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Algues vertes: la mort du sanglier en septembre est bien due à la pollution

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Le parquet de Brest a annoncé, le 5 mars, que la mort d’un sanglier le 3 septembre sur la plage de Saint-Maurice à Morieux (Côtes-d’Armor) est bel et bien due à la pollution aux algues vertes, rapporte l’AFP le même jour. Le rapport d'autopsie «a conclu à un décès de l'animal consécutif à l'inhalation d'H2S, gaz émanant de la putréfaction des algues vertes», a indiqué le procureur de la République de Brest Camille Miansoni dans un communiqué. Initialement compétent sur cette affaire, le parquet de Saint-Brieuc s’est dessaisi du dossier en novembre, au profit du pôle régional environnemental du tribunal judiciaire de Brest, a indiqué le magistrat. C’est sur cette même plage que 36 sangliers avaient été retrouvés morts en août 2011, à la suite de quoi l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) avait estimé «hautement probable» que ces décès étaient dus aux algues en décomposition. Présentes en mer à l'état naturel, les algues vertes prolifèrent dans les baies bretonnes. Elles sont nourries par les excès de nitrates via la fertilisation azotée, et, pointent certains, par les eaux usées.