« L’industrie agroalimentaire poursuit son érosion et la Bretagne s’inscrit nettement dans cette tendance » : voici le constat dressé par l’ABEA (entreprises agroalimentaires bretonnes) dans sa dernière note de conjoncture au sujet d’un panorama économique des IAA bretonnes réalisé par la Banque de France, à la demande de la région Bretagne. D’après cette étude réalisée auprès de 606 entreprises, « l’évolution de la valeur ajoutée des IAA bretonnes n’est que de +2,4 % entre 2022 et 2023, alors qu’elle est de +6,4 % pour les IAA au national sur la même période. La Bretagne a donc quatre points de retard par rapport à la moyenne des IAA françaises », relève l’ABEA. Elle explique cette situation par le poids plus important des matières premières pour les industriels bretons, comparé à l’échelle nationale. Autre indicateur : le taux de marge brute d’exploitation, qui se replie pour les IAA bretonnes entre 2020 et 2023 (de 4,2 % à 3,9 %), alors qu’il reste stable au niveau national (5,2 %). Autant de signes qui témoignent « d’une dégradation structurelle », témoigne Marie Kieffer, déléguée générale de l’ABEA, citée par Les Marchés.
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