Réagissant à la diffusion, le 26 juillet, d’une enquête de L214 sur l’abattoir de Bazas, la préfecture de Gironde a annoncé, dans un communiqué du même jour, une «nouvelle inspection complète» de l’usine. Tout en critiquant la méthode de l’association, qui a choisi selon elle «un montage isolant de leur contexte des séquences non datées et choisies pour leur caractère choquant». Pour la préfecture, la vidéo «ne reflète pas la réalité du fonctionnement de cet abattoir régulièrement contrôlé». «Une inspection coordonnée des trois chaînes du 28 mars au 21 avril 2023 sur le volet immobilisation des animaux a conclu à la conformité de l'établissement», rappellent les autorités. La préfecture évoque aussi une «mise en demeure» du 9 juin ordonnant un «contrôle interne» sur le déchargement des animaux, ainsi qu’un «courrier d’avertissement» du 3 février sur l’«inadéquation de l'équipement» pour l'abattage des porcs de moins de 40 kg. Dans un communiqué du 27 juillet, L214 maintient sa version, contestant notamment les affirmations de la préfecture sur l’abattage des porcelets. Face aux accusations de montage à charge, l’association indique par ailleurs avoir remis à la justice «une vidéo de 2h50 (avec preuves de dates et de lieu) qui accompagne sa plainte contre l’abattoir».
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