. » Les céréaliers demandent par ailleurs un prolongement des prêts garantis par l'État (PGE) annoncés l'an passé par la ministre de l'Agriculture, ainsi que des prises en charge de cotisations par la MSA. Au titre de programmation actuelle de la Pac, l'AGPB demande que de nouveaux fonds soient alloués aux MAEC Zones intermédiaires. En juillet, Annie Genevard avait redistribué 33 millions d'euros (M€) vers les MAEC herbagères et Zones intermédiaires, sur les 257 M€ de reliquats d'aide à la conversion en bio non consommés en 2023 et 2024. Les céréaliers demandent aussi une extension géographique de la récente hausse de l’aide couplée au blé dur, qui avait été renflouée de 15 M€ lors de ce même arbitrage.
Céréales : l'AGPB favorable au projet de stockage stratégique européen
À l'occasion d'une conférence de presse le 16 septembre, les producteurs de blé de l'AGPB (FNSEA) ont indiqué qu'ils étaient favorables au projet de stockage stratégique présenté par la Commission européenne en juillet, reconnaissant toutefois que de nombreuses questions restaient encore sans réponse sur l'ambition et la mise en œuvre du dispositif. « Tout est sur la table. Il faut conduire la réflexion jusqu'à son terme, pour voir comment on peut être efficace tout en continuant à exporter, et je n'ai pas la réponse pour l'instant », explique le président de l'AGPB Éric Thirouin. Si le bénéfice direct pour les agriculteurs français est encore difficile à cerner, le syndicat constate un besoin de davantage de sécurité en provenance des politiques, auquel ils entendent répondre. Le responsable syndical acte par ailleurs une « partition » des marchés et une instabilité géopolitique croissante, dans un contexte où les risques de fermeture de frontières sont plus élevés et où l'agriculture peut jouer un plus grand rôle de négociation qu'auparavant. L’AGPB a par ailleurs renouvelé sa demande de rehaussement du seuil d'intervention européen sur les marchés du blé, fixé à 101 €/t et inchangé depuis 2001. « Nous avons demandé une revalorisation au niveau de l'inflation, ce qui nous conduirait actuellement à 170 €/t», expliqué M. Thirouin, soit le niveau actuel du marché européen.
Sucre : l'américain Tyson Food renonce au sirop de maïs à haute teneur en fructose
Dans un communiqué du 15 septembre, le géant de l’agroalimentaire états-unien Tyson Food a indiqué qu’il mettra un terme à l’usage de sirop de maïs à haute teneur en fructose dans les aliments qu’il produit et distribue d’ici la fin de l’année 2025. Cette annonce fait suite à celle de Coca-Cola en juillet dernier, qui avait promis d’utiliser davantage de sucre de canne dans ses boissons. Les compagnies états-uniennes du secteur de l’agroalimentaire tentent de s’adapter à la politique du Secrétaire à la Santé, Robert F. Kennedy, visant à réduire la consommation de sucre, et donc de sirop de maïs, et à éliminer les colorants artificiels dans les aliments. L’industrie du maïs est bien entendu vent debout contre une telle mesure. Suite à l’annonce de Coca-Cola, le dirigeant de l’association des raffineurs de maïs John Bode avait déclaré que le remplacement du sirop de maïs par de la canne à sucre « coûterait des milliers d’emplois dans l’industrie agroalimentaire américaine, ferait baisser les revenus agricoles et augmenterait les importations de sucre étranger ».
Maladies animales : au Space, la Conf’ réclame « un changement radical de politique »
Une « cinquantaine » de militants de la Confédération paysanne ont mené une action le 16 septembre sur le stand du ministère de l’Agriculture au Space de Rennes, pour « exiger un changement radical de politique sanitaire », d’après un communiqué. Des photos diffusées sur X montrent des militants allongés sur le sol, recouverts de faux sang, devant une banderole « Stop à l’abattage de l’élevage ». Alors que la France fait face depuis plusieurs années à plusieurs épizooties simultanées, la Conf’ dénonce « la mauvaise gestion et le manque d’anticipation des crises par l’État ». Elle demande « des politiques sanitaires cohérentes, concertées et adaptées à tous les élevages ». Dans le détail, la Confédération paysanne demande des solutions pour les animaux « bloqués dans la zone réglementée » au titre de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) : « débouché hors de la zone réglementée » pour les veaux, entrée ou sortie de la zone réglementée pour les retours d’estives. Concernant la fièvre catarrhale ovine (FCO), très active en Bretagne ces dernières semaines, la Conf’ réitère ses revendications : des indemnisations des pertes directes et indirectes, ainsi que la « prise en charge » totale des vaccins (sérotypes 3 et 8, bovins et ovins) et des analyses – à l’instar de la chambre régionale d’agriculture.
Influenza : campagne de sensibilisation de l'UE à l’approche de la saison migratoire
La Commission européenne et l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) ont lancé, le 15 septembre, une campagne de sensibilisation contre la grippe aviaire, destinée aux agriculteurs et à toute personne en contact avec des exploitations agricoles, baptisée #NoBirdFlu. À l’approche de la nouvelle saison migratoire en Europe, un kit de communication (affiches, contenus prêts à l’emploi…) doit permettre de sensibiliser les acteurs du secteur à l’importance d’appliquer des mesures de biosécurité simples, en particulier dans les petites et moyennes exploitations agricoles. Bruxelles appelle les États membres et les parties prenantes à relayer largement ces messages afin de freiner la propagation du virus. En parallèle, la Commission européenne a demandé à l’Efsa d’analyser la perception des risques par les agriculteurs, vétérinaires et travailleurs de la filière. Les résultats permettront d’adapter les futures campagnes et d’élaborer, d’ici 2026, un plan européen renforcé de préparation contre l’influenza aviaire.
Lait : Sodiaal obtient un prêt de 70 M€ de la BEI pour sa R&D
La coopérative Sodiaal a obtenu un prêt de la Banque européenne d’investissement (BEI) d’un montant de 70 M€, selon un communiqué diffusé le 16 septembre. Ces fonds seront dédiés à des investissements dans la R&D, l’innovation et la décarbonation engagés par la coopérative pour la période de 2025 à 2028. « Nous avons prévu d’investir au total un milliard d’euros sur les cinq prochaines années dans nos usines et dans les fermes des adhérents, dont une part importante dans l’innovation », déclare Jean-Michel Javelle, président de Sodiaal. « Nous avons déjà beaucoup travaillé sur les économies d’énergies et d’eau, et nous nous consacrons actuellement à la nutrition en réduisant les teneurs en sucre et en additifs de nos produits. Il nous reste encore à poursuivre le travail sur le recyclabilité des emballages, un projet pour lequel nous mettons en place une filière de recyclage des pots de yaourts, et demain des emballages de fromage », poursuit-il. Sodiaal a déjà obtenu un prêt de la BEI en 2018, pour un montant de 40 M€ sur des projets d’innovation et de R&D.
Viande in vitro : le suédois Remeat va se doter d’un site pilote, au sud du pays
Après avoir levé 1 M€ en mars 2025, Remeat annonce qu’il va installer une usine pilote en Suède d’ici la fin de l’année. « Le pilote Remeatery sera installé à la Prepilot Plant de l’université de Lund d’ici la fin 2025 et sera validé avec des partenaires et clients au printemps 2026 », indique un communiqué de Biotech Heights, l’accélérateur de start-up qui accueille Remeat à Lund. Deux bioréacteurs de 300 litres seront installés sur le site pilote, selon le média suédois Ny Teknik. « Forts de nos nombreuses années dans l’industrie brassicole, et de notre expertise en biologie cellulaire, nous avons développé un bioréacteur de qualité alimentaire capable de répondre aux normes élevées pour la culture de cellules de mammifères. Notre Remeatery supporte également les processus à base de levures et de bactéries, comme la fermentation de précision, ce qui étend considérablement ses applications au-delà de la viande cultivée », explique Marten Schmidt, directeur technique de Remeat, cité par Biotech Heights. Le but de la start-up est de valider sa méthode de production, et de montrer qu’une production à plus grande échelle est possible. L’objectif de Remeat n’est pas de devenir producteur, selon le média, « mais de vendre des cellules optimisées aux industriels alimentaires » qui produiront eux-mêmes.
Foncier : en Occitanie, la Foncière agricole augmente de 2,7 M€ son capital
La Foncière agricole d’Occitanie augmente son capital et s’ouvre au financement participatif citoyen, a annoncé le 16 septembre la région, qui en est à l’initiative. Créée en 2022, elle entre dans « une nouvelle phase de développement avec une augmentation de son capital, porté à 4,16 M€, soit 2,7 M€ supplémentaires », d’après le communiqué. L’opération est menée avec « trois nouveaux actionnaires, dont la Banque des Territoires qui s’engage pour la première fois dans une foncière agricole régionale ». Par ailleurs, l’ouverture au financement participatif se matérialisera « d’ici quelques mois », avec la création d’une SCA (société en commandite par actions). Objectif : « augmenter le nombre de dossiers soutenus et financer jusqu’à 25 % des futurs portages via l’épargne des citoyens et investisseurs privés ». Depuis sa création, la Foncière agricole d’Occitanie a accompagné 23 jeunes dans leur installation, selon le communiqué. Ses investissements atteignent 2,4 M€, son portage concerne 442 ha (585 ha prévus d’ici à la fin de l’année). La structure réunit l’Arac Occitanie, le Crédit Agricole, la Safer, Banque Populaire, la Caisse d’Epargne, la chambre d’agriculture, La Coopération agricole.
Circuits courts : La Ruche qui dit Oui ! et CrowdFarming se marient
Etiquetages : Biocoop embrasse le Nutri-score, en plus du Planet score et d'Origin’Info
La coopérative Biocoop va intégrer le Nutri-score à l’affichage de ses produits de marque Biocoop, annonce-t-elle dans un communiqué le 15 septembre. Cela signifie que, d’ici la fin d’année, « plus de 200 produits alimentaires de la marque Biocoop » afficheront quatre repères-clefs de transparence pour le consommateur : le Nutri-Score, donc ; le logo Origin’Info que Biocoop déploie depuis fin 2024, le Planet-score que Biocoop a rejoint en septembre 2023, et le label AB (agriculture biologique) qui constitue l’ADN du distributeur spécialisé bio. Les quatre mentions seront affichées dans une fenêtre intitulée « Nos engagements » sur les emballages des produits. « C’est grâce à notre exigence sur la qualité, l’origine France et l’impact environnemental de nos produits que nous pouvons être les premiers à assumer l’affichage de l’ensemble de ces repères » déclare le directeur général de la coopérative, Franck Poncet, cité dans le communiqué.
Protéines alternatives : Hervé Salomon nommé PDG de Swap (ex-Umiami)
Swap (ex-Umiami), fabricant d’alternatives végétales à la viande, a annoncé le 16 septembre la nomination d’Hervé Salomon comme PDG. Après plusieurs postes chez Kraft Foods, Mondelez, Upfield (Flora Food Group) et Pierre Martinet, Hervé Salomon aura pour mission « renforcer la présence de la marque sur les marchés clés et d’accélérer son déploiement à l’international ».