Les cartes sont entre les mains des États membres et du Parlement européen. Telle est, en substance, la réponse officielle de la Commission européenne, publiée le 5 avril, à l’initiative citoyenne «Sauvons les abeilles et les agriculteurs» ayant réuni plus le soutien de plus d’un million d’Européens. «Plutôt que de proposer de nouveaux actes législatifs, il est prioritaire de veiller à ce que les propositions en cours de négociation par les colégislateurs soient adoptées puis mises en application en temps utile», estime Bruxelles. Pour la Commission, les propositions contenues dans son projet de règlement sur l’utilisation durable des pesticides (qui prévoit la réduction de 50% de leur usage et des risques associés et une interdiction dans des zones dites sensibles) et dans son projet de législation sur la restauration de la nature (avec des objectifs contraignant en matière de population de papillons, de surfaces naturelles…) permettrait de répondre aux demandes exprimées par les citoyens. Mais ces deux textes, en cours d’examen, sont malmenés. Pour celui sur les pesticides par exemple, les ministres de l’Agriculture ont demandé une étude complémentaire sur les conséquences pour la sécurité alimentaire (attendue au plus tard en juin) et au Parlement, le principal groupe politique (les démocrates-chrétiens du PPE) demande un report du texte.
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