Des recherches récentes publiées dans la revue Horticultura Argentina confirment la supériorité du stockage au froid sur celui à température ambiante sur la qualité des bulbes d'ail (indice de dormance visuelle et facteurs physico-chimiques). Ce type de conservation influerait sur deux phénomènes principaux : la perte de poids et le maintien de la dormance. « La réfrigération est essentielle pour celle-ci, permettant aux bulbes de conserver leur structure et leur aptitude à la consommation jusqu'à 120 jours », est-il expliqué, ce qui réduit les risques de germination. De plus, les basses températures minimiseraient la respiration et la déshydratation, entraînant une perte de poids du bulbe et préserveraient sa qualité métabolique (ralentissement de la consommation des sucres et meilleur Brix). « Le stockage au froid pourrait permettre aux producteurs des débouchés plus larges à des prix plus justes en dehors de la saison des récoltes », conclut-elle. En France, le stockage au froid n’est pas présent dans l’ensemble de la filière : « Il est une pratique utilisée par tous les metteurs en marchés. Certains producteurs s’équipent également, mais ce n’est pas généralisé, car ce sont des investissements onéreux », indique l’Aniail (interprofession), contactée par Agra Presse.
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