Le tribunal administratif de Rennes a fixé un délai de quatre mois à l'État pour renforcer la lutte contre les algues vertes en Bretagne dans une décision inédite rendue le 18 juillet. «Il est enjoint au préfet de la région Bretagne de compléter le 6e programme d'actions régional» contre les algues vertes dans un délai de quatre mois, est-il écrit dans la décision consultée par l'AFP. C'est la première fois que l'État se voit imposer un délai contraint pour renforcer la lutte contre les algues vertes, un phénomène qui empoisonne une partie des côtes bretonnes depuis des décennies. Dans ce délai de quatre mois, l'État devra agir «par l'adoption de mesures d'application immédiate, contrôlées dans leur exécution, de limitation de la fertilisation azotée et de gestion adaptée des terres agricoles». Par cette décision, le tribunal vient d'envoyer «un signal important» à l'État qui va devoir «passer à la vitesse supérieure», se réjouit dans un communiqué l'association Eau et rivières de Bretagne (ERB) qui avait saisi le tribunal. «Bien qu'elles mobilisent d'importants fonds publics», les actions de lutte contre les marées vertes «portées par les pouvoirs publics depuis plus de dix ans, et basées sur le volontariat des exploitations agricoles (...), ont montré leurs limites. Elles sont nécessaires mais pas suffisantes», écrit l'association.
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