Taxes américaines: Trump annonce des droits de douane sur l’agriculture pour le 2 avril
Le président américain Donald Trump a annoncé, le 3 mars sur son réseau social Truth Social, la mise en place de droits de douane sur les importations de produits agricoles aux États-Unis à compter du 2 avril. «Aux grands agriculteurs des États-Unis: préparez-vous à commencer à produire beaucoup de produits agricoles à vendre à l'intérieur des États-Unis», indique-t-il. Et d’ajouter: «Amusez-vous bien!». Après s’être attaqué à la sylviculture, à l'acier et à l'aluminium, cette annonce marque une nouvelle étape dans la politique commerciale agressive lancée par le locataire de la Maison Blanche depuis son retour au pouvoir en janvier. Nul doute que l’UE devrait réagir. Lors de sa visite du Salon de l’Agriculture, le 27 février, le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen avait déjà indiqué: «On est frappés, on va devoir réagir». Et d’ajouter: «Je pense qu'on a besoin d'un filet de sécurité unitaire pour de tels chantages ou chocs géopolitiques», renvoyant ainsi à sa Vision pour l’agriculture et l’alimentation présentée le 19 février. Des représailles tarifaires européennes qui, si elles sont appliquées, devront être ciblées, analyse, de son côté, le professeur Alan Matthews, du Trinity College de Dublin (Irlande), afin de minimiser les dommages qu’elles pourraient infliger à l’économie européenne.
Taxes américaines: dans l’UE, agroéquipement et nutrition animale en première ligne (étude)
«Une guerre commerciale mondiale aurait des effets allant bien au-delà des flux commerciaux initiaux en raison des interactions entre régions et secteurs», analyse la Rabobank. Dans un document publié le 27 février, avant l'annonce par Donald Trump de droits de douane sur les produits agricoles (lire ci-dessus), la banque néerlandaise examine les conséquences sur l’agriculture et l’alimentation de l’UE des potentiels droits de douane américains. Selon les auteurs, la mise en place de ces sanctions pourrait entraîner des répercussions importantes pour les entreprises européennes. Cela rendra les produits de l’UE plus chers et mettra à mal leur position concurrentielle. Le secteur des machines agricoles serait le plus touché. Des conséquences négatives sont également attendues pour les boissons, les fruits et légumes, les produits laitiers, mais la banque estime qu’elles seront de moindre importance. En prenant l’exemple du soja, la Rabobank souligne, par ailleurs, que d’éventuelles ripostes européennes auraient aussi un coût pour les producteurs de l’UE. Ainsi, le soja sud-américain pourrait être vu comme une solution, mais la mise en place du règlement sur la déforestation importée fin décembre 2025 obligera l'UE à n'acheter que du soja exempt de déforestation. Pour la Rabobank, cela pourrait faire grimper les prix et nuire aux éleveurs.
Vin: top départ pour la désalcoolisation du bio (règlement européen)
Un règlement européen, publié le 26 février au Journal officiel de l’UE, donne le top départ pour le vin désalcoolisé bio. Deux pratiques œnologiques sont visées. L’évaporation sous vide partielle et la distillation, «utilisées séparément ou conjointement», reçoivent l’autorisation de la Commission européenne pour la production de vin biologique désalcoolisé, selon le texte. Plusieurs conditions sont toutefois fixées: «Que le vin produit ait un titre alcoométrique volumique ne dépassant pas 0,5% vol, que la température utilisée ne dépasse pas 75°C, que la taille des pores pour la filtration ne soit pas inférieure à 0,2 micromètre et que la distillation soit utilisée sous vide». L’exécutif européen justifie sa démarche par le fait que, depuis que le vin désalcoolisé a été légalement reconnu comme produit vitivinicole en 2021, de nouvelles pratiques œnologiques ont été autorisées, mais seulement pour la production conventionnelle. «Afin d’aider l’UE à atteindre son objectif de 25% de terres agricoles consacrées à l’agriculture biologique d’ici à 2030», certaines de ces pratiques doivent être autorisées en bio, à ses yeux.
Crise viticole: guichet ouvert pour le versement des aides à l’arrachage
FranceAgriMer annonce l’ouverture du guichet de paiement de l’aide à la réduction définitive du potentiel viticole. La télédéclaration pour le dépôt des demandes est possible «à compter du 3 mars 2025 à midi et jusqu'au 3 juin 2025 à midi», ce dispositif prévoyant 4000 €/ha arraché, d’après le communiqué. Début octobre, la Commission européenne avait approuvé jusqu'à 120 M€ de subventions de l'État français pour soutenir les viticulteurs, touchés par les conséquences de la guerre en Ukraine. «Les demandes d’aide à la réduction définitive du potentiel viticole reçues par FranceAgriMer à la fermeture du guichet, le 13 novembre 2024, portaient sur près de 27 500 ha», rappelle le communiqué. «Parmi les 5433 demandes reçues, 1337 viticulteurs ont indiqué souhaiter arrêter totalement leur activité. Ces demandes concernent près de 8 700 ha.» La guerre en Ukraine a affecté les viticulteurs en raison notamment de la pénurie des bouteilles en verre fabriquées par des usines ukrainiennes qui ont fermé, l'augmentation des coûts de production et des perturbations des chaînes d'approvisionnement. Ces éléments se sont ajoutés dans certains bassins de production viticole au désamour croissant pour le vin rouge, aux difficultés d'exportation vers la Chine et les États-Unis, au Covid-19 et à l'inflation.
Champagne: l’ODG stoppe la révision de l’aire AOC, espérant contrer les vignes sans IG
Refusant une mixité du vignoble, le SGV (vignerons) a décidé le 27 février de suspendre la révision de l’aire d’appellation champagne. Le syndicat, qui a le statut d'ODG (organisme de défense et de gestion de l'appellation), réclame «la garantie d’avoir tous les moyens de réguler les plantations nouvelles» pour faire barrage à l’arrivée de production sans indication géographique (VSIG, ex-vin de table), d’après un communiqué. Aujourd’hui, la réglementation européenne impose chaque année 10 ares de VSIG supplémentaires sur l’aire AOC. Mais le groupe à haut niveau sur l’avenir du secteur, mis en place par Bruxelles, a proposé le 16 décembre «que les États membres puissent réduire la superficie rendue disponible pour les nouvelles autorisations de plantation à 0% » (contre 1%). Le SGV demande «que ces recommandations soient rapidement traduites en mesures législatives, notamment dans le cadre d’une révision de l’OCM unique», laquelle ne peut «pas attendre la réforme de la Pac d’après 2027». Et d’affirmer que la coexistence de vignes dédiées à l’AOC et à la production de VSIG constitue «un risque majeur pour la filière». Cela expose le champagne à «des fraudes potentielles, telles que la revendication abusive de raisins ou de vins en AOC». Un autre écueil est «d’affecter la réputation de l’appellation sur les marchés internationaux».
Négociations commerciales: la Feef et l’Ilec contestent le satisfecit de la FCD
Alors que le FCD (distributeurs) a affirmé le 2 mars que les négociations commerciales étaient «finies» et que «tout est signé à quelques exceptions près», le p.-d.g. de l’Ilec (grandes marques), Nicolas Facon, indique au contraire, à Agra Presse le 3 mars, que «tout le monde n’a pas signé». Estimant qu’il est encore trop tôt pour dresser un bilan complet – qui sera fait par le médiateur des relations commerciales –, Nicolas Facon a toutefois recueilli des éléments auprès de la moitié de ses 110 adhérents. Selon ces premières remontées, environ deux tiers des adhérents ont conclu et signé des accords, tandis qu’un tiers ont obtenu des accords partiels ou pas du tout obtenu d’accord. La Feef, de son côté, reconnaît que les PME et ETI alimentaires qu’elle représente ont toutes signé des accords avec les distributeurs, sans pour autant se montrer satisfaite. «Les accords passés ne sont pas satisfaisants», déclare Léonard Prunier, président de la Feef à Agra Presse. Et de constater que 33% des PME et ETI adhérentes sont déficitaires et que «nos sociétés s’enfoncent dans la crise». Ciblant les grandes marques, la FCD soulignait dans un communiqué du 28 février que «ce sont surtout les multinationales qui ont retardé les accords en jouant la montre», alors que «les PME ont quant à elles signé bien en amont». Une affirmation que conteste l’Ilec.
Pesticides/sulfoxaflor: l’annulation de deux AMM de Corteva confirmée en appel
La Cour administrative d’appel de Marseille a confirmé, le 28 février, l’annulation des autorisations de mise sur le marché (AMM) des insecticides Closer et Transform (sulfoxaflor) du fabriquant Corteva Agriscience, se réjouit l’association Générations futures dans un communiqué le même jour. La Cour d’appel a estimé que la procédure d’évaluation des effets des deux insecticides était «incomplète», rapporte l'ONG. Elle a aussi estimé que la méthodologie suivie par l’Anses «n’a pas permis d’établir de manière suffisamment concrète et précise» que leur utilisation «n’aurait pas d’effet inacceptable» sur les abeilles. Cette décision de justice «remet clairement en cause la méthode d’évaluation théorique et lacunaire de la toxicité, communément admise par l’Anses», renchérit l’Unaf (apiculteurs) dans son propre communiqué le 3 mars. L’Unaf pressentait cette décision, à la suite de l’avis du rapporteur public début février. Le syndicat d’apiculteurs professionnels et amateurs avait déjà obtenu l’annulation de ces AMM, elle-même annulée le 15 mars 2024 par le Conseil d’État pour une «erreur de droit» sur les conditions d’emploi des produits.
Registre phytosanitaire : digitalisation obligatoire en 2026, Farmi lance un outil
Le registre phytosanitaire est un document obligatoire pour les professionnels utilisant des produits phytosanitaires. Dès le 1er janvier 2026, il devra impérativement être tenu sous format numérique lisible par machine. Le 27 février, au Salon de l’Agriculture, Guillaume Nanot, directeur de la transformation et du digital de Soufflet Agriculture, a déclaré qu’un agriculteur sur deux en France ne disposait toujours pas d’outil pour se mettre en conformité avec la loi. Il a annoncé le lancement, par Farmi et Smag, d’une solution permettant la saisie numérique de ce registre. Gratuite pour les clients de Soufflet Agriculture, elle permettra aussi d’améliorer les services numériques du groupe. «Notre enjeu est de collecter des données de manière à mieux connaître les agriculteurs, et à leur proposer des services plus personnalisés et plus adaptés», a-t-il expliqué. Lancé en octobre 2021, Farmi compte 16 000 utilisateurs, et a permis la contractualisation de 262 000 t de grains lors de la campagne 2023-2024. Soufflet compte élargir l’usage interne de cette application, en la connectant à l’ensemble des services agronomiques en 2025, et à tous les employés de silos avec magasins en 2026. (Elena Blum)
«Zéro pollution» dans l’UE: pesticides et antibiotiques en bonne voie, pas l’azote et l’ammoniac
Les efforts déployés dans l’UE pour atteindre les objectifs «zéro pollution» à l’horizon 2030 en matière de pesticides et d’antibiotiques portent leur fruits, constate l’Agence européenne de l’environnement dans un rapport publié le 3 mars. Ainsi, la réduction de l'utilisation et des risques liés aux pesticides chimiques de 50% est jugée «en bonne voie». La réduction de 50% de l'utilisation des pesticides chimiques les plus dangereux et de 50% de la vente d'antimicrobiens pour l'élevage sont, elles, «probables». Par contre, sur la pollution de l’air et les fuites d’azote dans l’environnement, le constat est beaucoup moins optimiste. L’atteinte des objectifs de réduction de 50% des pertes de nutriments et de 25% des écosystèmes de l'UE menacés par la pollution atmosphérique est «peu probable». «L’agriculture est responsable de 93% des émissions totales d’ammoniac et leur réduction reste un défi majeur», souligne l’agence. Elle estime donc que la mise en œuvre «intégrale» de la législation européenne environnementale est essentielles, citant notamment la récentes mises à jour de la directive sur les émissions industrielles (IED), la directive sur la qualité de l’air ambiant ou encore la directive-cadre sur l’eau.
Protéines alternatives: Vivici lance aux USA sa protéine issue de la fermentation de précision
La start-up néerlandaise Vivici a annoncé le 3 mars le lancement sur le marché américain de sa protéine laitière Vivein BLG (bêta-lactoglobuline) issue de la fermentation de précision. Ce lancement se fait auprès des clients professionnels, notamment les industriels de la nutrition spécialisés en quête d’ingrédients sans lien avec les animaux. Ce lancement commercial outre-Atlantique peut se faire grâce au statut GRAS («généralement reconnu comme sûr») obtenu par cette protéine. Selon un communiqué de Vivici, plusieurs produits peuvent intégrer sa protéine dans leurs recettes, comme les boissons protéinées, les produits indiqués pour le renforcement musculaire ou les barres protéinées végétaliennes. La fermentation de précision utilisée par Vivici, qui «combine le processus de fermentation traditionnelle avec les dernières avancées de la biotechnologie», permet «une consommation d’eau de 86% inférieure et une empreinte carbone de 68% inférieure à celle des méthodes conventionnelles de production de protéines laitières», affirme la société soutenue par DSM-Firmenich et Fonterra. Dans les prochains mois, Vivici prévoit de nouer un partenariat avec un fabricant américain pour produire localement. De nouveaux ingrédients sont en développement, notamment «un ingrédient à base de lactoferrine, Vivitein LF, qui sera lancé plus tard cette année».
Bananes: Tropic annonce le lancement en mars de fruits qui ne brunissent pas
La biotech britannique Tropic, fondée en 2016, a annoncé le lancement en mars de bananes qui ne brunissent pas une fois coupées, conçues grâce à l’édition génomique. Pour le moment, Tropic a sécurisé des autorisations réglementaires aux Philippines, en Colombie, au Honduras, aux États-Unis et au Canada, rapporte AgFundersNews, et s’attend à d’autres autorisations. «Nos bananes qui ne brunissent pas pourraient réduire de plus de 25% le gaspillage alimentaire et les émissions de CO2 tout au long de la chaîne d’approvisionnement, alors que 60% des bananes exportées vont à la poubelle avant d’atteindre le consommateur», affirme l’entreprise sur son site web. L’innovation est censée offrir de nouvelles perspectives à l’export et sur le marché des fruits coupés. «Nous avons débuté la production de plants il y a environ un an», détaille le cofondateur Gilad Gershon à AgFundersNews, «et nous commençons à proposer des quantités significatives de ces pousses à des agriculteurs.» Il assure que ses bananes ont le même goût, la même odeur ou encore la même douceur que la Cavendish. Tropic prévoit également de lancer des bananes à durée de vie prolongée d’ici la fin de l’année, qui resteraient vertes plus longtemps.
Fruits/vin: premiers produits labellisés biodiversité du collectif Nouveaux champs
Le collectif Nouveaux champs (démarche «zéro résidu de pesticides», ZRP) annonce que les premiers produits porteurs du label «Préserver et restaurer la biodiversité», développé avec l’ONG Noé et annoncé il y a un an, sortiront sur les étals de la grande distribution française à la fin de ce premier semestre. Il s’agira de pruneaux et de vin. «Dans un contexte règlementaire et politique mouvant, c’est un sujet qui préoccupe les Français qui attendent des actes et des preuves», indique le collectif, ajoutant que ce nouveau label «a un lien fort et naturel avec le travail accompli sur la réduction des pesticides». Le référentiel comporte 14 indicateurs (infrastructures agroécologiques, sol, fertilisation azotée, phytosanitaires). Le collectif rappelle, à cette occasion, que 70% de la SAU des entreprises adhérentes est couverte par des cultures intermédiaires pendant au moins deux mois consécutifs durant la période automne-hiver, que 60% des parcelles ZRP ont une surface inférieure à 6 ha (favorisant un paysage plus fragmenté et diversifié) et que 45% des producteurs utilisent des variétés tolérantes ou résistantes avec des itinéraires ZRP. En 2024, le collectif Nouveaux champs (30 entreprises en fruits et légumes frais, surgelés, fruits secs, boissons, épicerie et vins) a commercialisé 22 millions d’UVC (unités de vente consommateur), pour un chiffre d’affaires de 40 M€.
Fruits et légumes: partenariat Min de Rungis/Inrae autour de la biodiversité cultivée
À l’occasion du Salon de l’agriculture, le 27 février, un partenariat a été engagé entre le Marché international de Rungis et l’Inrae. Les deux parties s’engagent à travailler étroitement pour soutenir les collections de ressources génétiques de l’institut, qui couvrent l’ensemble des filières agricoles. Avec plus de 5000 pieds d’agrumes en Corse, 3400 accessions de tomates et 10 000 de pommes de terre, ces collections constituent un levier pour garantir la diversité des produits et renforcer la résilience des filières agricoles face au changement climatique. La coopération se développera autours de deux axes stratégiques. Le marché de Rungis s’engage au maintien des collections et il encouragera d’autres acteurs socioéconomiques à faire de même. De même, il valorisera les nouvelles variétés résilientes issues de la recherche. De son côté, l’Inrae présentera, au minimum deux fois par an aux opérateurs du marché de Rungis les enjeux de l’agriculture durable et la conservation de la biodiversité au travers d’exemples concrets. La collaboration donnera lieu à des publications conjointes dans des revues professionnelles du commerce agricole et alimentaire.
Syndicats: élu président de France Grandes cultures, François Walraet tend la main à la CR
Le conseil d’administration de France Grandes cultures (FGC) a élu François Walraet à la tête de l’association spécialisée de la Coordination rurale le 27 février, a appris Agra Presse auprès de l‘intéressé, confirmant une information de nos confrères de Contexte. Céréalier sur 333 ha dans l’Allier, M. Walraet était jusque-là secrétaire général de FGC. Il succède à Damien Brunelle, qui devient secrétaire général, ne pouvant se représenter à la présidence après cinq mandats d’un an. En septembre 2022, François Walraet s’était porté candidat à la présidence de la Coordination rurale face à Véronique Le Floc’h, l’actuelle présidente. Dans un contexte de tensions entre la CR et FGC, M. Walraet dit vouloir «raffermir les liens» entre les deux organisations, saluant les «résultats très encourageants» du syndicat aux élections des chambres d’agriculture. «Nos adhérents attendent autre chose de leurs responsables syndicaux qu’une bataille entre eux», fait-il valoir. Le nouveau président de France Grandes cultures souhaite «échanger plus souvent» avec la CR, mais aussi «mieux inclure FGC dans les instances de la Coordination rurale». Et de rappeler que, «avant 2022, Damien Brunelle était premier vice-président de la CR».
Céréales: Eugénia Pommaret rejoint l’AGPB en tant que conseillère spéciale
C’est une figure connue de l’agriculture française qui a rejoint, en février, l’Association générale des producteurs de blé (AGPB, association spécialisée de la FNSEA): Eugénia Pommaret a travaillé pendant vingt ans pour la FNSEA, puis pendant neuf ans à l’UIPP, aujourd’hui Phyteis, représentant les entreprises produisant des produits phytosanitaires. Elle y a occupé pendant huit ans le poste de directrice générale. Enfin, ces trois dernières années, elle dirigeait les affaires publiques Crop Science de Bayer France. Au sein de l’AGPB, ses missions consisteront à conseiller la présidence et la direction. Le président de l’association, Éric Thirouin, occupe ses fonctions depuis six ans, tandis que le directeur général, Théo Bouchardeau, a été nommé en octobre 2024.(Elena Blum)