Selon un document obtenu par des ONG (les Amis de la Terre, Via Campesina...) et dévoilé le 22 mars, les ajustements visant à intégrer des garanties en matière de développement durable dans l’accord UE-Mercosur ne sont que «cosmétiques». «L'UE et le Mercosur fixeront un objectif intermédiaire de réduction de la déforestation d'au moins 50% par rapport aux niveaux actuels d'ici à 2025. En outre, les deux parties s'engagent, d'ici 2025, à réaliser des progrès significatifs dans la restauration des forêts, en maximisant les contributions à la conservation de la biodiversité, aux objectifs de lutte contre le changement climatique et à d'autres avantages connexes», indique notamment ce projet de texte. Insuffisants, dénoncent les ONG qui estiment que ces engagements ne permettront pas d’atteindre les objectifs en matière de climat ou de protection des droits de l'homme que se fixe l’UE. Le document ne mentionne à aucun moment l'inclusion de clauses miroirs. La Commission européenne mène actuellement avec les pays du Mercosur des négociations sur un protocole additionnel destiné à débloquer le processus de ratification de l’accord. Ce document devrait être signé lors du prochain sommet UE/Amérique latine prévu en juillet. Le sujet devrait être abordé par les chefs d’Etats et de gouvernement qui se réunissent les 23 et 24 mars à Bruxelles.
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