Agrafil du 4 décembre 2025

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Engrais : Bruxelles veut réduire la dépendance de l'UE aux importations

La Commission européenne a adopté, le 3 décembre, une communication sur le renforcement de la sécurité économique de l’UE qui prévoit des outils pour réduire les dépendances stratégiques pour les biens et les services, dont les engrais ou l’alimentation animale. « Pas de sécurité économique sans sécurité alimentaire », a réagit le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen qui se félicite, sur les réseaux sociaux, que « le rôle essentiel des engrais » soit reconnu. Il précise qu’en 2026, « l'accent sera mis sur leur accessibilité financière » en stimulant la production européenne et en favorisant d'autres solutions durables, comme les nutriments recyclés. Il promet aussi de lever les obstacles dans le cadre de la révision de la directive-cadre sur l'eau (prévue pour fin 2026). Les céréaliers européens, et français en tout particulièrement, demandent depuis plusieurs semaines le report de la mise en œuvre du mécanisme de compensation carbone aux frontières de l’UE (MACF) pour les engrais. Ils estiment que leur prix pourrait augmenter de 10 à 30%, selon les scénarios. Lors de sa rencontre le 1er décembre à Paris avec la ministre Annie Genevard, Christophe Hansen lui a assuré qu'il était pleinement engagé dans la recherche d'une solution à long terme pour soutenir les céréaliers.

Grandes cultures : Genevard promet des aides nationales (syndicats)

Dans un contexte de crise dans le secteur des grandes cultures, la FNSEA et ses associations spécialisées (AGPB, AGPM, CGB, UNPT, FOP) affirment, dans un communiqué du 3 décembre, que la ministre de l’Agriculture Annie Genevard leur a promis le 1er décembre, que la profession recevra des «aides nationales ciblées». Plus en détail, deux dispositifs seraient mobilisés : le fond d’allègement des charges (FAC) et la prise en charge des cotisations (PEC). Le premier dispositif consiste en la prise en charge par l’Etat d’une partie des intérêts sur les emprunts contractés par les agriculteurs. Le second concerne la prise en charge de tout ou partie des cotisations sociales par la MSA. Les montants ne sont pas connus à ce stade. Par ailleurs, la ministre leur a annoncé vouloir porter à Bruxelles l’activation de la réserve de crise européenne pour les grandes cultures, et plaidera pour l’exclusion des engrais du MACF, d’après le communiqué. La FNSEA estime que les taxes issues du MACF engendreraient un coût de 500 M€ pour la filière grandes cultures.

Betteraves : la CGB table sur une production française en hausse, à 36 Mt

Lors d’une conférence de presse organisée à Paris le 3 décembre, la CGB (producteurs de betteraves, FNSEA) a annoncé tabler sur une production française 2025 de 36 Mt, un chiffre sensiblement supérieur à celui d’Agreste publié en novembre dernier (33,7 Mt) et à la récolte de l'an passé (32,6 Mt). La prévision pourrait encore évoluer quelque peu dans les prochains jours, les moissons n’étant pas encore terminées. La CGB s’est réjouie de bons rendements, évalués à 91 t/ha en moyenne (16 % de sucre), en net rebond par rapport à l’an passé (80 t/ha), mais qui auraient pu être records sans les dégâts causés par la jaunisse. La Belgique, où l’acétamipride est autorisé, a pu dégager une productivité moyenne de 104 t/ha, fait remarquer la CGB. Le syndicat projette par ailleurs une production de sucre à 4,3 Mt (4 Mt en 2024), ainsi que 8,7 millions d’hectolitres d’alcool et de bioéthanol (7,6 en 2024). Néanmoins, il rappelle le contexte de marché extrêmement critique. Les prix du sucre sont au plus bas, en raison d’une offre abondante, amplifiée par la spéculation sur le contrat à terme de New-York, alors que les coûts de production ont flambé. Des sucreries ont fermé, et la CGB a rappelé la volonté de Saint Louis Sucre d’abaisser les assolements de 25 % auprès des producteurs de betterave, ce qui représenterait un repli de 2 à 3 % de la sole française 2026. 

Vin : 10 M€ de crédits supplémentaires dans le budget de « fin de gestion » 2025

Le Parlement a définitivement adopté le 3 décembre le projet de budget de « fin de gestion » pour 2025, un texte qui ajuste les finances de l'année en cours sur lequel un compromis a émergé, preuve selon le gouvernement qu'un « chemin » existe en vue du budget 2026. Le texte, fruit d'un accord entre députés et sénateurs en commission mixte paritaire (CMP), avait passé la veille le cap de l'Assemblée nationale sur le fil, à 217 voix contre 213... Les socialistes et les écologistes s'étaient notamment abstenus, après avoir obtenu quelques gages. Le vote du Sénat a été bien plus large, sans surprise, avec 239 voix pour et 37 oppositions. En CMP, les parlementaires ont débloqué des crédits supplémentaires pour plusieurs domaines, dont les viticulteurs. « Dans la mission « Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales », 10 millions d’euros financeraient, dans le cadre de l’assurance récolte, un soutien aux viticulteurs confrontés aux crises et aléas de production », d’après le rapport du 27 novembre citant Philippe Juvin (LR), rapporteur pour l’Assemblée. Le 2 décembre au sein de l’hémicycle, le député Charles Sitzenstuhl (EPR) a affirmé : « Nous tenions à cette mesure de soutien à une profession confrontée à d’importants aléas de production ».

Pesticides/PFAS : l’Anses quantifie le TFA dans 92% des échantillons d’eau potable

L’Anses a présenté, le 3 décembre, les résultats de sa campagne nationale de mesure des PFAS dans l’eau potable menée en 2023-2025. L’agence sanitaire a quantifié de l’acide trifluoroacétique (TFA) dans 92% des échantillons d’eau distribuée, de même que dans 92% des échantillons d’eau brute. Toutefois, la concentration moyenne de TFA est de 1,10 μg par litre d’eau distribuée (1,15 μg/L pour les eaux brutes), avec une concentration maximale de 25 μg par litre (20 μg/L pour les eaux brutes). Autrement dit, cette valeur maximale est inférieure à la valeur sanitaire indicative de 60 μg/L, calquée sur l’Allemagne mais qui n’est pas définitive, retenue par le ministère de la Santé dans une instruction de février 2025 . Pour l’Anses, cela confirme que le TFA doit être intégré dans la « surveillance pérenne » des eaux, comme elle l’avait recommandé dans son avis sur les PFAS présenté le 21 octobre. Le TFA fait partie des PFAS à chaîne ultra-courte, c’est-à-dire composé de deux ou trois atomes de carbone. Il peut résulter d’activités industrielles qui l’utilisent ou le synthétisent, de la dégradation de pesticides et de médicaments, ou encore de dépôts atmosphériques, a exposé Xavier Dauchy, représentant de l'unité chimie des eaux au laboratoire d'hydrologie de Nancy. 

Gestion de l’eau : les poursuites liées à Sainte-Soline reviennent en appel

Des militants écologistes et responsables syndicaux ont contesté en appel, le 3 décembre, leur condamnation pour avoir organisé, fin octobre 2022, un rassemblements interdit contre la réserve de substitution de Sainte-Soline (Deux-Sèvres). Ils estiment que la justice leur a depuis donné raison, après avoir déclaré illégales, fin 2024, quatre réserves de substitution du Poitou, dont celle de Sainte-Soline, en raison d’un risque pour la survie d’une espèce d’oiseau protégée. « On voit aujourd’hui que la résistance a porté ses fruits », a souligné Julien Le Guet, porte-parole du collectif « Bassines Non Merci ». Aux côtés de Benoît Feuillu, porte-parole du mouvement Les Soulèvements de la Terre, M. Le Guet avait été condamné l’an dernier à des peines de prison avec sursis en première instance, tandis que le tribunal de Niort avait condamné à des amendes les responsables départementaux de la CGT et Solidaires. Tous les quatre contestent le statut « d’organisateurs » et on fait appel. L’audience porte exclusivement sur la mobilisation d’octobre 2022, mais elle intervient un mois après la publication de vidéos extraites des caméras-piétons que portaient les gendarmes lors des manifestations à Sainte-Soline, en mars 2023, émaillées de violences. On y voit des militaires effectuer des tirs « tendus » répétés de grenades et l’on entend révélant une volonté de blesser des manifestants.

Apiculture : les recommandations de l’Anses pour réduire la contamination des cires (rapport)

Dans un rapport d’expertise collective publié le 3 décembre, l’Anses a identifié la présence de nombreux contaminants chimiques dans les cires utilisées en apiculture. Ces contaminants sont des résidus de biocides, phytopharmaceutiques, médicaments vétérinaires et éléments traces métalliques, d’origine environnementale ou apicole. Les pyréthrinoïdes ont été retrouvés dans plus de 40% des échantillons de cire gauffrée commercialisés. Des substances adultérantes, qui n’entrent pas dans la composition de cire naturelle d’abeille, ont aussi été retrouvées, comme le pipéronyl butoxide dans plus de 50% des échantillons (il augmente l’action insecticides de pyréthrinoïdes). L'Anses a également identifié des acaricides interdits en France. Face à ce constat, l'agence sanitaire fait plusieurs recommandations pour améliorer la qualité des cires afin de préserver la santé des abeilles. Elle appelle à élaborer une définition règlementaire de la cire d’abeille à usage apicole, à fixer un « seuil toxicologique » au-delà duquel une cire est inutilisable, et à organiser une traçabilité des cires vendues. De plus, elle appelle les acteurs de la filière à « se tourner autant que possible vers des cires d’opercules, d’origine française, et d’en pratique l’auto-renouvellement ». 

Elevage : le Danemark va fixer des quotas d'azote par bassin versant

Le Danemark, pionnier de la taxe carbone sur l’élevage, a annoncé le 3 décembre un accord pour diminuer les émissions d’azote de l’agriculture et endiguer la pollution de l’eau. Dans le royaume scandinave, qui se veut particulièrement vertueux en matière de lutte contre le réchauffement climatique, les rejets agricoles ont étouffé les écosystèmes marins. L’accord doit permettre de réduire les émissions d’azote de 9.600 tonnes par an grâce à un système de quotas. «A partir de 2027, les agriculteurs recevront un quota d’émissions en fonction de la réduction nécessaire des émissions d’azote dans leur bassin versant», a expliqué le ministère de la tripartite verte, créé pour piloter les efforts de décarbonation du secteur agricole danois, dans un communiqué. Les quotas seront ajustés en fonction de la capacité des milieux aquatiques à absorber les émissions d’azote et en fonction des efforts des agriculteurs pour convertir leurs terres en espaces naturels, est-il ajouté. D’après l’institut statistique national, 61% de la superficie du Danemark est actuellement cultivée, ce qui en fait le pays ayant la plus grande part de terres cultivées, avec le Bangladesh. La confédération des agriculteurs a fustigé l’accord, «une entrave inutile pour l’agriculture danoise».

Viande: Interbev présente son plan «souveraineté», base pour les Conférences souveraineté

L'interprofession de la viande rouge, Interbev, a présenté, le 3 décembre, un plan souveraineté, qui se veut une suite du plan de reconquête annoncé par Marc Fesneau au Salon de l'agriculture 2024, et une «base de travail» des Conférences souveraineté qu'Annie Genevard lancera dans quelques jours. «Nous y participerons mais nous ne souhaitons pas recommencer à zéro», a annoncé le président d'Interbev, Jean-François Guihard. Le plan de l'interprofession se décline en dix propositions, qui visent, à court terme, à faire «cesser la baisse du cheptel». Elles brassent large : rejet des accords de libre échange «inéquitables» (Mercosur, Australie, Inde) ; réorientation des aides Pac vers l'incitation à la production et une meilleure gestion des risques ; réorientation de la politique sanitaire vers la prévention (vaccin, recherche) ; soutien renforcé au renouvellement des générations ; davantage de «pragmatisme» et d'«harmonisation» dans la réglementation européenne (ex. déforestation, transport des animaux) ; accélération de la dématérialisation ; meilleure application de la loi Egalim dans l'approvisionnement des cantines ; davantage de transparence sur l'origine (ex. décret sur l'origine dans les produits transformés) ; affichage environnemental «juste et cohérent», mettant davantage en valeur les prairies ; et révision des hypothèses de baisse de consommation de viande de la SNBC (stratégie nationale bas carbone). 

Viande bovine/SNBC: Interbev veut réhausser les hypothèses de consommation

Lors de la présentation de son plan souveraineté le 3 décembre, l'interprofession bovine Interbev a indiqué qu'elle souhaite revoir à la hausse les prévisions de consommation de viande bovine de la 3e version de la stratégie nationale bas carbone (SNBC 3). Selon le média Contexte, le projet de texte prévoit une baisse de «30%» de la consommation de viande (le type de viande et la période de référence ne sont pas précisés). Pour rappel, la SNBC 2 prévoyait une baisse d'environ 14% de la consommation de viande hors volaille entre 2015 et 2025. L'interprofession veut réviser l'hypothèse au regard de la relative stagnation de la consommation ces dernières années. Selon le ministère de l'Agriculture (Agreste), la consommation apparente de viande bovine a baissé de 1,8% en 2024 et de 5% par rapport à la moyenne 2019-2023. Les premières orientations de la SNBC 3, mises en consultation fin 2024, ne prévoient pas d’objectif chiffré de réduction de la consommation de viande afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. «La consommation de viande rouge moyenne par Français devrait être amenée à diminuer dans les prochaines décennies, en cohérence avec les repères nutritionnels du Programme national nutrition santé (PNNS)», était-il simplement écrit. Le texte prévoyait également que la décapitalisation «devra être maîtrisée, afin d’éviter une hausse des importations». 

Lait : réunis en Assises, les éleveurs de la FNPL exigent une revalorisation du prix

« Pour le prix du lait en 2026, nous ne tolérons aucune baisse et exigeons même des revalorisations sur la base de ce manque à gagner établi de manière indiscutable », revendique la FNPL (éleveurs, FNSEA) à l’occasion de ses Assises organisées à Saint-Malo les 3 et 4 décembre. La FNPL estime que la revalorisation du prix du beurre ces derniers années lui a échappé et a été captée par les industriels, constatant « un manque à gagner pour les producteurs de 46 euros/1000 litres sur le beurre depuis 2023. » Pour étayer leur demande, les éleveurs mettent en avant que le beurre plaquette est la principale forme sous laquelle le beurre s’échange en France. Ils s’estiment lésées tant « sur la partie produits de grande consommation (PGC) vendus sur le marché intérieur » que « sur la partie beurre-poudre, qui pâtit depuis des années d'un défaut de publication interprofessionnelle car seul le beurre industriel 25 kg est considéré dans la formule. » Cette revendication de la FNPL intervient aux premiers jours des négociations commerciales et juste après la signature d’une charte entre industriels et distributeurs. Or cette charte ne fait référence ni aux éleveurs ni à la loi Egalim, ce qui « sème le doute » dans l’esprit des éleveurs.

Sécurité sociale 2026 : les députés rétablissent certaines dispositions agricoles

A l’occasion de la seconde lecture dans l’Hémicycle du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, le 3 décembre, les députés ont rétabli certaines des dispositions agricoles supprimées par le Sénat. Ils ont notamment rétabli l’article 5 bis dispensant les bailleurs d’une affiliation au régime des non-salariés agricoles (exploitants). Tout comme l’article 5ter prévoyant que les conjoints collaborateurs bénéficient de l’exonération de cotisations sociales applicables aux jeunes agriculteurs. Sur l’article 8 quater, a été adopté l’amendement correctif du rapporteur Thibault Bazin sur l’exclusion des bénéfices commerciaux et non commerciaux relevant de régimes fiscaux simplifiés (micro-BIC et micro-BNC) de l’assiette de droit commun. Par ailleurs, un autre de ses amendements a été voté sur l’extension aux revenus soumis au régime fiscal simplifié des bénéfices agricoles (ou « micro-BA »), et la déduction fiscale de certaines indemnités d’abattage. En revanche, l’extension du taux réduit de taxe de solidarité additionnelle (TSA) à 6,27 % sur les contrats d’assurance maladie complémentaire aux retraités relevant du régime agricole a été repoussée par les députés en séance. 

Mal être agricole : en commission, les députés adoptent la PPL santé mentale agricole

En commission des Affaires sociales, les députés ont adopté le projet de loi du député Arnaud Simion (Socialistes et apparenté, Haute Garonne) visant à protéger la santé mentale des agricultrices et des agriculteurs, le 3 décembre. Par voie d’amendements, souvent votés à l’unanimité, les députés ont apportés quelques apports. Concernant les sentinelles agricoles, il a été retenu l’inclusion des premiers secours en santé mentale dans leur formation, l’implication des associations dans le dispositif et la possibilité de transmettre les données personnelles des agriculteurs qu’elles accompagnent à des fins de signalement au guichet départemental unique. La facilitation de l’auto-déclaration a aussi été votée. Les députés précise que la mission nationale pour la santé mentale agricole sera aussi placée sous la tutelle des ministres du Travail et de l’Environnement, aux côtés des ministres de la Santé et de l’Agriculture, et associera les organisations syndicales agricoles. La stratégie nationale de prévention en santé mentale intégrera aussi des populations vulnérables (femmes agricultrices, récentes installations, travailleurs saisonniers, familles, personnes récemment exposées à des aléas climatiques ou aux crises sanitaires). Les députés ont aussi voté la facilitation d’accès au crédit d’impôt pour remplacement et des conventions incluant le financement d’emplois liés à la gestion administratives et comptables pour les petites et moyennes exploitations agricoles.

Aliments ultra-transformés : San Francisco poursuit dix géants de l’agroalimentaire

La ville démocrate de San Francisco (États-Unis) a engagé une procédure judiciaire inédite contre dix géants de l’agroalimentaire (Mars, Coca-Cola, Nestlé Heinz Kraft …), les accusant d’avoir promu et vendu des aliments ultra-transformés (AUT) en connaissant leurs risques pour la santé, rapporte The New York Times le 2 décembre. « Ces entreprises ont engrangé d’énormes profits, et doivent maintenant assumer la responsabilités des dommages qu’elles ont causés », a précisé David Chiu, procureur de la ville, à l’AFP. La plainte soutient que ces groupes ont violé la législation californienne sur la concurrence, en recourant à des pratiques publicitaires trompeuses. San Francisco demande notamment l’interdiction de toute nouvelle publicité mensongère, l’obligation pour ces entreprises de remédier aux effets de leurs pratiques passées, ou encore la prise en charge des coûts de santé supportés par la collectivité. En réaction, Sarah Gallo, vice-présidente pour la Consumer Brands Association, qui représente plusieurs de ces entreprises, a affirmé qu’il n’existe actuellement « aucune définition scientifique consensuelle des aliments ultra-transformés ». Au contraire, David Chiu a rétorqué qu’il existe « une compréhension claire de ce que recouvrent les AUT, rappelant que les études scientifiques se multiplient sur leurs effets délétère. Selon la plainte, les AUT représentent « plus de la moitié » du régime alimentaire des Américains.

Agtech/foodtech : la Ferme Digitale s’ouvre aux coopératives et négoces

La Ferme Digitale vient d’annoncer l’arrivée de 11 nouveaux membres au sein de l’association, qui, intègre pour la première fois des acteurs de la distribution, de l’industrie et de la transformation agroalimentaire. Cette ouverture a pour objectifs de « rapprocher l’amont et l’aval, connecter les solutions innovantes aux réalités des territoires et créer de nouvelles synergies », explique-t-elle dans son communiqué du 2 décembre 2025 (lire l’article complet dans Agra Innovation). Ces 11 membres, regroupent dans la catégorie Distribution & Industrie : le groupe coopératif Val de Gascogne, le groupe coopératif Cavac, Arterris Innovation, qui accélère la transformation du groupe et de ses adhérents en sélectionnant des solutions innovantes, le pôle agricole d’Euralis, le groupe coopératif Océalia, la coopérative Maïsadour, le négociant agricole La Source, et dans la catégorie Start-up & Partenaire : Bienesis, Cybeletech, Qwintal et Synergys 360. (Perrine Delfortrie, Agra Innovation).

Blocage des agriculteurs grecs: le gouvernement met en garde contre l'escalade

e gouvernement grec a mis en garde le 3 décembre les agriculteurs contre toute escalade de leur mouvement de blocage routier visant à protester contre le retard du versement de subventions européennes, ralenti par une enquête sur une vaste fraude. «Des actions extrêmes, des fermetures prolongées de routes nationales, de bureaux de douane et d’aéroports – ce sont des actions qui ne servent pas leur cause (celle des agriculteurs). Elles causent des problèmes à d’autres groupes sociaux», a déclaré le Premier ministre conservateur Kyriakos Mitsotakis dans des propos retransmis à la télévision en conseil des ministres. Des milliers d’agriculteurs bloquent avec leurs tracteurs depuis dimanche l’autoroute Athènes-Thessalonique, dans le nord de la Grèce. Ils ont menacé mercredi de fermer la frontière avec la Bulgarie. Le gouvernement a tenté de maintenir l’autoroute ouverte avec la police anti-émeute, mais mercredi, les manifestants sont arrivés jusqu’à 10 km de la frontière avant d’être bloqués par les forces de l’ordre. De longues files de voitures et de camions se sont déjà formées à la frontière. Les agriculteurs grecs sont confrontés à une forte baisse de revenus, à cause d’une épidémie de variole du mouton qui a entraîné la perte de 400.000 bêtes.

Pâtes : un nouveau dirigeant pour l'Europe de l’Ouest chez Barilla

Dans un communiqué du 2 décembre, le producteur italien de pâte Barilla a annoncé la nomination d’un nouveau président de la région Europe de l’Ouest. Il s’agit de Frédéric Bordereau, actuellement directeur général Benelux du groupe agroalimentaire italien depuis 2018. Il prendra officiellement ses fonctions le 4 février 2026. Il succédera à Miloud Benaouda, en poste depuis 2013, et employé au sein de l’entité depuis 28 ans. En plus de « renforcer la performance du groupe, implémenter les stratégies globales et  favoriser une collaboration efficace au sein des équipes de direction », le nouveau dirigeant devra représenter Barilla « auprès des partenaires externes et des parties prenantes clés de la région », relate le communiqué.

Port de Dunkerque : Charles Descamps prend la direction de Nord Céréales

Charles Descamps est, depuis le 1er décembre, le nouveau directeur général de Nord Céréales, le silo portuaire de Dunkerque. Ce poste était occupé, depuis janvier 2012, par Joël Ratel : ce dernier reste dans l’entreprise jusqu’en fin d’année. Charles Descamps était quant à lui directeur de l’union d’appro Sévéal depuis janvier 2024 : son poste n’est pour l’heure pas remplacé. (Anne Gilet)

Coopératives : changement de directeur général et de président chez Lorca

Philippe Dessertenne, directeur général de la coopérative Lorca depuis 2022, a quitté l’entreprise le 24 novembre. Contacté par Agra Business, le groupe ne souhaite pas en dire davantage pour l’instant. Autre changement : Christian Sondag n’est plus président. Alors que l’assemblée générale a eu lieu le 2 décembre, un conseil d’administration prévu le 4 devrait élire un nouveau président. (Anne Gilet)

Erratum sur la chambre d’agriculture des Pays de la Loire

Contrairement à ce qui était indiqué dans l’Agrafil daté du 3 décembre, l’appel d’offres de 1,26 M€ lancé par la chambre d’agriculture des Pays de la Loire (eau, urbanisme, dégâts de gibier) n’a pas une durée de deux ans, mais de quatre ans (avec un renouvellement possible par tacite reconduction au bout de deux ans).