Dans un avis résultant de deux rapports présentés à la presse, le 21 octobre, l’Anses fait plusieurs recommandations pour améliorer la surveillance des composés per- et poly-fluoroalkylés (PFAS), aussi appelés « polluants éternels ». Après avoir analysé « près de deux millions de données » disponibles de biosurveillance humaine et sur différents « compartiments » (alimentation, milieux aquatiques, eaux…), l’Anses a identifié des trous dans la raquette. « Ce qui nous a frappé, c’est qu’il y a peu voire pas de données pour certains compartiments, notamment le compartiment air, sol et poussières, et pour l’exposition professionnelle », a exposé Céline Druet, directrice adjointe à l'évaluation des risques. Ensuite, après avoir croisé les données disponibles sur l’occurrence et la toxicité et catégorisé ainsi 247 PFAS, l’Anses propose une stratégie de surveillance en trois types : surveillance « pérenne » pour les substances « les plus préoccupantes et récurrentes » ; surveillance « exploratoire » pour les autres ; et surveillance « localisée » pour des situations « particulières ». A l’issue de ces travaux, l’Anses propose d’intégrer l’acide trifluoroacétique (TFA) à la surveillance « pérenne » des eaux destinées à la consommation humaine. Elle recommande aussi d’intégrer le TFA à la surveillance « exploratoire » de tous les produits alimentaires.
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