Agrafil du 31 octobre 2022

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Céréales ukrainiennes: la Russie suspend l’accord d’Istanbul

En raison d’une attaque de drones sur ses navires stationnés à Sébastopol en Crimée, la Russie a décidé le 30 octobre de suspendre l’accord d’Istanbul (conclu le 22 juillet) relatif à l’instauration de «couloirs sécurisés» pour l’exportation des céréales ukrainiennes en mer Noire. Le Centre de coordination conjointe (situé à Istanbul) chargé de superviser cet accord a confirmé qu'«aucun mouvement de cargos n'avait été validé pour la journée de dimanche». À la suite du blocage russe, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que «la Russie avait commencé à aggraver la pénurie mondiale de nourriture dès septembre, quand elle a commencé à bloquer les mouvements des navires transportant nos productions agricoles». «Il s'agit d'une intention transparente de la Russie de faire peser à nouveau le spectre d'une famine à grande échelle en Afrique et en Asie», a-t-il ajouté, appelant à une «réponse internationale vigoureuse». Selon lui, au moins 176 navires transportant plus de deux millions de tonnes de céréales étaient déjà bloqués par Moscou. En négociations avec les autres protagonistes (Ukraine, Russie et Turquie), l’ONU avait notamment appelé le 10 octobre à proroger d’un an cet accord qui arrive à échéance le 19 novembre, après 120 jours de fonctionnement. À ce jour, il a permis d’exporter par voie maritime près de 2,5 Mt de céréales ukrainiennes, ce qui a entraîné une baisse pendant quelques mois des prix alimentaires mondiaux.

NBT: l’avocat général de la CJUE exclut la mutagenèse aléatoire in vitro de la directive OGM

À la suite d'une saisine du Conseil d’État français en novembre 2021 au sujet de la mutagenèse, le Premier avocat général de la Cour de justice de l’UE (CJUE) a proposé dans ses conclusions le 27 octobre (en attendant l’arrêt de la CJUE) d’exclure la mutagenèse aléatoire in vitro (en laboratoire) de la directive OGM. Il explique notamment que la directive a pour objectif non pas de réglementer les méthodes de modification génétique, mais d’établir une procédure d’autorisation de la dissémination dans l’environnement des organismes obtenus à l’aide de ces méthodes. Ainsi, l’identité de ces organismes rend donc injustifié le traitement différencié des méthodes utilisées pour leur obtention. Par ailleurs, il explique que la distinction entre la mutagenèse aléatoire in vivo (sur plantes entières) et in vitro n’est pas justifiée, ni sur le plan scientifique ni sur le plan juridique. En février 2020, le Conseil d’État avait confirmé (à la lecture d’un premier jugement de la CJUE en 2018, à la suite d'un recours mené par la Confédération paysanne et des organisations de la société civile) que les techniques de mutagenèse aléatoire in vitro ne pouvaient être exclues de la directive OGM. Toutefois, le gouvernement français n’ayant toujours pas reclassé les variétés obtenues par cette procédure comme OGM dans les six mois requis, le Conseil d’État a finalement décidé en novembre 2021 de saisir de nouveau la CJUE pour clarifier l’étendue de la directive OGM.

Bassines: après des heurts samedi, la lutte s'inscrit dans la durée dans les Deux-Sèvres

Environ 2000 personnes, selon les autorités, restaient présentes le 30 octobre à proximité du chantier d'une réserve d'eau destinée à l'irrigation agricole dans les Deux-Sèvres, après une manifestation et de violents heurts avec les forces de l'ordre la veille. Samedi 29 octobre, plusieurs milliers de personnes (4000 selon les autorités, 7000 selon les organisateurs) s'étaient réunies à Sainte-Soline, à l'est de Niort, pour protester contre la construction d'une «méga-bassine». Cette vaste réserve, destinée à l'irrigation, est dénoncée par ses détracteurs comme un «accaparement de l'eau» par «l'agro-industrie», doublé d'une aberration écologique à l'heure du réchauffement climatique et des sécheresses à répétition. Cette manifestation avait été interdite et a viré à l'affrontement avec les 1500 gendarmes mobilisés pour empêcher les manifestants de pénétrer sur le chantier. Une soixantaine de gendarmes (selon le ministère de l'Intérieur) et une cinquantaine de manifestants (selon le collectif «Bassines non merci») ont été blessés dans ces violences attribuées par la préfecture à des militants radicaux. Le 28 octobre, 70 membres de la Confédération paysanne se sont mobilisés à la Rochelle, devant les silos de céréales du port de la Palice, indique un communiqué de presse du syndicat le même jour. «Ce lieu symbolise le modèle industriel agro-exportateur dont les méga-bassines, énormes cratères plastifiés, sont un artifice ultime pour continuer à ne rien changer», soutient le syndicat agricole.

Prix de l’énergie: la FNSEA veut assouplir les critères d’accès aux aides publiques

Dans un communiqué de presse publié le 28 octobre, la FNSEA a demandé au gouvernement la mise en place d’un bouclier tarifaire pour toutes les exploitations agricoles. La prise de parole de la centrale syndicale intervient à la suite de la présentation, la veille, de trois mesures de protection des entreprises pour les tarifs de l’énergie par la Première ministre Élisabeth Borne. Si «ces mesures vont dans le bon sens», la FNSEA estime néanmoins qu’elles sont «loin du bouclier tarifaire [qu’elle] appelait de [ses] vœux». Elle demande que soit supprimé le plafond de puissance électrique de 36 kVA pour les TPE, tout comme le critère de la part minimum de 3% de la facture d'énergie dans le chiffre d’affaires pour être éligible à l’aide aux entreprises énergo-intensives. «Les agriculteurs demeurent très inquiets face au risque d’arrêts de production voire de cessation d’activité», prévient la FNSEA. C’est notamment le cas de la filière de la pomme de terre, qui fait face à l’explosion des coûts de stockage des récoltes. Pour les producteurs, la crainte est de voir leur trésorerie s’effondrer au risque de ne pas pouvoir planter à nouveau, a confié Geoffroy d’Evry, président de l’UNPT (producteurs de pommes de terre, FNSEA) à Agra Presse. De source professionnelle, des réflexions seraient en cours à ce sujet au sein du ministère de l’Agriculture.

Négociations commerciales: la FNSEA appelle la chaîne alimentaire à la «solidarité»

À l’aube de l’ouverture des négociations commerciales 2023, la FNSEA appelle, dans un communiqué du 28 octobre publié à l’issue du comité de suivi hebdomadaire, les maillons de la chaîne alimentaire à «des comportements exceptionnels» pour faire face aux tensions créées par la flambée de l’inflation. «Retrouvons la solidarité qui était de mise au printemps 2020», exhorte le syndicat, qui rappelle que «les agriculteurs font face à une flambée historique de leurs coûts de production». Le communiqué alerte sur le risque «omniprésent» de ruptures alors que plusieurs productions sont sous tension: «Pommes de terre, riz, légumes de plein champ, lait, produits laitiers, beurre, œufs, viande». «En aucun cas, la réponse ne doit être une augmentation des volumes d’importation, comme nous le constatons depuis plusieurs semaines sur les viandes de volailles, de porc et de viande bovine», lance la FNSEA. Le syndicat appelle à une «application très stricte de la loi Egalim», avec la prise en compte des coûts de production des agriculteurs, mais aussi des industriels. Enfin, il se prononce en faveur d’une pérennisation du relèvement du seuil de revente à perte (SRP+10) et de l’encadrement des promotions, dont l’expérimentation doit prendre fin en avril 2023.

Inflation: la hausse des prix accélère en octobre à 6,2%, une première depuis 1985

Les prix à la consommation auraient augmenté de 6,2% sur un an à la fin du mois d’octobre, selon une estimation provisoire de l’Insee, contre 5,6% fin septembre. Un niveau d’inflation jamais atteint en France depuis juin 1985, quand la hausse des prix enregistrée était de 6,4% sur un an. La flambée des prix s’accélère sur l’énergie, l’alimentation et les produits manufacturés. L’inflation sur les produits alimentaires atteint 11,8%. Les prix des produits frais enregistrent la hausse la plus forte dans la catégorie des produits alimentaires: 16,9%, contre 11% sur le reste. L’écart se creuse de mois en mois: les hausses étaient respectivement de 11,3% sur les produits frais et de 9,6% sur le reste à fin septembre. Quant à l’inflation des prix de l’énergie, elle est à 19,2%.

Influenza aviaire: les députés de la Coméco lancent une mission d’information

La commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale vient de lancer une mission d’information sur «la grippe aviaire et son impact sur les élevages», a annoncé son président Guillaume Kasbarian (Renaissance, Eure-et-Loir) sur Twitter le 26 octobre. Ses deux co-rapporteurs sont Charles Fournier (EE-LV, Indre-et-Loire) et Philippe Bolo (Modem, Maine-et-Loire); elle sera conduite d'ici la fin de l'année, ont-ils annoncé. Ingénieur agronome de formation et issu d'un département durement touché par l’influenza aviaire cette année, M. Bolo a esquissé dans Ouest-France les contours de la mission. Le rapport visera à «dresser un bilan des conséquences économiques et sociales des derniers épisodes d’influenza aviaire, évaluer les effets des mesures mises en place par les pouvoirs publics, identifier les solutions pour les filières et leurs différents acteurs.» Quant à Charles Fournier, il a diffusé un communiqué dans lequel il qualifie de «catastrophique» la gestion de la crise par les pouvoirs publics. «Les mesures sanitaires prises par le ministre de l’Agriculture ne semblent pas porter leurs fruits et les petits éleveurs sont les premiers à en payer le prix», appuie l'élu écologiste. M. Fournier estime aussi que «le système industriel actuel des grands élevages est mis en cause.»

Egalim: une sanctuarisation des coûts industriels serait «possible» au regard du droit (avocat)

Une loi Egalim 3 telle qu’imaginée par l’Adepale (produits alimentaires élaborés) – avec non-négociabilité des coûts industriels (transports, énergie, emballages) et indexation automatique – serait «possible» au regard du droit de la concurrence, estime Olivier-Henri Delattre, avocat au cabinet Racine, dans une interview accordée à Agra Presse dans le cadre d’un dossier consacré aux négociations commerciales. Le spécialiste du droit agricole et agroalimentaire explique que la négociation continuerait d’exister «sur d’autres coûts, comme la main-d’œuvre, et sur la marge» dans le cas où un mécanisme identique à ce qui existe pour la matière première agricole venait à être mis en place. À l’approche des négociations commerciales 2023, les industriels plaident pour une meilleure prise en compte de leurs coûts dans les tarifs, tout en demandant au gouvernement de freiner toute velléité de réforme. Le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau veut d’abord laisser vivre «deux exercices» d’Egalim 2 avant d’envisager de revenir sur le texte, adopté en 2021. Plusieurs pistes sont évoquées pour revoir le calendrier des négociations commerciales annuelles, bousculé par l’inflation.

Prairies: les pluies et la douceur automnales ne compensent pas le déficit estival

Au 20 octobre, la production cumulée des prairies permanentes depuis le début de l’année est inférieure de 29% à la moyenne de référence (1989-2018), informe la dernière note de conjoncture d’Agreste. Un léger rattrapage par rapport à l’état de la pousse au 20 août, qui était en déficit de 31% sur les huit premiers mois de l’année. «Les pluies de septembre et début octobre, associées à des températures supérieures aux normales, permettent une reprise de la pousse d’herbe au nord d’une ligne allant de la Bretagne à l'Auvergne-Rhône-Alpes, indique le service du ministère de l’Agriculture. Cette amélioration est toutefois largement insuffisante pour compenser le déficit estival.» Les régions Centre-Val de Loire et Bourgogne-Franche-Comté sont celles où le manque est le moins important, mais elles enregistrent tout de même un déficit de pousse d’herbe de 20%. Agreste indique que 97% des régions fourragères sont concernées par le déficit de pousse, en cumul, depuis le début de la campagne. «Il est supérieur de 25% dans les deux tiers d’entre elles et de 40% dans un quart», précise la note.

Produits laitiers: l’interprofession sort un manga pour parler aux nouvelles générations

L’interprofession laitière (Cniel) a financé un manga sur l’univers des produits laitiers dans le cadre d’une nouvelle campagne de communication destinée à «marquer la génération Z», celle des 12-25 ans, a appris Agra Presse auprès du Cniel, le 28 octobre. Le manga raconte l’histoire de Mukai, jeune éleveur laitier, qui reprend la ferme de son grand-père et affronte, en parallèle, un démon grâce aux pouvoirs que lui procure le lait. L’ouvrage réalisé par un auteur français sortira le 10 novembre. Il reprend tous les codes appréciés des lecteurs de bandes dessinées japonaises. «La France est le pays qui consomme le plus de mangas derrière le Japon», souligne Adrien Dhin, directeur marketing et stratégie d'influence au Cniel. À travers sa campagne, dont le budget est de 2 M€, le Cniel a l’ambition «de marquer une génération» en renforçant «l’attractivité de la filière et de ses métiers» et en mettant l’accent «sur les enjeux environnementaux», notamment la décarbonation, explique la directrice générale du Cniel, Caroline Le Poultier. Une publicité sera diffusée à la télévision à partir du mois de janvier avec, là aussi, une esthétique inspirée des animés japonais. Elle marquera le grand retour du célèbre slogan «Les produits laitiers sont nos amis pour la vie».

Carotte, poireau: prévisions de récolte en hausse et bonne valorisation cet été

La production de carottes destinée au marché du frais est en hausse de 6% en 2022-2023, pour atteindre 415 000 t (en comptant les volumes déclassés pour la transformation), d 'après une note d'Agreste publiée le 28 octobre. Et ce malgré un repli des surfaces de 5% (à 10 600 ha), selon ces estimations arrêtées au début du mois. En poireau, la production croît de 2% (167 690 t), tandis que les surfaces implantées sont en hausse de 1% (à 5800 ha). Concernant la valorisation, les prix à la production de la carotte étaient en «forte hausse» en août (+21%) et en septembre (+34%). Le poireau aussi a connu de fortes hausses de prix en août (+27%) et en septembre (+68%), après un creux en mai et juin par rapport aux années précédentes.

Salade, endives: production en baisse malgré des prix en forte hausse (Agreste)

Au 1er octobre, les superficies de racines d’endives étaient en recul de 9% (à 7500 ha), selon les prévisions d’Agreste publiées le 28 octobre dans une série de notes de conjoncture «Infos rapides». En conséquence, la production de chicons d’endives devrait accuser un repli plus important, de l’ordre de 16%, pour atteindre 208 000 t. En laitue, la production attendue recule de 2%, plombée par la baisse des récoltes d’hiver (-16%), malgré une forte hausse de l’ensemble des surfaces plantées (+22%). Concernant la valorisation, les prix à la production sont «en forte hausse» pour l’endive (+72%) comme pour la laitue (de +27% en juillet à +53% en septembre). Cette hausse du prix payé au producteur est constatée de manière générale sur l’ensemble des légumes frais, observe Agreste.

Légumes: une synergie logistique pourrait améliorer le revenu, selon la Sica St-Pol

«Chaque fois que vous espérez que le distributeur rogne sa marge, vous perdez du temps!», a lancé Olivier Dauvers lors du congrès de Légumes de France à Avignon le 21 octobre. Le journaliste spécialisé sur les questions relatives à la grande distribution participait à une table ronde sur l’inflation et le pouvoir d’achat. Il a exhorté les producteurs de légumes à améliorer leur revenu en agissant sur deux «leviers»: les volumes, en produisant par exemple pour le cœur de gamme et pas seulement pour certaines niches, et les charges. Une idée que le président de la Sica St-Pol-de-Léon, Marc Kérangueven, s’est promis d’explorer. «Je crois qu’il y a quelque chose à faire avec les coopératives de tomates du nord-ouest de la France pour diminuer ensemble nos charges logistiques, quand on livre chacun nos quelques clients en région parisienne et ailleurs en France ou en Europe», a confié le producteur breton. «Rien qu’au niveau de la Sica St-Pol, depuis que nous avons centralisé la réception et l’expédition de nos légumes sur une plateforme unique à Vilar Gren (inaugurée en 2021), c’est 47% de camions en moins à circuler sur les routes du territoire. C’est également une baisse de 20% en rejet de CO2

Spiritueux: un salon international du rhum prévu du 3 au 5 mai 2023 à Paris

Le Sommet international du rhum tiendra sa première édition du 3 au 5 mai 2023 à Paris. Initialement prévu en Guadeloupe, cet évènement est repositionné dans la capitale vu la «mobilisation formidable attendue de toutes les parties prenantes de la filière – ultramarines, hexagonales et internationales», expliquent les organisateurs. Le salon a pour but de «valoriser l’écosystème Rhum en pleine expansion, en abordant ses enjeux économiques, industriels, politiques, patrimoniaux, d’éducation et de formation», selon un communiqué. Les représentants d’organismes, d’institutions publiques venus de plus de vingt pays producteurs sont attendus aux côtés d’acteurs de toute la filière: producteurs, distributeurs, fabricants, récoltants, acheteurs internationaux, influenceurs, fabricants de bouteilles, fûts, levures, etc. Les trois jours de rencontres, débats, conférences visent à présenter les politiques publiques de soutien à l’écosystème; développer les coopérations internationales; «faire émerger un modèle industriel durable et responsable»; valoriser les innovations et les start-up; informer sur les parcours diplômants; diffuser des offres d’emploi.

Sélection animale: un centre européen pour la préservation des races menacées

La Commission européenne a désigné le 26 octobre un centre de référence de l’UE chargé de la préservation des races animales menacées. Ce centre sera coordonné par un consortium de trois partenaires: l’Institut de l’élevage (Idele, France), l’Office fédéral de l’Agriculture et de l’Alimentation (Allemagne) et l’université de Wageningen (Pays-Bas) et bénéficiera d’un budget de 100 000 euros par an. Ce nouveau centre commencera ses travaux le 1er janvier 2023 et couvrira les animaux reproducteurs de cinq espèces (bovine, ovine, caprine, porcine et équine). Ses principaux objectifs sont de faciliter l’élevage des races menacées en établissant des critères minimaux pour la classification d’une race en tant que race menacée, en développant des méthodes pour la conservation in situ et ex situ de ces races ou la préservation de leur diversité génétique, et enfin en facilitant les échanges d’informations entre les États membres sur le sujet.

Vin: bientôt des plants de vigne sélectionnés dans l'espace

Produire dans l'espace des produits à très haute valeur pour bénéficier de l'absence de gravité: une jeune pousse européenne, Space Cargo Unlimited, s'apprête à construire un véhicule qui servira d'usine spatiale à l'horizon 2025. Ce véhicule spatial de moins de trois tonnes sera réutilisable vingt fois et restera en orbite basse, à quelques centaines de kilomètres d'altitude, pendant deux à trois mois pour chaque mission. L'entreprise table sur l'émergence d'une nouvelle économie, la fabrication dans l'espace devant représenter 10 milliards de dollars d'ici à 2040, selon des estimations de Morgan Stanley. Les applications sont nombreuses, explique Nicolas Gaume, de l'agriculture à la pharmacologie en passant par les nouveaux matériaux. Space Cargo a déjà envoyé 320 plants de vigne dans l'espace pendant 14 mois en 2020. «Leur exposition à l'environnement spatial a provoqué des évolutions qui ont donné des caractères de résistance naturelle accrue de ces plants au changement climatique», explique-t-il, rappelant que «la gravité est le seul paramètre de la vie qui n'a pas bougé depuis 4 milliards d'années» et que son absence crée des «évolutions accélérées». L'entreprise prévoit maintenant de mettre sur le marché ces plants plus résistants de cabernet-sauvignon et de merlot en 2024.

Addendum à l'agenda de la semaine agricole du 31 octobre 2022

Mercredi 2 novembre
Conférence de presse de la FNSEA sur sa présence au Sima (salon du machinisme)

Jeudi 3 novembre
La FNSEA organise son «Grand rendez-vous de la formation» sur le thème de l'innovation et de l'attractivité des métiers

À nos abonnés: possible ralentissement des parutions

En raison du ralentissement de l'actualité, l'Agrafil et les Agra Lives pourront être diffusés à un rythme légèrement moins soutenu. En vous remerciant de votre compréhension.