A l'occasion d'une conférence de presse le 21 mai, le Modef a indiqué qu'en matière de pesticides, la proposition de loi Entraves était «régression» pour les agriculteurs qui sont «les premiers à s'empoisonner», selon les mots du co-président Frédéric Mazer, Toutefois, dans le cas particulier de l'acétamipride, le secrétaire général Lionel Girardi a indiqué que le syndicat était favorable à une dérogation jusqu'en 2033 pour la noisette, dont il est producteur en Lot-et-Garonne, arguant d'un faible effet sur les pollinisateurs selon lui pour cette production, et d'une absence d'alternative de biocontrôle avant plusieurs années. Ce même agriculteur s'est également positionné sur le stockage de l'eau, opposant d'un côté les «lacs collinaires», nombreux dans son département et profitant d'un écoulement «naturel» des eaux, aux «méga-bassines» qui «pompent directement dans les nappes», un «contre-sens» selon lui qui propose plutôt de «pomper directement dans les nappes» pour éviter toute évaporation. Le co-président Frédéric Mazer a ajouté ensuite que ces ouvrages de stockage devraient «servir aux cultures vivrières» et non aux cultures destinées majoritairement à l'exportation.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Lin : surface française en hausse de 10 % en 2026, le lin d’hiver en plein essor
Premier producteur mondial de lin, la France a cultivé 200 000 ha de lin en 2026, en progression de 10 % par…
Bovins/DNC : le Conseil d’État déboute encore les anti-vax
Dans plusieurs avis rendus le 23 juillet, le Conseil d’État a débouté de leurs nouvelles demandes les éleveurs…
Deux PPL pour adapter les forêts au climat
Face à la multiplication des incendies en France, deux propositions de loi veulent accélérer l’adaptation des forêts au…