Agrafil du 2 février 2022

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Cellule Déméter : le tribunal administratif de Paris rappelle Beauvau à l’ordre

Saisi par L214 ainsi que Générations Futures, le tribunal administratif de Paris demande au ministère de l’Intérieur, dans une décision rendue le 1er février, «de faire cesser les activités de la cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole (cellule Déméter, ndlr) qui visent à la prévention et au suivi d’"actions de nature idéologique"» sous deux mois. Les juges estiment qu’en faisant entrer ces actions dans le périmètre de la cellule - en sus des infractions pénales -, «le ministre de l’Intérieur a commis une erreur de droit», puisque ces actions ne relèvent pas des compétences des gendarmeries. «Grâce à cette décision, une partie de cette pression va cesser pour les lanceurs d’alerte et pour les ONG de défense des animaux et de l’environnement», se réjouit Brigitte Gothière, fondatrice de L214 dans un communiqué publié le même jour. Les juges ne reprennent en revanche pas directement les conclusions de la rapporteure qui avait estimé que Demeter méconnaissait «le principe de la liberté d’expression». Le même jour, sénateurs et députés sont parvenus à un accord en commission mixte paritaire sur une loi visant à améliorer la protection des lanceurs d’alerte.

Varenne de l’eau: Castex veut «réactiver» des ouvrages et lancer des appels à projets

Jean Castex a annoncé le 1er février une «réactivation» des retenues d’eau actuelles et le lancement d’appels à projets sur une «nouvelle génération» de dispositifs de gestion de l’eau. Il s’agit de «mieux utiliser les infrastructures existantes», a-t-il dit en conclusion du Varenne agricole. «Dès cette année, nous allons lancer un inventaire exhaustif des ouvrages, en nous appuyant sur des images satellites, dans l’objectif de remobiliser des volumes d’eau stockée non utilisés. Cette réactivation des ouvrages, nous allons la commencer rapidement sur une dizaine de territoires pilotes.» Une rallonge de 13 M € du plan France Relance sera pour cela mobilisée «à très court terme» pour financer des projets identifiés par les préfets de bassins. Par ailleurs, le Premier ministre veut «faire émerger une nouvelle génération de dispositifs de gestion de l’eau». Cela concerne le pilotage intelligent des stockages, l’expérimentation pour récupérer les pluies diluviennes l’hiver, la réutilisation des eaux usées. Une part des 100 M € d’un guichet dans le plan France 2030 leur seront consacrés. Les premiers appels à projets ou expérimentation interviendront «dans les semaines qui viennent», selon lui.

Blé dur: la filière se lance dans la contractualisation et une démarche premium

À l'occasion de sa journée annuelle le 1er février, la filière française du blé dur a présenté un nouveau «plan stratégique», comprenant quatre axes, annoncent dans un communiqué les organisations participantes, dont Intercéréales (interprofession). Le premier axe est de lancer une démarche de «blé dur premium», valorisant «la qualité du produit et la logistique française». Elle pourrait notamment intégrer le stockage sans pesticides. «Ce ne sera pas le seul blé dur cultivé en France», précise le président d'Intercéréales Jean-François Loiseau. Le deuxième axe est de contractualiser d'ici trois ans 50% des volumes destinés au marché français, soit environ 15% de la production française. Il pourrait s'appuyer sur le marché à terme lancé en novembre par Euronext, et dont le bon fonctionnement reste encore à valider. Pour rappel, la filière céréalière a été exemptée de l'obligation de contractualisation pluriannuelle instaurée par la loi Egalim 2. Le troisième axe porte sur le financement d'un «ambitieux plan variétal», qui doit prochainement faire l'objet d'un accord interprofessionnel. Le dernier consiste en un «plan d'investissement massif», pour lequel la filière attend un soutien des pouvoirs publics. «Pour faire du blé premium, il faut pouvoir faire de l'allotement, du stockage sans pesticides», a illustré Jean-François Loiseau.

Lait: Sodiaal envisage de fermer deux sites de production

La coopérative laitière Sodiaal annonce, dans un communiqué du 1er février, un «projet d’adaptation de son parc industriel» et un plan d’investissement afin d’«accélérer sa transition vers les marchés laitiers valorisés tout en résorbant ses foyers de pertes». Cette restructuration aurait pour «principale conséquence» la suppression de 316 postes de CDI et la fermeture de deux sites de production: la laiterie de Campbon (Loire-Atlantique) et le site Euroserum de Saint-Martin-Belle-Roche (Saône-et-Loire). Ces derniers sont spécialisés dans la production de lait UHT et d’ingrédients laitiers infantiles: «deux marchés qui souffrent d’une baisse continue des ventes et de surcapacités». «Sodiaal prend l’engagement de proposer à chacun des collaborateurs concernés au moins un emploi en interne dans le groupe, et le cas échéant de les accompagner dans une recherche extérieure», assure la coopérative dans un communiqué. L’activité de Campbon sera transférée vers d’autres sites de production. Sodiaal envisage également l’arrêt de certaines activités à Malestroit (Morbihan), Bénestroff (Moselle) et Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine). En parallèle, un plan de 600 millions d’euros sur cinq ans est prévu pour investir sur les marchés «valorisés» : les produits de grande consommation (yaourts, beurre, crème etc.), la nutrition et les ingrédients, et l’export.

Nutrition animale: Avril en passe de monter au capital de l'importateur Solteam

Le négociant Feed Alliance (groupe Avril) est entré en négociation exclusive en vue d'acquérir 51% du capital de l'importateur Solteam, annoncent les deux sociétés dans un communiqué le 1er février. Feed Alliance négocie chaque année cinq millions de tonnes de matières premières pour ses clients fabricants d'alimentation animale. De son côté, Solteam, basé à Nantes, est «un des leaders français de l’importation de tourteaux de soja non OGM tracés et garantis "zéro déforestation"». Feed Alliance est l'un des principaux clients de Solteam: l'importateur réalise «plus de la moitié de son activité» avec le négociant et «quatre coopératives actionnaires historiques (Terrena, Fermiers de Loué, Cavac et Agrial)». «Cette réorganisation du capital de Solteam est une étape-clé dans la sécurisation des approvisionnements en tourteaux de soja pour le monde agricole, et en particulier les éleveurs français», se félicitent les partenaires. L'opération «reste soumise à l’approbation de l’Autorité de la concurrence», précisent-ils. Elle ne devrait pas avoir d'impact sur le «management opérationnel de la société», qui restera aux mains des deux fondateurs Laurent Houis et Guillaume Bettinger, d'après le communiqué.

Betterave : nouvelle dérogation pour les néonicotinoïdes en 2022 (JO)

Un arrêté, publié le 1er février au Journal officiel, ré-autorise de façon temporaire des néonicotinoïdes pour la culture de betterave, conformément à la loi du 14 décembre 2020. Les semences de betteraves sucrières traitées avec « les substances actives imidaclopride ou thiamethoxam sont autorisées pour une durée de 120 jours », selon le texte. Une liste précise les cultures qui peuvent suivre dans la rotation. Il s’agit, l’année après la betterave traitée, notamment des céréales à paille ; en deuxième année, du maïs et de la pomme de terre ; en troisième année, du colza, de la luzerne, du pois, du tournesol, du sorgho. La CGB (planteurs, FNSEA), qui y voit un « statu quo », regrette ces « fortes restrictions ». Le gouvernement a lancé en 2020 un plan national de recherche et d'innovation (PNRI) de 7 M €, visant la fin des néonicotinoïdes en 2024, rappelle le gouvernement dans un communiqué. Des alternatives sont en cours d'expérimentation « dans les 500 ha de fermes-pilotes prévues par le programme de recherche auxquelles s'ajoutent, dès 2022, 250 ha de fermes de démonstration gérées par l'interprofession » pour des tests en conditions réelles. Par ailleurs, un dispositif de gestion des risques, appelé instrument de stabilisation des revenus, « sera expérimenté en 2022 avec un groupe pilote, en vue de le généraliser en 2024 ».

Nutri-Score : une proposition de loi LR pour exempter les produits sous AOP et IGP

En s’appuyant sur une proposition de l’ancien député de l’Aveyron Arnaud Viala, le député du Cantal Vincent Descoeur (LR) a déposé à l’Assemblée nationale, le 25 janvier, une proposition de loi (PPL), cosignée par 46 députés, visant «à exclure les produits sous AOP et IGP de l’étiquetage Nutri‑Score». Le logo nutritionnel, dont l’affichage est optionnel depuis 2017, est en bonne place pour emporter les faveurs de l’Union européenne qui doit statuer, fin 2022, sur un système d’affichage nutritionnel simplifié, harmonisé et obligatoire dans toute l’Europe. Or, ce système «s’avère inadapté et extrêmement pénalisant» pour les produits sous AOP ou IGP, estime Vincent Descoeur dans l’exposé des motifs. «En particulier pour les fromages qui, pour plus de 90 % d’entre eux, obtiennent les plus mauvaises notes et se trouvent classés D ou E en raison de leur teneur en graisses, en sel et de leur apport calorique», poursuit-il. Le député relaye les inquiétudes de la filière et pointe «le risque que les consommateurs se détournent de ces produits de terroir». Alors que les travaux des députés s’achèveront fin février, deux mois avant la présidentielle : «Il n’y a pas d’espoir que la proposition soit examinée mais, l’objectif était de lancer un signal d’alarme», explique-t-il à Agra Presse.

Méthanisation : condamnation exemplaire dans le Cantal pour pollution

Le tribunal judiciaire d’Aurillac (Cantal) vient de condamner la société de méthanisation Salers Biogaz à 200 000€ d’amende, un niveau d’amende rarement pratiqué, et ses dirigeants à plusieurs mois de prison avec sursis pour de multiples pollutions, apprend-on auprès de la fédération départementale de France Nature Environnement (FNE). Deux sites de méthanisation gérés par la SAS Salers Biogaz sont responsables de pollutions à répétition par des fuites récurrentes de purin. Ces fuites «de plusieurs centaines de mètres cubes» ont pollué les eaux des ruisseaux et rivières environnants. FNE cite des défauts des aires de stockage, un sous-dimensionnement des bassins de rétention et une perméabilité des systèmes de sécurité. Parmi les plaignants figurent des agriculteurs, qui ont vu des points d’abreuvement de leur cheptel bovin rendus inutilisables, ajoute FNE. «L’administration avait pourtant prononcé la suspension d’exploitation de l’un des sites en 2020». Salers Biogaz regroupe Méthajoule (qui est un développeur-constructeur œuvrant dans le secteur de la méthanisation) ainsi que les acteurs locaux du territoire. L’interdiction d’exploiter n’a pas été prononcée, mais «nos associations seront particulièrement vigilantes aux activités de l’usine», précise l’association environnementale.

Légumes: le poireau et l’endive en crise, Légumes de France appelle à surveiller les prix

Le syndicat Légumes de France (FNSEA) appelle les producteurs à surveiller «dès aujourd’hui le prix au détail et l’origine» de l’endive, du poireau et de la carotte. «Les prix en magasin restent à un niveau constant alors que le prix payé aux producteurs, lui, est en baisse. Cette situation n’est pas acceptable !» s’indigne le syndicat dans son hebdomadaire Direct Légumes du 31 janvier. Le 1er février, le poireau affichait 10 jours de crise conjoncturelle au compteur du Réseau des nouvelles des marchés (RNM, FranceAgriMer). L’endive est en crise depuis huit jours, après un premier passage à vide de 37 jours ouvrés entre fin novembre et début janvier. Pour la carotte, la crise n’est pas encore déclarée mais les professionnels sont en état d’alerte vu les prix 18% au dessous de la normale. L’état de crise conjoncturelle signifie que le prix de première mise en marché est anormalement bas, par rapport à la moyenne olympique hebdomadaire, et que la distribution doit obligatoirement réduire ses marges dans les trois jours ouvrés suivants le premier jour de crise.

Oignons: BASF déploie une variété qui ne fait «pas pleurer» en France et en Europe

Le semencier BASF déploie une nouvelle variété d’oignon qui ne fait «pas pleurer» en France et en Europe, annonce-t-il dans un communiqué le 1er février. Commercialisé sous la marque 'Sunions', cet oignon doux et jaune résulte de trente ans de sélection. Depuis janvier, il fait l’objet de «ventes pilotes» dans un nombre limité de supermarchés en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, après avoir rejoint quelques étals en Italie dès décembre. Avant cela, le sunion avait été introduit «avec succès» aux Etats-Unis et au Canada en 2017, puis en Espagne en 2020. «Si les projets pilotes rencontrent un franc succès auprès des consommateurs, la distribution sera étendue la saison prochaine», affirme le chef de projet Sunions Europe Bilgehan Suer cité dans le communiqué. «Le choix des pays qui pourront développer cet oignon dépend de l'intérêt local des consommateurs et des options d'approvisionnement disponibles.»

Crise du porc: Fleury Michon veut s'approvisionner aux «deux tiers» en origine France

Le charcutier Fleury Michon a annoncé le 1er février sa volonté d'«augmenter le plus rapidement possible sa part d’approvisionnement en viande de porc française, pour atteindre jusqu’à environ deux tiers de ses achats». Une mesure appliquée «tant que les cours resteront à des niveaux insuffisants», peut-on lire dans son communiqué, alors que les éleveurs subissent un effet de ciseaux entre la flambée de l'alimentation animale et des prix faibles. Le groupe vendéen compte, «dans un premier temps», passer en 100% origine France pour sa gamme de rôtis. Et de rappeler sa priorité donnée au porc français «chaque fois que possible sur la base de quatre critères: la qualité, la disponibilité, la sécurité des approvisionnements et l’accessibilité du prix pour les consommateurs». Par ailleurs, Fleury Michon s'engage à «continuer de respecter la loi Egalim et son esprit». Cette annonce du numéro français 2 du jambon intervient le lendemain de l'annonce d'un plan de sauvegarde pour la filière porcine par le ministre de l'Agriculture. «L’État a pris sa responsabilité, aux OP (organisations de producteurs, NDLR), GMS et industriels, désormais au pied du mur, de prendre les leurs!», a réagi la FNP (éleveurs de porcs, FNSEA) le 31 janvier.

Lait: une nouvelle filière «bio et équitable» de lait en poudre pour le chocolat

La Scop Ethiquable annonce, dans un communiqué du 1er février, la création de «la première filière de lait en poudre équitable et bio pour le chocolat» dans le cadre de la relocalisation de sa production de chocolat en France, dans le Gers. La société coopérative, qui inauguré en août sa chocolaterie gersoise, explique avoir noué un partenariat avec Biolait et Ingredia Prospérité fermière, filiale de la coopérative Prospérité Fermière. Le lait du groupement de producteurs Biolait est transformé en lait en poudre dans les ateliers d’Ingredia, situés dans les Hauts-de-France, pour être utilisé dans la composition du chocolat Ethiquable. Les trois acteurs «entendent avec ces premiers volumes, créer de nouveaux débouchés à un prix rémunérateur pour la filière laitière biologique et contribuer à sa construction sur le long terme», indique le communiqué. Le lait sera «acheté aux conditions du commerce équitable, garantissant un prix unique toute l’année», sans tenir compte des variations de volumes produits. Une initiative qui s’inscrit dans un contexte difficile sur le marché du lait bio, dont «la production s’annonce excédentaire en 2022».

Varenne de l'eau : les chambres veulent plus de moyens pour les MAEC forfaitaires

À l’occasion de la clôture du Varenne le 1er février, et de la publication des 13 diagnostics régionaux sur l’adaptation climatique, le président de l’APCA (chambres d’agriculture) Sébastien Windsor a souligné à nouveau le besoin d’augmenter l’enveloppe des nouvelles MAEC forfaitaires. Créées par le plan stratégique national (déclinaison française de la future Pac), ces aides seront gérées par les régions pour une enveloppe totale actuellement fixée à 22 millions d’euros. «Le Varenne nous permet de mieux mesurer les effets du changement climatique, mais nous aurons besoin de l’engagement mutuel de l’État et des régions pour mettre en œuvre les solutions», explique Sébastien Windsor. Alors que les diagnostics régionaux des chambres et ceux des filières seront déclinés en plans d’action courant 2022, «chaque agriculteur devra être accompagné pour avoir son propre projet», détaille-t-il. Le travail autour des plans d’actions permettra selon lui de chiffrer ces moyens, et de les harmoniser face aux différences de financement subsistant entre les Régions. En novembre, les Régions avaient d'ailleurs mis sur la table une proposition de cofinancement permettant de porter l’enveloppe à 33 M€. Leur proposition avait été renvoyée à des discussions en cours de programmation, et conditionnée à la consommation des crédits.

Lait bio: une action de soutien à douze éleveurs vosgiens collectés en conventionnel

Dans un communiqué du 1er février, la FDFSEA et les JA des Vosges annoncent une action, ce mardi 2 février, en soutien à douze éleveurs du département qui «ne sont plus collectés en lait biologique» depuis le début de l’année 2022, du fait de «la saturation du marché». Pour «alerter l’opinion et les élus» sur la situation de la filière, les syndicats bloqueront «symboliquement» le camion de collecte. Les producteurs de lait concernés sont des adhérents de la coopérative de l’Ermitage à Bugnéville. Leur coopérative ne transformant pas de lait bio, ils étaient collectés par d’autres laiteries (principalement des groupes Savencia et Sodiaal), via des accords d’échange de collecte. Fin 2021, ces accords ont été dénoncés par les industriels au vu de la situation sur le marché, indique la filiale de Sodiaal Monts-et-Terroirs. Et de préciser qu'elle a été contrainte d’arrêter «l’ensemble des approvisionnements externes». «Ces éleveurs ont un cahier des charges à respecter, des coûts importants sur l’alimentation. S’ils n’ont plus, en contrepartie, une valorisation en bio, on va tout droit vers des déconversions», s'inquiète Thierry Mourot de la FDFSEA 88. Pour développer de nouveaux débouchés, il demande au gouvernement «de s’engager sur le respect de la loi Egalim qui prévoit 20% de bio dans les approvisionnements de la restauration collective».  

Foie gras: le coût de production à +15% sur un an, le Cifog demande des hausses

D'après l'indicateur agrégé publié par le Cifog (interprofession), le coût de production des canards gras IGP a gonflé de 15% entre 2020 et 2021. Alors que la filière fait, de nouveau, face à un grave épisode d'influenza aviaire, la conjoncture est «aggravé[e] par l’explosion des coûts de production pour les éleveurs comme pour les entreprises» de transformation, note le Cifog dans un communiqué du 1er février. «Cette situation inédite doit impérativement être prise en compte dans le cadre des négociations commerciales actuelles avec les enseignes de la grande distribution», martèle l'interprofession (qui n'intègre pas les distributeurs). Par ailleurs, le Cifog tire un premier bilan positif des ventes de foie gras lors des fêtes de fin d'année 2021, avec «une croissance en valeur de +2,5% sur les deux derniers mois» en hypers et supermarchés. «Le marché a maintenu ses belles performances de 2020», se félicite l'interprofession, après d'«excellentes performances festives» l'année dernière.

Aides Pac: FGC loue le «coup de pied dans la fourmilière» de son ancien président

A l'occasion du congrès de France Grandes cultures (FGC), branche de la Coordination rurale spécialisée dans les grandes cultures, son président Damien Brunelle a salué comme un «coup de pied dans la fourmilière administrative» la récente décision de l'ancien président de FGC Nicolas Jaquet de «s'affranchir» des aides Pac par la vente de ses droits à paiement de base (DPB). Tout en mettant en avant que cela «n'est possible qu'en ayant réorienté son exploitation des cultures à fortes marges», le nouveau président de FGC estime que son prédécesseur a «mis ses actes en adéquation avec ses idées syndicales», a-t-il explique en clôture de ce congrès, qui se tenait le 1er février à Vendôme (Loir-et-Cher). Et de remettre en avant le slogan historique de la Coordination rurale, «Des prix, pas des primes», qui reste selon lui «toujours d'actualité», selon lui. «Quelle jubilation ce doit être pour lui de ne plus dépendre de ces chefaillons qu'on a croisé à l'OFB (office français de la biodiversité, ndlr), à l'ASP (agence de services et de paiement, ndlr)», a déclaré Damien Brunelle. Et de préciser que «bien sûr cela n'exonère pas de respecter les bonnes pratiques agricoles... mais les menaces de saisies de primes Pac disparaissent».

Soja : Sojasun annonce un partenariat en Chine sur une production locale

Le groupe Triballat-Noyal, spécialiste des produits végétaux, s’est engagé avec l’entreprise YangYuan dans un projet de franchise visant à produire et commercialiser des produits Sojasun en Chine, a-t-il annoncé le 1er février. Cet accord porte sur «des produits fabriqués en local», à base de soja sans OGM, selon un communiqué. Triballat-Noyal voit «un partenaire solide» dans YangYuan, au chiffre d’affaire voisin de 1 Mrd €.

Varenne : un délégué interministériel pour assurer le suivi des actions

Concluant le Varenne agricole, le Premier ministre Jean Castex a annoncé le 1er février la nomination prochaine d’un délégué interministériel, avec une mission sur «au moins» les trois prochaines années. Il sera «chargé du suivi des actions et travaux engagés dans le cadre du Varenne et rendra compte de leur avancement aux ministres de la Transition écologique et de l’Agriculture», précise le gouvernement. Par ailleurs, l’État proposera «une convention permettant de prolonger la dynamique du RMT Clima et de la cellule Recherche Innovation Transfert (RIT) composée de l’Acta, d’Inrae et de l’APCA, pour diffuser les connaissances et faire émerger de nouveaux projets». Il mettra aussi en place une cellule nationale d’appui aux projets territoriaux de gestion de l'eau (PTGE).