Agrafil du 1er mai 2026

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Biométhane : Bruxelles s’attaque au régime français de certificats de production

La Commission européenne a adressé, le 29 avril, une lettre de mise en demeure à la France (première étape de la procédure d’infraction européenne) pour défaut de compatibilité de son régime national de certificats de production de biométhane avec les règles de libre circulation des marchandises au sein du marché intérieur. Dans le cadre de son régime, la France oblige les fournisseurs soit à produire du biométhane eux-mêmes, soit à acheter des certificats auprès de producteurs situés en France métropolitaine, excluant de fait le biométhane produit dans d'autres États membres de l'UE. Bruxelles considère qu’il est disproportionné de donner la priorité au biométhane national par rapport aux importations lorsqu'il existe des solutions moins restrictives. L’exécutif européen reproche également à la France d’enfreindre la directive sur la transparence du marché unique, étant donné que le régime et les mesures nationales d'exécution correspondantes n'ont pas été notifiés à la Commission à l'état de projet, avant leur adoption. Bruxelles donne deux mois à la France pour remédier aux manquements identifiés sans quoi un avis motivé pourrait lui être envoyé.

Etats-Unis : la Chambre des représentants adopte sa position sur le futur Farm bill

La Chambre des représentants a adopté, le 30 avril (par 224 voix contre 200), sa proposition de future loi agricole. Les grandes lignes de ce nouveau Farm Bill s’appuient sur le « One Big Beautiful Bill » promulguée en juillet. Deux points de blocage ont failli empêcher le vote : la question de la vente toute l'année d'essence contenant de l'éthanol (E15), qui va finalement être traitée dans un autre texte parallèle, et les assouplissements la réglementation sur les pesticides, qui ont finalement été rejetés. Ce nouveau Farm bill pour les cinq prochaines années prévoit notamment d'augmenter les plafonds des prêts garantis pour les exploitations agricoles, les financements pour les programmes de promotion des exportations et d'améliorer les outils de gestion des risques pour les cultures spécialisées. Il est, toutefois, encore loin d’entrer en vigueur. Le Sénat doit, en effet, de son côté, adopter sa position sur ce dossier. Puis, les deux chambres pourront négocier un compromis qui devra ensuite être approuvé et transmis au président des Etats-Unis. Mais avec l’approche des élections de mi-mandat (le 3 novembre), il n’est pas certain que ce nouveau Farm Bill soit finalisé avant la fin de l’année.

Sucre : l’UE suspend le régime de perfectionnement actif pour un an

Annoncée par le commissaire européen à l'Agriculture Christophe Hansen en janvier, la suspension pour un an du régime de perfectionnement actif applicable aux importations de sucre de canne brut destiné à être raffiné en sucre blanc a reçu, le 30 avril, le feu vert des experts des Etats membres. Ce régime douanier européen, qui n’est pas spécifique au secteur du sucre, offre la possibilité d’importer un produit brut hors-UE sans droits de douane ni TVA afin de le transformer et de le réexporter. Bruxelles précise que la mesure n'aura aucune incidence sur les importations de sucre blanc en régime de perfectionnement actif. En outre, les importations de sucre brut transformé sans raffinage sont exclues. Avec cette disposition, l’objectif de l’exécutif européen est de soulager le marché européen du sucre et de rétablir son équilibre, en atténuant la pression exercée par les importations en franchise de droits dans le cadre de ce régime. En parallèle, Bruxelles s’engage à évaluer l’effet de la suspension dans les six mois suivant l’entrée en vigueur de la mesure. Au cours de cette période, elle analysera aussi «les options permettant d’améliorer le fonctionnement du perfectionnement actif dans le secteur sucrier».

Aires de captage/loi d'urgence : nouvelle méthode du gouvernement retoquée en commission

Dans le cadre de l'examen du projet de loi d’urgence agricole, les députés de la commission du développement durable ont adopté, le 29 avril, un amendement porté par Aurélie Trouvé (LFI, Seine-Saint-Denis) supprimant la nouvelle méthode proposée par le gouvernement pour les aires de captage, malgré l’avis défavorable de la rapporteure Nathalie Coggia (EPR, Yvelines) et du gouvernement. L’amendement s’oppose à la priorisation de la délimitation des « zones les plus vulnérables aux pollutions », au sein des aires d’alimentation de captages, ainsi qu’à la suppression de la notion de « captages sensibles ». Cette suppression avait été proposée par le gouvernement pour casser une « mauvaise interprétation du concept », et relancer les discussions au sein du groupe national captages (GNC), enlisées depuis plusieurs mois, avait expliqué le délégué interministériel à l'eau en agriculture dans nos colonnes. Lors de la séance, le gouvernement défendu « une approche graduée », avec l’objectif de cibler les actions aux zones les plus fragiles. Cela « ne remet nullement en question la nécessité de porter des actions structurantes à l’échelle des aires de captages », a affirmé Mathieu Lefèvre, ministre délégué à la Transition écologique.

Zones humides : en commission, les députés retoquent le projet du gouvernement

Dans le cadre de l'examen du projet de loi d’urgence agricole, les députés de la commission du développement durable ont supprimé, le 29 avril, l'article qui vise à «proportionnaliser la compensation exigée des porteurs de projet en zone humide en fonction de l’état de fonctionnalité de ladite zone», regrette la rapporteure Nathalie Coggia (EPR, Yvelines) dans un communiqué paru le lendemain. «L’article à la rédaction initialement ambigüe a été supprimé faute d’avoir été compris alors que j’avais proposé des précisions de correction et garanties quant à ses effets juridiques, analyse la députée. Je le regrette. L’intention (mieux proportionner les exigences sans rien céder sur la restauration) mérite mieux qu’un rejet.» La parlementaire promet de travailler à une nouvelle rédaction avec le gouvernement pour la séance. Cette disposition était portée par les Safer, qui souhaitent mieux encadrer les coefficients de conversion des zones aménagées en zone de compensation, afin d'éviter des taux « aberrants ». Actuellement, « il n'y a pas de règle pré-établie », constatait Nicolas Agresti, directeur des études à la fédération, au Salon de l'agriculture. Ces coefficients peuvent notamment différer selon les cabinets d'étude mandatés, estime la fédération.

Eau/loi d'urgence : en commission, les députés renforcent les liens entre CLE et PTGE

Dans le cadre du projet de loi d’urgence agricole, la commission du développement durable a adopté, le 28 avril, un amendement porté par la rapporteure Nathalie Coggia (EPR, Yvelines), visant à ancrer dans la loi plusieurs garanties relatives à la gouvernance des projets de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE). Le texte prévoit d’abord d’associer formellement la commission locale de l’eau (CLE) à l’élaboration et à l’approbation des PTGE lorsqu’un schéma d’aménagement de gestion des eaux (Sage) couvre tout ou partie du territoire concerné. Mme Coggia souligne l’incohérence qu’il y aurait, comme prévu par la loi d'urgence, à imposer à la CLE de réviser un Sage en conséquence d’un PTGE auquel elle n’aurait pas été formellement partie prenante lors de son approbation. L’amendement consacre également la CLE élargie comme cadre du comité de pilotage du PTGE, garantissant ainsi la cohérence entre la démarche de concertation du PTGE et la gouvernance formalisée du Sage, dont les règles lient les décisions administratives en matière de police de l’eau. Enfin, en l’absence de Sage, le texte prévoit la fixation de règles minimales de représentativité pour la composition du comité de pilotage du PTGE, pour éviter une « surreprésentation » des usagers agricoles au détriment des autres usagers de l’eau, des associations de protection de l’environnement et des collectivités territoriales.

Acétamipride : l'adoption du rapport de l'Opesct reporté à cause de dissensions entre parlementaires

L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opesct) a annoncé le 30 avril reporter l’adoption d’une note scientifique sur les risques de l’acétamipride préparée par le député Rassemblement national Emeric Salmon et le sénateur socialiste Michaël Weber. Celle-ci a été rejetée après un vote très serré et sa publication devra attendre la tenue d’auditions complémentaires, notamment de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) et l’ajout de plusieurs précisions. Les parlementaires RN, Horizons et Les Républicains se sont opposés à la note, tandis que la gauche a voté pour, avec un résultat final de six voix partout, un score insuffisant, rapporte l’AFP. Un tel report est rarissime au sein de l’Opecst même si un précédent existe, en 2018 sur les impacts de l’huile de palme. Le corapporteur Michaël Weber accuse la droite et le RN de «politiser» le débat et de «vouloir gagner du temps pour ne pas faire sortir cette note avant l’examen du projet de loi d’urgence agricole», attendu le 19 mai à l’Assemblée nationale. Selon le projet de note dont l’AFP a obtenu copie, les parlementaires émettaient quatre recommandations, notamment le renforcement de l’évaluation des impacts des pesticides à l’échelle européenne ou encore la mise en place de systèmes assurantiels pendant le laps de temps où les agriculteurs se trouvent «sans alternatives efficaces» à ces produits.

Coopératives : Euralis et Maïsadour notifient leur projet de fusion à l’antitrust

Les coopératives Euralis et Maïsadour confirment à Agra Business avoir « notifié leur projet de fusion à l’Autorité de la concurrence » le 20 avril, « marquant ainsi une étape importante dans leur processus de rapprochement ». Conformément aux procédures habituelles pour une opération de cette envergure, cette notification s’accompagne d’engagements ciblés sur certains marchés (canards gras, collecte de céréales, oléagineux et protéagineux et nutrition animale) pour, notamment, « garantir un équilibre concurrentiel durable sur les territoires concernés ». Ces mesures font désormais l’objet d’une instruction formelle auprès de l’Autorité, dont l’avis est attendu d’ici à l’été 2026. Outre sa validation par l’Autorité de la concurrence, Euralis précise que « le projet reste soumis à plusieurs autres étapes préalables dont son financement, l’information et la consultation des représentants des personnels et l’approbation finale par les assemblées générales des deux coopératives ». Pour rappel, ce projet, dévoilé le 27 mars 2025, vise une ambition claire : « construire un nouvel acteur coopératif de référence dans le Sud-Ouest » dont le chiffre d’affaires pèserait plus de 3 Md€ et rassemblerait près de 10 000 salariés et autant d’adhérents. (Anne Gilet)

Elevage: le Parlement européen demande une stratégie pour assurer un avenir durable au secteur

Le Parlement européen a adopté (par 426 voix contre 119 et 40 abstentions), le 30 avril en plénière à Strasbourg, sa position sur les mesures à mettre en place pour «assurer un avenir durable au secteur de l’élevage de l’UE» alors que la Commission européenne doit présenter le 7 juillet sa stratégie pour le secteur. Les eurodéputés insistent sur la nécessité de tenir compte de la diversité des modèles d’élevage et de maintenir la production dans toute l’UE y compris dans les zones de montagne, isolées et défavorisées. Ils proposent en particulier la création d'un groupe de haut niveau sur l'élevage, afin d'élaborer des solutions adaptées tout en respectant la diversité régionale. Le Parlement européen demande également des soutiens pour l’innovation (amélioration de la productivité et de la durabilité) et la promotion à l'étranger, grâce à des pratiques d'étiquetage plus claires et à la protection des indications géographiques. Il souhaite aussi un renforcement de la coordination européenne en matière de stratégies de vaccination. Enfin, les parlementaires expriment leur «inquiétude face aux initiatives et propositions législatives qui, par des mesures directes ou indirectes, découragent l’élevage d’animaux», ciblant notamment la directive sur les émissions industrielles qui soumet l’élevage «à un régime réglementaire conçu pour les industries lourdes».

Alimentation animale : ouverture d’une enquête anti-absorption sur la lysine

Dans un communiqué du 30 avril, Eurolysine salue l’ouverture par la Commission européenne d’une enquête anti-absorption visant à vérifier si les exportateurs chinois de lysine ont effectivement ajusté leurs prix aux droits antidumping instaurés par l’UE début 2025, comme le suggère sa plainte auprès de l’instance en mars 2026. Le fait est que le prix de la lysine importée en Europe a reculé d’environ 30 % depuis janvier 2025, précise la filiale d’Avril dans le communiqué. « La part de marché de la lysine de Chine a reculé grâce aux droits anti-dumping, mais elle reste de 60 à 70%. Les prix européens sont donc toujours définis par les Chinois », explique à Agra Presse Nicolas Martin, directeur des affaires publiques. La lysine européenne, dont l’industriel français est le seul producteur, ne pourrait-elle bénéficier de la préférence des fabricants européens d’aliments pour les animaux ? A cette question, le responsable répond qu’il est aujourd’hui difficile de faire valoir l’enjeu de souveraineté en matière d’acides aminés. De même, qu’Eurolysine peine à valoriser sa décarbonation, alors que les acides aminés peuvent représenter plus de 10% de l’empreinte carbone d’un aliment, souligne-t-il. 

Crise viticole : le Cognac lance un vaste plan d'arrachage « temporaire »

L'interprofession du cognac, qui voit ses ventes reculer depuis 2021 sur fond de tensions géopolitiques, a annoncé le 30 avril le lancement d'un vaste plan d'arrachage « temporaire » de son vignoble, visant à préserver les rendements plafonds. Le dispositif, finançable « en intégralité » par la filière via des prêts bancaires, prévoit une aide de 4 500 €/ha, dont 3 000 € versés la première année et le solde au bout de cinq ans. À cette échéance, le viticulteur aura le droit de replanter en appellation cognac ou pourra bénéficier d'une surprime de 1 500 €/ha si l'arrachage devient définitif, a détaillé le BNIC. L'objectif est de supprimer « 12 000 à 13 000 ha sur plusieurs années », soit près de 15 % des surfaces de l'appellation. L'annonce intervient alors qu'un plan national d'arrachage définitif, cofinancé par l'État, n'a guère séduit dans le vignoble : il doit perdre moins de 600 ha dans ce cadre d'ici à la fin 2026. La filière réclame une aide de l'UE pour soutenir son plan, en guise de « réparation » des dommages causés par la bataille commerciale qui a opposé Bruxelles et Pékin. Le BNIC estime à 500 M€ « le préjudice » lié à ces tensions et va relancer, lors « de discussions officielles la semaine prochaine » à Bruxelles, sa demande d'aide de « 30 à 40 M€ », brandie depuis octobre.

Vin : en Italie, les « grappes d’entreprises » font la performance à l’export (étude)

Pourquoi la filière italienne du vin, si fragmentée, a-t-elle autant de succès à l’export : une étude, publiée le 16 mars dans la revue scientifique Agribusiness, analyse ce « paradoxe ». L’explication vient de sa « structure en grappes », qui lui procure des avantages collectifs, selon les auteurs. Trois mécanismes sont à l’oeuvre. D’abord, « la proximité facilite la diffusion de connaissances » essentielles à l'export, notamment des informations complexes sur les institutions étrangères, la réglementation commerciale, la logistique et les tendances de marché, qu'il est trop coûteux pour les petites entreprises de se procurer individuellement. Ensuite, le regroupement des domaines viticoles crée un marché dense et dynamique pour les intrants et services, en particulier les œnologues, responsables export et prestataires logistiques. « Ce partage de ressources réduit les coûts opérationnels individuels et améliore la mobilité professionnelle. » Enfin, la concentration d’exportateurs au sein d’une région génère une réputation collective, ou « effet de halo », qui réduit l’asymétrie d’information pour les acheteurs étrangers. « Cette marque régionale partagée agit comme un gage de qualité, facilitant la pénétration et le renforcement de la position des entreprises voisines sur les marchés internationaux. »

Abricots : prévisions de récolte française divergentes, face aux aléas climatiques

Présentées au salon Medfel à Perpignan (28-29 avril), les prévisions du ministère de l'Agriculture pour la récolte française d’abricots 2026 tablent sur une production à 106 520 tonnes (+ 8% par rapport à 2025, année de rebond de la production) dans les trois bassins étudiés (Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes, PACA). Une estimation contestée par l’AOP Pêches et Abricots de France, qui anticipe une récolte inférieure de 10 à 20 % par rapport à 2025, soit « aux alentours de 90 000 tonnes », précise Raphaël Martinez, son directeur, à Agra Presse le 30 avril. En cause, une succession d’évènements climatiques qui ont pesé sur le potentiel de récolte dans les régions méridionales.  Si les températures basses de novembre et décembre avaient laissé présager un repos végétatif complet, la douceur des mois de janvier et février a perturbé le développement des vergers. En outre, les pluies abondantes survenues au moment de la floraison ont provoqué des chutes physiologiques. À l’inverse, dans les régions plus septentrionales, les heures de froid ont été plus satisfaisantes, et la floraison a moins souffert de la période humide. La précocité est proche de celle de 2025, avec les premières cueillettes attendues autour du 15 mai, pour une production dans toutes les régions début juin. 

Prunes : Coopérative U et l’AOP nationale signent un «contrat de progrès»

Alors que la filière prune a rejoint la démarche « Vergers écoresponsables » en 2026, l’AOP nationale et Coopérative U ont signé le 28 avril au salon Medfel à Perpignan un «contrat de progrès» autour de deux axes : l’engagement de Coopérative U à s’approvisionner à 95% en origine France (dans un contexte de 75% d’auto-approvisionnement au national) et maintenir un « échange constructif tout au long de la campagne » autour d’actions marketing et de théâtralisation communes des volumes de prune sous le label Vergers écoresponsables. « La prune est une petite filière en volumes, mais une filière importante. Nous devenons partenaire dans cette démarche, en coconstruction et coengagement », ont indiqué Mickaël Alagapin et Jeff Mahintach, responsables des filières fruits et légumes pour le distributeur. Coopérative U poursuit ainsi ses engagements en «contrats de progrès» (engagements par saison, renouvelables) ou au travers de «contrats de filière» (contractualisation minimum sur trois ans), à l’instar de la filière poireau U (700 tonnes contractualisées sur 5 ans avec prix minimum garanti aux producteurs engagés dans la démarche, GPLM, Priméale France, Planète Végétal). (Florence Rabut) 

Nématode du pin : un nouvel arrêté préfectoral pour renforcer la lutte dans le Sud-Ouest

Le préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, Étienne Guyot, a pris un nouvel arrêté modificatif le 27 avril visant à renforcer la lutte contre le nématode du pin, à la suite de la détection confirmée de ce ver microscopique sur un pin maritime situé dans la commune d’Angresse (Landes) en mars. Le texte actualise la zone délimitée, composée d’une zone infestée et d’une zone tampon, et renforce les mesures pour éradiquer ce foyer et éviter sa propagation dans le massif des Landes de Gascogne. « La vigilance est maximale : chaque geste compte pour éviter une extension du foyer alors que nous entrons dans la période chaude à risque, par la reprise de l’activité vectorielle du coléoptère vecteur du nématode », souligne M. Guyot dans un communiqué du 29 avril. Pour rappel, l’arbre contaminé a été abattu et détruit. Les opérations de prélèvements et d’abattage se poursuivent dans un rayon de 3 kilomètres autour du foyer, avec une extension prévue à 6km. La période d’avril à octobre est particulièrement propice à la dispersion du parasite, en raison de la reprise d’activité de son vecteur, le coléoptère longicorne du pin. Dans ce contexte, les travaux d’abattage, d’élagage ou de coupe sur des végétaux sensibles de plus de 3 cm de diamètre sont interdits, sauf dérogations. Par ailleurs, la circulation des végétaux sensibles destinés à la plantation est soumise à des règles strictes.

Vin : Jean-Marie Fabre réélu président des Vignerons indépendants

Le syndicat des Vignerons indépendants de France a annoncé le 30 avril la réélection « à l’unanimité » de Jean-Marie Fabre comme président. En poste depuis 2019, le producteur à Fitou (Aude) entame ainsi un huitième mandat. Ses priorités comprennent le renforcement de la compétitivité des entreprises viticoles, le développement de l’export, l’oenotourisme, la vente directe, l’adaptation climatique et la transition agroécologique, selon un communiqué. Autre chantier, la simplification administrative : les Vignerons indépendants réclament notamment la mise en place d’un guichet unique des droits d’accise afin de « réduire la complexité des démarches et libérer du temps pour le coeur du métier ».

Addendum à l'agenda de la semaine agricole du 4 mai 2026

Mardi 5 mai
Rencontres pour l'avenir de la profession vétérinaire du Syngev (groupes vétérinaires)