Le collectif «En vérité» (60 marques agroalimentaires) veut mettre la question de l’affichage de l’origine des produits alimentaires à l’agenda de la séquence parlementaire sur le projet de loi d’orientation agricole, prévue pour le mois de décembre, en défendant auprès des députés et des sénateurs une proposition de loi visant à rendre obligatoire l’étiquetage de l’origine des matières premières agricoles, a indiqué le nouveau président du collectif David Garbous, lors d'une conférence de presse le 9 octobre. Selon une étude commandée par le collectif à l’institut Appinio, 86% des consommateurs français souhaitent disposer d’une information sur l’origine lorsqu’ils font leurs achats. Dans le détail, 85% des répondants considèrent important de connaître l’origine des ingrédients et 82% le lieu de transformation. Le collectif porte, par ailleurs, un prototype de logo pour indiquer la provenance des matières premières et le lieu de fabrication d’un produit. Cet affichage simplifié est «transposable au niveau européen», affirme-t-il. D’éventuels blocages liés aux règles européennes sur la concurrence ont été pris en compte, assure David Garbous. «On a travaillé notre proposition en conséquence», explique-t-il.
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