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Eau : les États-Unis au cœur des échanges mondiaux « d’eau virtuelle »

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Dans une étude publiée en décembre 2025, le cercle de réflexion britannique Chatham House analyse l’empreinte hydrique du commerce mondial agricole, recourant à la notion « d’eau virtuelle », c’est-à-dire le volume d’eau incorporé dans les produits tout au long de leur chaîne de production. Elle souligne la progression continue de ces échanges depuis les années 1980, pour l’ensemble des produits agricoles. Les États-Unis y occupent une position centrale. Ils représentaient à eux seuls 19 % des exportations mondiales d’eau virtuelle incorporée dans les cultures en 2015, devant le Pakistan, l’Inde, le Mexique et l’Espagne. Côté importations, les États-Unis figurent également parmi les principaux acteurs, aux côtés de la Chine. Dès 2015, les deux pays comptaient parmi les vingt premiers importateurs d’eau virtuelle dans les cultures. En 2022, la Chine concentrait à elle seule une part importante des importations mondiales d’eau virtuelle, pour certaines denrées (40 % pour le soja, 16 % pour l’élevage, 10 % pour l’huile de palme).