Porc: la Fict (charcutiers industriels) veut plus de moyens humains pour l'export
Alors que l'engorgement du marché européen provoque une grave crise du secteur porcin, la Fict (industriels de la charcuterie) appelle, dans un communiqué du 2 février, à «muscler» les moyens humains administratifs dédiés à l'export. Le développement des exportations «serait une contribution essentielle pour résoudre la crise», considère son président Bernard Vallat dans un entretien à Agra Presse. «Mais la barrière principale est d'ordre sanitaire.» Au niveau des administrations centrales (ministère de l'Agriculture, FranceAgriMer) et des ambassades, le président de la Fict estime nécessaire de «doubler le nombre de fonctionnaires» affectés à l'export pour «rattraper notre retard». Dans les services déconcentrés, son syndicat propose le recrutement de «référents régionaux parfaitement formés et totalement mobilisables» pour deux missions: «signer en temps et en heure les certificats sanitaires» nécessaires pour exporter; «recevoir les inspecteurs des pays tiers» venus inspecter les établissement agréés. «La Chine a agréé une dizaine d'établissements charcutiers français, mais une trentaine en Italie et une quarantaine en Espagne. Notre action politique a été moins efficace que celle des nos concurrents», déplore M. Vallat, qui se dit «prêt à discuter d'un partage des coûts» avec les pouvoirs publics.
Crédits carbone: vers un marché à 1,7 milliard de dollars en 2022 (analyste)
Dans leur rapport annuel publié le 1er février, les analystes britanniques de Trove Research estiment que le marché mondial des crédits carbone volontaires pourrait atteindre entre 1,5 et 1,7 milliard de dollars en 2022, contre 950 millions en 2021. Cette hausse, précisent-ils, «sera due à la demande croissante des entreprises pour répondre à leurs engagements de neutralité couplée à une hausse des prix des crédits». Le taux de croissance du marché, préviennent-ils, restera cependant inférieur à la hausse de 190% observée entre 2020 et 2021, avec un marché passé de 328 à 951 millions de dollars. D’après les données de Trove, la plus grande partie des crédits actuellement sur le marché proviendrait des projets REDD+ (mécanisme des Nations unies contre la déforestation, environ 700 Mt) et des projets d’énergie renouvelable (450 Mt). Les crédits volontaires issus des projets agricoles et forestiers (solutions basées sur la nature) resteraient cependant encore limités sur le marché, avec environ 200 Mt. Fin 2021, le surplus de crédits sur le marché volontaire du carbone s’élèverait à 559 Mt, en augmentation de 50% par rapport à fin 2020.