La ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a présenté la version finalisée du Pnacc-3 (troisième Plan national d’adaptation au changement climatique), le 10 mars en conférence de presse. Concernant l’agriculture, elle a cité parmi les mesures nouvelles ou affinées le lancement d’une étude sur « les conséquences de la montée du niveau de la mer et du recul du trait de côte pour l’agriculture » (impacts sur la ressource en eau dans les territoires littoraux). Cette donnée devra être « gérée et partagée par les collectivités » et « les organisations syndicales », précise le Pnacc, « en permettant aux professionnels (maraîchers, éleveurs et irrigants) » de s’adapter « en réorientant leurs itinéraires techniques de production ». Autre mesure citée : « un plan de communication pour éclairer le consommateur » afin qu’il privilégie « les productions respectueuses du bien-être animal, de l’environnement et durables ». Au plan plus général, Pannier-Runacher a évoqué la « territorialisation » du Pnacc (notamment via les Cop territoriales) ou encore sa volonté de donner pour les collectivités une « valeur juridique » à la Tracc, la trajectoire de réchauffement de référence sur laquelle repose le Pnacc-3, soit +2°C en 2030, +2,7°C en 2050 et +4°C en 2100.
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