UE/Australie : conclusion d’un accord commercial avec des quotas sur les produits sensibles…
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen et le Premier ministre australien, Anthony Albanese, ont annoncé le 24 mars, la conclusion des négociations en vue d’un accord de libre-échange. Concernant les produits agricoles sensibles, point d'achoppement des négociations, l’exécutif européen estime avoir pris en compte les intérêts des producteurs de l’UE grâce des contingents tarifaires « soigneusement calibrés », notamment pour la viande rouge. Les australiens obtiennent ainsi un volume de viande bovine de 30 600 tonnes (t) réparti en deux quotas. Le premier de 16 830 t (55%) entrera en franchise de droits, sous condition d’être «nourri à l’herbe» et l’autre 13 770 t (45%) avec un droit de douane réduit de 7,5 %. Ils seront mis en œuvre de manière graduelle sur dix ans avec un tiers du volume disponible à l’entrée en vigueur puis maintenu stable pendant cinq ans. Pour la viande ovine, Bruxelles offre deux contingents réservés à la viande « nourrie à l’herbe » pour un total de 25 000 t, dont 27% pour la viande congelée. Ils seront introduits sur sept ans avec un tiers du volume disponible à l’entrée en vigueur. Par ailleurs, l’UE devrait ouvrir des quotas de 35 000 t de canne à sucre brute destinée au raffinage en franchise de droit et de 8 500 t de de riz (dont 5 000 t à l’entrée en vigueur et une mise en œuvre sur cinq ans). Plusieurs contingents sont également prévus pour les produits laitiers (8 000 t de lait écrémé en poudre, 5 000 t de beurre et 2 000 t de concentrés de protéines de lactosérum). De son côté, l’UE obtient l'élimination des tarifs douaniers australiens pour le vin et pour certains fruits et légumes dès l’entrée en vigueur, mais aussi pour le fromage (sur trois ans).
UE/Australie : …mais aussi une clause de sauvegarde et des indications géographiques protégées
L’accord commercial entre l'UE et l’Australie finalisé le 24 mars contient également une clause de sauvegarde bilatérale, comme c’est déjà le cas pour celui conclu avec les pays du Mercosur. La Commission européenne indique que celle-ci sera déclenchable pour les quotas sur les produits agricoles sensibles. Elle sera valable pendant toute la période de montée en puissance des contingents tarifaires et même sur les cinq ans suivant la fin de cette période. Pour Bruxelles, l’objectif est d’agir « dans l'éventualité d'une hausse imprévue et préjudiciable des importations ou d'une baisse excessive des prix pour les producteurs de l'UE ». L’accord commercial comprend également la protection d'une liste de 165 indications géographiques (IG) alimentaires et 231 boissons spiritueuses de l'UE. Une clause d’antériorité est prévue pour les producteurs australiens ayant utilisé certains termes, comme Feta ou Gruyère, de bonne foi et de manière continue pendant au moins cinq ans avant l'entrée en vigueur de l'accord. La Commission européenne précise que des conditions strictes d’étiquetage seront d’application pour éviter toute allégation trompeuse sur l’origine du produit. En parallèle, l’UE et l’Australie ont également annoncé la modernisation de l’accord bilatéral sur le vin révisant notamment la liste des IG en la matière et comprenant un mécanisme simplifié pour la reconnaissance des pratiques œnologiques. Le traité commercial va à présent suivre la procédure classique de l'UE en matière de conclusion des accords internationaux.
UE-Mercosur : l’accord commercial s’appliquera provisoirement dès le 1er mai
La Commission européenne a annoncé, le 23 mars, avoir officiellement transmis aux pays du Mercosur l’instrument d’application provisoire de l'accord commercial intérimaire. En conséquence, l’accord s’appliquera à titre provisoire à partir du 1er mai entre l'UE et les pays du bloc sud-américain qui auront achevé leurs procédures de ratification et notifié à l'UE avant la fin du mois de mars. C’est déjà le cas pour l'Argentine, le Brésil et l'Uruguay, tandis que le Paraguay, qui a récemment ratifié l'accord, « devrait envoyer sa notification prochainement », avance Bruxelles. En parallèle, la clause de sauvegarde agricole, validée par le Parlement européen et le Conseil de l’UE, destinée à répondre aux préoccupations du secteur, a été publiée au Journal officiel de l’UE le 19 mars. « Les entreprises, les consommateurs et les agriculteurs de l'UE peuvent ainsi commencer à profiter immédiatement des avantages de l'accord, tandis que les secteurs sensibles de l'économie de l'UE sont pleinement protégés par des mesures de sauvegarde solides », précise l'exécutif européen. Pour que le traité commercial puisse s’appliquer de manière définitive, l’aval du Parlement européen reste nécessaire. Celui-ci a toutefois suspendu ses travaux en sollicitant, en janvier, l’avis de la Cour de justice de l’UE sur la compatibilité du texte avec les traités européens. Une procédure qui pourrait prendre jusqu’à deux ans.
Engrais/gazole: face à l'envolée des prix, Genevard annonce trois mesures pour l'agriculture
Après l’Espagne hier, et la Grèce quelques heures plus tôt, c'est au tour de la France d'annoncer des mesures de soutien au secteur agricole face à la montée du prix de gazole et des engrais causée par la guerre au Moyen-Orient. Dans un communiqué paru le 23 mars, la ministre de l'Agriculture annonce quatre mesures, dont l'une n'est pas finalisée : du report de cotisations sociales, avec un délai de paiement accordé «sans frais ni majoration» aux exploitations agricoles qui en feront la demande ; de l'étalement d'échéances fiscales, avec la possibilité offerte aux exploitant de demander «un étalement de leurs échéances fiscales auprès de leur direction départementale des finances publiques» ; des «prêts de court terme exceptionnels» accordés par Bpifrance, «pour venir en appui à la trésorerie des exploitations agricoles les plus exposées à la hausse des prix du carburant» ; enfin, le gouvernement annonce chercher « un accord de place avec les banques et les distributeurs, notamment pour étudier le soutien aux productions agricoles et appeler à la souplesse et à la flexibilité dans le traitement des dossiers individuels d’entreprises faisant face à des difficultés de trésorerie du fait de la crise en cours.»
Engrais : le Grèce débloque à son tour des fonds, en attendant le plan de Bruxelles
Après l’Espagne, c’est la Grèce qui a annoncé, le 23 mars, un paquet de subvention sur les carburants et les engrais pour faire face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient. D’un montant total de 300 M€, il prévoit notamment un soutien de 36 centimes par litre d’essence sous forme d’une « carte carburant numérique » qui pourra être utilisée dans les stations-service, les transports en commun ou les taxis, a indiqué le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. Et « pour soulager les agriculteurs face aux hausses brutales du prix des engrais », Athènes va également subventionner à hauteur de 15 % leurs factures de fertilisants. Les organisations et coopératives agricoles de l’UE, ont salué, de leur côté, l’appel des dirigeants européens (réunis le 20 mars à Bruxelles) à la Commission de présenter sans délai un ensemble de mesures temporaires ciblées pour faire face aux flambées des prix de l’énergie. « La disponibilité et le prix des engrais pour nos agriculteurs et coopératives agricoles, eux aussi doivent être traités avec la même urgence », souligne le Copa-Cogeca dans un message sur le réseau social X. Un plan d'action européen sur les engrais est attendu d’ici le mois de juin. Avant cela, un dialogue stratégique sur le sujet avec les parties prenantes se tiendra mi-avril.
Vin/cuivre : la filière réclame un moratoire sur les retraits d’AMM
La filière viticole a demandé, le 20 mars, un moratoire sur les retraits de pesticides à base de cuivre, à l’issue d’une réunion avec l’Anses et des firmes au ministère de l’Agriculture. Elle appelle à « suspendre les décisions de juillet 2025 dans l’attente de la ré-homologation du cuivre au niveau européen, actuellement pilotée par l’Italie, prévue à l’horizon 2029 », selon un communiqué du Cniv (interprofessions), de la Cnaoc (vignerons d’appellations), la Fnab (bio), la FNSEA, France Vin bio (interprofession). Pour rappel, l’Anses a maintenu seulement deux AMM (autorisations de mise sur le marché) sur les 34 réexaminées en vigne. L’agence se voit reprocher un mode d’évaluation « plus restrictif que celui appliqué dans d’autres États membres ». « Pourquoi un même produit peut-il être autorisé en Italie mais refusé en France ? », proteste Anthony Brun, président de la commission Durabilité de la Cnaoc. Et la filière de réclamer « une harmonisation des méthodes d’évaluation au niveau européen ». Selon le communiqué, la réunion du 20 mars a acté la création d’une plateforme de travail réunissant l’ensemble des parties prenantes sous l’égide de la DGAL (ministère). Un prochain rendez-vous est annoncé avant la fin du printemps.
Vin/relations commerciales : le négoce s’oppose aux tunnels de prix
Réagissant au projet de loi d’urgence agricole, l’UMVIN (négoce en vin) s’est opposée le 20 mars à des « prix planchers sous la forme de tunnels de prix adossés aux seuls coûts de production ». « On ne sortira pas la filière vitivinicole de la crise en décrétant des prix déconnectés du marché », déclare le président Michel Chapoutier, cité dans un communiqué. « Imposer un prix plancher que le consommateur n’est pas prêt à payer, c’est condamner une partie des maisons à ne plus vendre, avec une conséquence très directe pour nos partenaires viticulteurs. » Selon l’UMVIN, une « hausse forcée des prix » entraînera un recul des ventes et l’aggravation de la crise. La mesure risque d’« affaiblir durablement la compétitivité des opérateurs français » face à leurs concurrents. À défaut d’être imposé à tous les metteurs en marché, ce prix plancher créerait en outre des « distorsions de concurrence », poursuit le communiqué. Un autre impact est de « fragiliser les travaux en cours sur les indicateurs interprofessionnels de prix », dans le cadre de l’article 172 ter de l’OCM élargi via le paquet vin. L’UMVIN s’inquiète aussi d’une « reconnaissance accrue par l’État des organisations de producteurs » qui, si elle est menée « au détriment de l’interprofession, risquerait de fragiliser ce lieu indispensable de co-construction ».
Lait/relations commerciales : la FNPL pas intéressée par les tunnels de prix
Les producteurs de lait de la FNPL (FNSEA) ne sont pas intéressés par la mise en place de tunnels de prix, selon une déclaration de Yohann Barbe, leur président, à Agra Presse. Il ajoute que, pour mettre en place des tunnels de prix, il faudrait d’abord disposer de plusieurs indicateurs, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. De son côté, le Cniel (interprofession laitière) précise que ce sujet ne relève pas de ses compétences. La mise en place de tunnels de prix est prévue, à titre d’expérimentation, dans le cadre du projet de loi d’urgence agricole, actuellement en cours d’examen au Conseil d’État. Pour rappel, début 2024, Thierry Roquefeuil, alors président de la FNPL et du Cniel, s'était montré dubitatif face à l'idée des prix planchers proposée par Emmanuel Macron : « On va retomber très vite sur le même problème qu’actuellement avec la loi Egalim sur le choix des indicateurs ». Et d’ajouter : « Il y a un gros risque qu’à partir du moment où l’on fixe un prix plancher, toutes les industries laitières se mettent à payer au prix du prix plancher, ce qui sera légal. Je n’ai pas du tout envie que le prix plancher soit le prix appliqué par Lactalis ! Et si on met ce prix plancher trop haut, les produits français ne seront plus compétitifs et perdront des marchés à l’international. »
Tuberculose bovine : flambée en Haute-Vienne, avec douze foyers depuis octobre (presse)
Depuis le début de la campagne de prophylaxie 2025-2026, lancée en octobre dernier, « douze cas » de tuberculose bovine auraient été détectés en Haute-Vienne, apprend-on dans un article de France 3 Nouvelle-Aquitaine publié le 19 mars. « 1 680 bovins auraient été abattus », ajoute le média public, qui tient ses informations de la Coordination rurale du département. La lutte contre la tuberculose bovine, transmissible à l’homme, passe généralement par l’abattage des lots infectés ; les éleveurs peuvent sous certaines conditions demander un abattage sélectif, accompagné d’un protocole sanitaire très lourd. Autre département touché : l’Orne, avec six foyers en tout, selon L’Orne combattante (article payant). Fin 2025, le département normand avait connu quatre cas, provoquant un certain malaise sur le terrain. Selon le bilan national du ministère de l’Agriculture, les élevages français ont subi 93 cas en 2025, un nombre en légère hausse sur un an, mais situé dans la fourchette observée ces dernières années. Principales zones touchées : la Nouvelle-Aquitaine (Dordogne, Pyrénées-Atlantiques, Haute-Vienne, etc.), la Normandie et la Corse.
Tuberculose bovine : pression syndicale pour les aides et la régulation des blaireaux
Dans un contexte de recrudescence de la tuberculose bovine (lire ci-dessus), plusieurs FDSEA se mobiliseront mardi 24 mars devant le ministère de l’Agriculture pour réclamer notamment une hausse des indemnisations pour les animaux abattus dans le cadre de la lutte contre cette maladie. Dans un communiqué du 23 mars, la FDSEA de Côte-d’Or indique avoir « sollicité une audience avec les services compétents de la DGAL ». Le syndicat se mobilisera devant le siège de cette direction du ministère de l’Agriculture, à Paris, accompagné de « délégations du Calvados et de l’Orne », deux départements aussi touchés par la maladie. « Le barème actuel d’indemnisation des bovins (fixé en 2023) ne correspond plus du tout aux valeurs économiques actuelles », explique la FDSEA dans son communiqué, faisant état de « plusieurs mois d’échanges infructueux avec l’administration départementale ». Le syndicat bourguignon appelle également à « des décisions fortes dans la gestion de la faune sauvage », rappelant que les blaireaux et les sangliers sont les « principaux vecteurs de la maladie ». Une demande aussi poussée par la Coordination rurale de Haute-Vienne : dans son communiqué du 17 mars, elle exhorte les agriculteurs à « casser les terriers des blaireaux ». Une opération interdite en cette saison, comme le rappelle France 3 Nouvelle-Aquitaine.
Bien-être animal : les GDS et l’OABA sur le point de lancer leur réseau de fermes d’accueil
D’après un communiqué du 17 mars, GDS France (groupements de défense sanitaire) et l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs (OABA) mettent la dernière main à leur « réseau de structures d’accueil temporaire », destinées aux animaux de rente retirés de leur élevage pour raison sanitaire ou de bien-être. Hors de cette démarche, « l’OABA, qui ne possède pas ses propres fermes, s’appuie déjà sur un réseau de 40 exploitations partenaires », rappellent les partenaires. Ce maillage s’avère « insuffisant face à l’augmentation des cas » de retrait : en 2024, l’OABA a pris en charge plus de 3 100 animaux, un record (avant de refluer à 2 700 têtes en 2025). À travers ce partenariat démarré en 2024, les GDS départementaux sont « sollicités pour identifier localement des exploitants intéressés », mais aussi pour « vérifier les conditions sanitaires d’accueil » et « servir d’intermédiaire ». Cette démarche devient opérationnelle avec la publication de deux documents : un flyer de présentation destiné aux éleveurs ainsi qu’un « cahier des charges biosécurité » (en cours de finalisation). Au-delà du recrutement d’éleveurs, il est « aussi nécessaire de sécuriser ces structures », entre autres pour « prévenir les risques sanitaires – notamment pour les élevages voisins », précise-t-on à GDS France.
Eau : annulation de la dérogation préfectorale au débit minimal biologique du fleuve Têt
Par un jugement du 10 mars, le tribunal administratif de Montpellier a annulé les arrêtés préfectoraux des 13 juin et 25 juillet 2023 autorisant une dérogation au débit minimal biologique du fleuve La Têt, dans les Pyrénées-Orientales. Ces arrêtés fixaient un débit réduit à 600 l/s en aval de plusieurs prises d’eau d’irrigation agricole, entre Vinça et Millas, en deçà du débit réservé prévu par le Code de l’environnement. Saisi par l’association France nature environnement Occitanie Méditerranée (FNE OM), le tribunal a estimé que l’hydrologie de La Têt « ne présentait aucun étiage exceptionnel de nature à justifier l’instauration de débits minimaux très inférieurs aux débits minimaux » prévus dans le Code de l’environnement. Cette décision s’inscrit dans une suite de contentieux concernant le niveau du débit minimal de La Têt. En 2022, le tribunal administratif de Montpellier avait décidé de porter à 1 500 l/s les prises d’eau alimentant les canaux d’irrigation à l’aval du barrage de Vinça, au lieu de 600 l/s fixé par la préfecture des Pyrénées-Orientales en 2017. Un seuil que la cour administrative d’appel a ramené à 1 200 l/s en novembre 2025, sur la base d’une nouvelle étude. Selon FNE, ces seuils n’ont toutefois jamais été appliqués ; les préfets ayant maintenu des dérogations à 600 l/s en période estivale.
Chlordécone/eau : la Charte sociale européenne est étendue à l’Outre-mer
L’association Notre affaire à tous se réjouit de l’extension de l’application de la Charte sociale européenne aux territoires d’Outre-mer, dans un communiqué le 23 mars. Aux côtés de l’association antillaise Kimbé Rèd FWI, elle salue un progrès « pour la reconnaissance et la protection des droits environnementaux ». « Cette avancée ouvre la voie à des actions en matière de justice environnementale, notamment pour garantir un accès effectif à l’eau potable et lutter contre des pollutions majeures comme celle au chlordécone », déclare Sabrina Cajoly, fondatrice de l’organisation antillaise, citée dans le communiqué. Le 19 mars, par une notification au Conseil de l’Europe, la France a étendu la Charte sociale européenne à ses territoires d’Outre-mer. « Cette décision traduit la volonté des autorités françaises de garantir le même niveau élevé de protection des droits sociaux à l’ensemble de ses citoyens, quel que soit leur lieu de résidence », selon un communiqué du ministère des Solidarités le même jour. Cette décision entrera en vigueur le 1er mai en Guadeloupe, Martinique, Guyane, à Mayotte, La Réunion, Saint-Martin, Saint-Barthélemy et Saint-Pierre-et-Miquelon.
Nitrates : le directeur de la Dreal Bretagne dément des pressions sur une mutation
Réagissant à la lettre ouverte de l'intersyndicale de la Dreal Bretagne qui dénonce la « mutation dans l’intérêt du service » d’une agente experte du dossier nitrates, le directeur Éric Fisse affirme n’avoir subi aucune pression. « Je ne suis l'objet d'aucune pression ni de la part du corps préfectoral, ni d'un lobby agricole, ni de personne d'autre » déclare-t-il dans un mail adressé aux agents le 19 mars, qu’Agra Presse a pu consulter. Il explique avoir demandé la mutation d’une « cheffe de division » à la suite « des difficultés récurrentes depuis deux ans qui n'ont pu trouver aucune issue favorable malgré les efforts collectifs entrepris » et « pour mettre un terme aux RPS (risques psycho-sociaux) documentés qui en résultent ». Il souligne également que cette mutation « n’est pas une sanction ». Dans sa lettre ouverte à la ministre de l’Agriculture, l’intersyndicale affirme que l’agente n’a « fait que défendre l’État de droit » concernant la réglementation sur les nitrates et que, étant donné son « engagement », les risques psycho-sociaux identifiés dans son service sont dus aux manques de moyens humains pour effectuer les missions. D’après un document annexe, l’agente travaille sur le sujet eau-agriculture « depuis une quinzaine d’années » et est censée partir à la retraite « dans 14 mois ».
Fruits et légumes : expéditeurs et exportateurs de l'Aneefel vont plancher sur l'IA
À l'occasion du congrès de l’Aneefel, le 20 mars en vallée du Rhône, les expéditeurs et exportateurs de fruits et légumes ont placé l'intelligence artificielle au cœur des réflexions et d’une feuille de route pour les prochains mois. « Je souhaite que soit créé un groupe de travail IA au sein de la commission Jeunes », a invité le président Bernard Gérin. Les premières briques à suivre ont été dévoilées par Jean-Dominique Séval, prospectiviste et économiste du numérique. La feuille de route devrait comporter trois horizons de temps : les prochains mois pour « tester » (auditer ses données et tester au moins une brique IA, comme la prévision de demande) ; trois ans pour « intégrer » l’IA dans les processus clés (tri, logistique, relation client…) ; et trois à dix ans pour « se positionner » dans le nouvel écosystème numérique et devenir fournisseur pour agents IA. L’Aneefel proposera en outre un outil (formation, webinaire, mode d’emploi) à destination de toutes les générations. Par ailleurs, le syndicat se donne six mois pour faire monter en puissance la Charte commune Plaisir et Confiance, agrégeant un ensemble de démarches et de certifications professionnelles existantes. Celle-ci a connu une augmentation des entreprises engagées, avec quatorze nouveaux producteurs en 2025 et huit en janvier 2026, ainsi que six nouveaux opérateurs en 2025. (Florence Rabut)
Signes de qualité : dix ODG lancent le collectif Grande Provence
Dix organismes de défense et de gestion (ODG) ont annoncé le 23 mars le lancement du collectif Grande Provence, sous l’impulsion de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), de la chambre régionale d’agriculture et de la Coopération agricole. « Défendre nos pratiques, valoriser nos produits, transmettre nos savoir-faire et faire rayonner la Grande Provence » sont les objectifs du collectif, selon Sandrine Faucou, productrice de petit épeautre en Haute Provence et élue à la chambre référente du collectif. Créé en 2021, le collectif a obtenu l’année dernière un financement issu du programme européen Enjoy it's from Europe pour la période de 2025 à 2027, afin de mener des campagnes de communication. Les dix ODG valorisent des produits sous Siqo (AOP, IGP et Label rouge), issus de dix départements différents (six départements de Paca, plus l’Ardèche, la Drôme, le Gard et l’Hérault) : l’agneau de Sisteron, les huiles et olives de la Région Sud, le riz de Camargue, les pommes des Alpes de Haute Durance, le foin de Crau, les miels de Provence, le thym et les herbes de Provence, les vins des Baux de Provence, le taureau de Camargue et le petit épeautre et la farine de petit épeautre de Haute Provence.
Caprins : Joël Mazars nouveau président de la Fnec
Joël Mazars a été élu à l’unanimité nouveau président de la Fnec (éleveurs de chèvres, FNSEA) au cours du conseil d’administration qui s’est tenu le 19 mars. Selon un communiqué, il est « éleveur dans l’Aveyron sur une exploitation de polyculture élevage en zone de moyenne montagne avec un troupeau de 160 chèvres, en livraison à une entreprise privée de transformation laitière, ainsi qu’un troupeau de vaches allaitantes Aubrac ». « Entré à la Fnec en 2009, il a d’abord intégré le réseau des éleveurs témoins, puis le conseil d’administration en 2011, avant de d’accéder au bureau et d’occuper le poste de trésorier depuis 2024 », retrace le syndicat. Joël Mazars succède à Jacky Salingardes, qui a présidé la Fnec depuis vingt ans et qui avait annoncé l'année dernière vouloir céder son siège. Il occupera désormais le poste de délégué général. Au cours du conseil d’administration, Laurence Chaullier, administratrice à la Fnec, a été élue trésorière.
Addendum à l'agenda de la semaine agricole du 23 mars 2026
Point presse de l’Anses sur les leviers pour réduire l’imprégnation de la population au cadmium
Samedi 28 mars
Assemblée général du collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest