Biocarburants/budget 2026 : les députés rejettent la hausse de fiscalité
Les députés ont largement rejeté, le 3 novembre en séance publique, une disposition du projet de budget 2026 qui vise à supprimer les avantages fiscaux accordés aux B100 et E85. Un vote « massif et transpartisan », ont salué dans un communiqué les filières françaises des biocarburants agricoles. Pourtant le député macroniste Jean-Luc Fugit avait déposé un amendement pour revenir sur la hausse du E85 mais lisser sur deux ans l'augmentation de la fiscalité sur le B100. Un « compromis » défendu par la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, qui a regretté que celui-ci ne puisse être placé avant les amendements de suppression dans l'ordre des votes. Le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 prévoit la fin du tarif particulier pour le B100 et la réduction progressive de l'avantage fiscal pour le carburant E85. Dans l’hémicycle, le groupe écologiste a préféré voter contre la suppression de cette mesure, la France insoumise s'est abstenue. Les débats sur la première partie du budget 2026 reprendront à partir du 12 novembre. Conséquence, l'Assemblée risque de ne pas pouvoir l'examiner en entier avant le 23 novembre à minuit, date à laquelle le gouvernement doit transmettre le texte au Sénat. Si le Parlement ne s'est pas prononcé le 23 décembre, l’exécutif devrait légiférer par ordonnances, une procédure inédite.
Alcool : un rapport parlementaire préconise son interdiction à la buvette de l’Assemblée
Un rapport parlementaire, publié le 31 octobre, recommande d'interdire la vente d'alcool au bar-restaurant de l'Assemblée nationale. Non pas pour prévenir d'éventuels excès, mais par « mesure d'exemplarité », selon son auteur, le député Emmanuel Duplessy (groupe écologiste), chargé d'examiner l'enveloppe budgétaire qui finance le fonctionnement des grandes institutions de la République. Le document pointe notamment que les élus peuvent régler leurs consommations via leurs frais de mandat, alors même que la consommation d'alcool sur les lieux de travail en France est interdite, excepté lors des repas où certaines boissons sont tolérées. Emmanuel Duplessy reconnaît toutefois que l'alcool à la buvette ne représente pas un « gouffre » financier. Le chiffre d'affaires lié aux ventes d'alcool s'élevait à environ 100 000 € en 2024, dont il estime que 90 % ont pu être pris en charge via les frais de mandat. Le député propose donc d'y interdire l'alcool, mais aussi de rendre inéligibles aux frais de mandat les boissons alcoolisées consommées à l'extérieur, dans le cadre de repas au restaurant. Le débat est récurrent au Palais Bourbon, et il ulcère certains élus. À l’image du député RN Frédéric Falcon, qui écrit sur X : « Nous continuerons à défendre notre viticulture (...) assez de ces mesures d'inspiration islamiste ».
Spiritueux : la justice italienne met sous séquestre plus de 1 Md€ d'actions Campari
La justice italienne a ordonné le 31 octobre la mise sous séquestre d’actions d’une valeur de 1,3 Md€ détenues dans le groupe de spiritueux Campari par une holding luxembourgeoise, accusée de fraude fiscale. L’enquête de la police financière de Milan a établi que la holding luxembourgeoise, Lagfin, a absorbé lors d’une opération de « fusion par incorporation » sa propre société italienne qui détenait la majorité des actions de Campari, selon les médias de la péninsule. Lors de cette opération, la holding n’aurait pas déclaré des plus-values d’environ 5,3 Md€ de sa société italienne contrôlant Campari, alors qu’elle aurait dû le faire et payer des impôts sur ces plus-values. Ces 1,3 Md€ en actions ordinaires de Campari représentent le montant des impôts qui auraient dû être payés. Le groupe contrôle, outre la liqueur du même nom, de nombreuses marques de spiritueux, les whisky Wild Turkey ou Glen Grant, le cognac Courvoisier ainsi que d’autres marques de gin, tequila ou vodka. Campari a une valorisation boursière d’environ sept milliards d’euros à la Bourse de Milan.
Cuivre/vin bio : face au retrait de produits, les vignerons réclament des dérogations
Face au retrait cet été de produits phyto à base de cuivre, la filière viticole a réclamé le 4 novembre des dérogations. La Cnaoc (vignerons d’appellation), la Fnab (producteurs bio) et France Vin bio (vignerons bio), dans l’attente de nouvelles analyses de risque, « demandent au ministère de l’Agriculture des dérogations pour permettre les traitements sur fleurs le soir, conformément à l’arrêté abeilles, et le lissage des doses sur 7 ans comme la réglementation européenne le permet », selon un communiqué commun. Près de la moitié des autorisations de mise en marché (AMM) de produits phytosanitaires à base de cuivre n’ont pas été renouvelées en juillet par l’Anses. Seuls deux produits pour la vigne ont été réautorisés « avec des conditions d’usages qui ne correspondent pas aux besoins du terrain », déplorent les syndicats. « On peut utiliser à 200-250 g de cuivre par hectare, mais on peut aussi avoir besoin de traiter tous les trois jours en cas d’orages ; là on nous propose de ne traiter que tous les 7 jours à 400 g. Ce ne sera pas efficace », explique Pascal Doquet, vigneron bio en Champagne et référent cuivre à la Fnab. Si la réglementation européenne limite l’épandage de cuivre à 4 kg/ha/an, l’Anses enlève la possibilité d’ajustement à la hausse ou la baisse selon les années, poursuit le communiqué.
Biocontrôle: les eurodéputés plaident pour une définition claire et des procédures simplifiées
Les eurodéputés des commissions de l’Agriculture et de l’Environnement ont largement adopté (par 97 voix contre 8 et 2 abstentions), le 4 novembre, leur rapport (et ses amendements de compromis) appelant « à un enregistrement et à une utilisation plus rapides des agents de lutte biologique ». Les corapporteurs Alexander Bernhuber (PPE) et Anna Strolenberg (Verts) recommandent en particulier une révision ciblée du règlement relatif à la mise sur le marché des produits phytosanitaires afin d’y introduire une définition juridique claire des agents de lutte biologique. Ils préconisent des procédures d’approbation et d’autorisation plus rapides et appellent les États membres à recourir à la procédure de reconnaissance mutuelle de ces produits pour réduire la duplication des évaluations nationales « tout en respectant le principe de précaution et les spécificités locales ». Selon eux, ces molécules devraient être éligibles à une autorisation prolongée (par rapport aux pesticides classiques), jusqu'à 25 ans pour la première autorisation. Les eurodéputés insistent également sur le besoin d’investissement dans les capacités d'évaluation pour soutenir des procédures prioritaires. Le vote en plénière sur ce projet de résolution est prévu lors de la session du 24 au 27 novembre à Strasbourg. La Commission européenne doit présenter dans les prochaines semaines un train de mesures omnibus sur la simplification en matière de sûreté des aliments qui devrait inclure la plupart de ces dispositions.
Agritech/foodtech : nouvelle baisse des investissements en 2025, selon Digital Food Lab
Négoce : la fédération NégoA lance son label RSE, intitulé Grainethica
À l'occasion d'une conférence de presse le 4 novembre, la fédération nationale NégoA a annoncé le lancement d'un label RSE (responsabilité sociétale et environnementale) intitulé Grainethica, dans lequel elle souhaite engager 80% des entreprises de négoce françaises d'ici 2030. Basée sur la norme Iso 26 000, ce référentiel pose des obligations et des recommandations sur trois thèmes : gouvernance, économie, environnement, social et sociétal. Sur ce plan, il impose par exemple des toilettes et un point café dans chaque dépôt. Sur l'environnement, elle engage notamment les entreprises à accompagner les agriculteurs sur des actions de restauration de la biodiversité. La certification peut être valorisée dans un bilan extra-financier, et permettre obtenir des taux d'intérêt plus favorables, témoigne un adhérent de NégoA. Les entreprises peuvent aussi afficher un logo à partir du moment où elles s'engagent dans la démarche de certification, et un autre une fois la démarche validée, ce qui prendra en moyenne 18 mois. Ce référentiel sera géré par une association dédiée, qui aura la charge de faire évoluer le cahier des charges et de régler les litiges entre les entreprises et le certificateur (Certis). Onze sont engagées dont Bernard, Piveteau ou AgriAlliance. Le référentiel est dédié aux entreprises du négoce, y compris bétail, fruits et légumes.
Ukraine: Bruxelles salue les avancées du processus vers l’adhésion à l'UE
Au cours des douze derniers mois, l’Ukraine a effectué des avancées dans son processus d’adhésion vers l’UE. C’est l’un des constats de la Commission européenne dans son paquet annuel sur l'élargissement, publié le 4 novembre, qui fait un bilan des progrès accomplis sur l’année. Kiev a exprimé son objectif de clore provisoirement les négociations d’adhésion d’ici la fin de l’année 2028 mais Bruxelles, si elle soutient l’idée, considère qu’une accélération du rythme des réformes est nécessaire pour y parvenir. Au niveau agricole, l’exécutif européen estime que Kiev « se situe entre un stade précoce et un certain niveau de préparation ». Elle note que le pays a fait « des progrès notables » grâce à l’adoption de sa stratégie pour l’agriculture et le développement rural à l’horizon 2030 et la législation d’application concernant le Registre agraire de l’État. En matière de sécurité alimentaire, l’exécutif européen souligne que l’Ukraine est « modérément préparée » malgré l’adoption de la loi-cadre sur la santé des végétaux et la protection des plantes, ainsi que l’extension de l’utilisation du système TRACES. Elle encourage donc Kiev à poursuivre l’alignement avec l’acquis de l’UE déjà prévu dans le cadre de la récente révision de l'accord d'association UE/Ukraine.
Bovins/DNC : l’Italie accepte de recevoir des animaux vaccinés (ministère)
Premier débouché français pour l’export de bovins vifs, « l’Italie a donné son accord pour recevoir des animaux vaccinés » contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a indiqué le ministère de l’Agriculture à la presse le 3 novembre. À ce stade, seuls les animaux de la première zone réglementée dans les Savoies, levée le 22 octobre, sont vaccinés et peuvent être exportés. Les bovins des quatre autres zones réglementées sont aussi soumis à vaccination, mais ils ne peuvent être exportés qu’après la levée de la zone réglementée. L’Italie a demandé des « conditions sanitaires assez contraignantes, mais atteignables », précise la Rue de Varenne. Parmi ces conditions « requises par la réglementation européenne » figurent notamment un délai de 28 jours minimum après vaccination, la vaccination de « tout le cheptel dont les animaux sont issus », ainsi que « des conditions d’immunité collective de toute la zone ». En 2024, la France a expédié vers l’Italie 778 000 bovins maigres (surtout des broutards). « Nous attendons encore à ce jour l’accord de l’Espagne », deuxième débouché avec 109 000 têtes, ajoute le ministère. Selon le dernier bilan au 3 novembre, la France comptait 96 foyers de DNC (dans 64 élevages) depuis l’apparition de la maladie, fin juin.
Abattage sans étourdissement : l’OABA attaque l’État pour manque de transparence
L’OABA (Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoir) a annoncé le 4 novembre « le dépôt d’un recours en justice » contre l’État pour « manquement à [ses] obligations de transparence et de collecte de données concernant l’abattage sans étourdissement des animaux ». Certains abattoirs sont autorisés à déroger à l’obligation d’étourdissement avant l’abattage en cas d’abattage rituel (casher ou halal). Le Code rural les soumet à des « procédures strictes, incluant notamment l’enregistrement des commandes » afin de vérifier les volumes produits, rappelle l’association. Ce sont ces données que l’OABA a demandées, sans succès, aux ministères de l’Agriculture, de l’Intérieur et à de nombreuses préfectures. Selon les derniers chiffres datant de 2014, 15 % des bovins et 27 % étaient abattus sans étourdissement. « Depuis, aucune donnée consolidée n’a été publiée, le ministère invoquant un changement de système informatique en 2015 », déplore l’ONG. Dans le détail, l’OABA indique avoir déposé un recours devant le tribunal administratif de Melun le 31 octobre visant la préfecture de Seine-et-Marne. « Il est possible de déférer l’ensemble du contentieux à l’un des tribunaux administratifs compétents », ajoute l’association, précisant que 78 autres préfectures ont refusé de lui communiquer des données demandées.
Lait bio : vers une accélération des cessations d’activité lors des 12 prochains mois
Le nombre de producteurs de lait bio qui devraient arrêter leur activité ou cesser de produire du lait selon le cahier des charges de l’agriculture biologique est prévu en forte hausse dans les 12 prochains mois, estime le Cniel dans sa dernière Conjoncture laitière bio publiée le 4 novembre. « La dernière enquête datée d’août 2025 prévoit une nouvelle accélération des cessations pour les 12 mois à venir ; près de 160 arrêts d’activité lait bio sont d’ores et déjà prévus d’ici juin 2026, soit trois fois plus que l’an dernier à la même époque », relève le Cniel. Ce sont surtout des exploitations de grande taille (350000 litres/an) qui seront concernées. L’arrêt de production est surtout le fait de déconversions et moins d’arrêt définitif d’activité laitière. Au cours des 12 derniers mois, le nombre de livreurs de lait bio n’a cessé de baisser, à -6% en août 2025, soit -15% depuis le pic atteint en 2023. La collecte est en baisse de 5% sur un an glissant, à 1,13 milliard de litres. « Au regard des cessations prévues, notre enquête prospective prévoit que la production laitière pourrait s’approcher de la barre du milliard de litre d’ici fin 2026 », prévoit le Cniel.
Volaille et porc : des pistes d'adaptation de la biosécurité en plein air (étude)
Initiée en 2022 par la DGAL (ministère de l'Agriculture), coordonnée par la fédération de l’agriculture paysanne (Fadear), une étude présentée le 4 novembre à Montreuil dresse des pistes d'adaptation des règles de biosécurité à l'élevage en plein air de porc et volaille. Elle conclut à « l’intérêt d’intégrer une approche fondée sur l’analyse de risque dans la réglementation, afin de prendre en compte la diversité des contextes d’exposition ». Les grilles d'analyse utilisées doivent «encore être éprouvées au cours d’un processus de publication scientifique», mais les auteurs pensent qu'elles peuvent être «reconnues par l’administration en vue de leur utilisation pour évaluer le niveau de biosécurité dans les élevages, notamment en plein air.» Quant à la prévention, les hypothèses formulées, notamment en matière d'immunité, n'ont pas pu être vérifiées dans le temps imparti. De même, les travaux restent à poursuivre sur le compostage des cadavres comme alternative au passage du camion d'équarrissage. En porc, le descriptif des clôtures s'est révélé à ce stade trop hétérogène, et nécessite des travaux complémentaires. L'expérimentation a porté sur 92 élevages avicoles et 52 élevages de porc, évalués selon des grilles élaborées avec les instituts (Itavi, Ifip, Itab).
Poulet in vitro : la start-up française Parima reçoit son premier feu vert à Singapour
Insectes : le français NextProtein lève 18 M€ pour construire une 2e usine en Tunisie
Le producteur d’insectes français NextProtein a annoncé le 4 novembre une levée de fonds de 18 M€ pour construire un site de production en Tunisie. « L'entreprise atteindra ainsi la rentabilité grâce à sa deuxième usine en Tunisie, conçue pour produire 12 000 tonnes de produits dérivés d'insectes par an dont 2 500 tonnes de farine protéinée », précise la société dans un communiqué. NextProtein franchit « une étape décisive vers la production de protéines d'insectes à une échelle véritablement industrielle », selon Mohamed Gastli, cofondateur et président de la société. NextProtein insiste sur son modèle économique spécifique adapté aux pays émergents, utilisant pour nourrir les mouches soldat noires des matières premières à faible valeur ajoutée et à forte variabilité. Selon lui, « cela nous permet de proposer des ingrédients compétitifs, facilement intégrables aux chaînes d'approvisionnement mondiales. » La levée de fonds de série B a été mené conjointement par le fonds Swen Capital et British International Investment. Les investisseurs historiques Mirova et Raise Impact ont aussi souscrit à l’opération. Et un prêt senior de 4 M€ a été accordé par un consortium bancaire composé de la Société Générale, du CIC Paris Innovation et de la Banque des Start-up by LCL.
Légumes transformés : paiement record pour les adhérents de Conserve Italia sur 2024-2025
A l’occasion de son assemblée générale le 31 octobre, le groupe coopératif italien Conserve Italia a indiqué clôturer son exercice 2024-2025 sur un chiffre d'affaires de 1,15 milliard d'euros, sensiblement stable par rapport à l'année précédente, indique Cibuslink sur son site internet. Le directeur général, Pier Paolo Rosetti, a souligné que l'exercice financier avait été marqué par un contexte de « forte instabilité macroéconomique, de déflation des prix et de baisse de la consommation dans certaines catégories », mais aussi par «une politique commerciale prudente, visant à protéger les marges et les revenus des membres». Cette politique s’est traduite par le paiement record de 106 millions d’euros (somme constituée par le prix de base, le complément de prix et d’autres compléments) aux 14 000 producteurs adhérents de la coopérative. « Notre politique commerciale visait à préserver au maximum les marges de l’entreprise, au bénéfice de la filière agricole, même au prix d’une réduction des volumes de vente, partiellement impactés par les campagnes difficiles de 2024 qui ont diminué la disponibilité des produits, notamment pour les tomates », continue Pier Paolo Rosetti. Le groupe coopératif a transformé 549 542 tonnes de tomates et de légumes sur la période, un tonnage assuré à 95% par les producteurs adhérents.
Nutrition : la Haute-Commissaire à l’Enfance promeut «la gourmandise» au salon du Chocolat
Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l’Enfance a participé, le 30 octobre, au Salon du chocolat et de la pâtisserie, où elle a mis en avant «la gourmandise comme outil d’éducation pour les enfants». Dans la note aux rédactions, elle souligne que «le plaisir culinaire participe au bien-être et à la construction émotionnelle de l’enfant, et que l’éducation, notamment, passe par la découverte du goût». Cette visite intervient dans un contexte où, en France, un peu moins d’un enfant sur cinq est en surpoids, dont 3 à 4 % souffrent d’obésité. Si la situation s’est stabilisée au cours des années 2000, elle cache des disparités importantes, notamment selon les groupes sociaux. Mme El Haïry a également souligné son engagement en faveur «de la qualité et de la responsabilité, en sensibilisant à la provenance du cacao, aux circuits durables et à la juste valorisation du travail des artisans». Cette visite s'inscrit dans un contexte d'inflation des prix du cacao, qui alourdit le coût des importations agroalimentaires françaises. Positif depuis 1978, le solde commercial agroalimentaire français s’approche désormais dangereusement du zéro, seuil qu’il pourrait franchir dès cette année. Entre 2015 et 2024, le solde commercial français de la catégorie café, thé, cacao s’est effondré de 897 M€. De même, le solde des confiseries qui inclut de nombreux produits à base de chocolat a chuté de 904 M€.
Pin : un foyer de nématode détecté pour la première fois en France
Un foyer de nématode du pin, un ver microscopique dangereux pour les conifères, a été détecté pour la première fois en France, à Seignosse (Landes), a annoncé le ministère de l’Agriculture le 4 novembre. Ce ravageur, classé « organisme de quarantaine prioritaire » par la législation européenne, est susceptible d’avoir des effets particulièrement importants s’il venait à proliférer sur le territoire, souligne le ministère. Le préfet de la région Nouvelle-Aquitaine va réunir les acteurs locaux concernés dans la journée et prendra des mesures afin d’éviter sa propagation, ajoute-t-il. « S’il constitue un sérieux danger pour les pins, ce nématode ne présente en revanche aucun risque pour la santé humaine ou animale », souligne le ministère. Ce foyer a été confirmé par le laboratoire de référence de l’Anses, dans le cadre de la surveillance officielle des organismes de quarantaine. Sa première détection dans l’Union européenne a eu lieu au Portugal en 1999 puis en Espagne en 2008. C’est « une menace sanitaire majeure pour les massifs résineux de la région », soulignait dans une note ce printemps la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt de Nouvelle-Aquitaine (Draaf).