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Alimentation animale : Moscou et Pékin prennent des dispositions opposées à l’égard du soja

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A quelques heures d'intervalle, Moscou et Pékin ont pris des dispositions opposés à l'égard de leur approvisionnement en soja pour la nutrition animale. La Russie réautorise les importations de soja OGM au cas où la prochaine récolte domestique serait insuffisante pour la fabrication d’aliments pour animaux, tandis que la Chine prévoit de réduire à 10% la part du tourteau de soja dans l’alimentation animale à l’horizon 2030. Selon une dépêche de l'agence Reuters le 18 juin, le gouvernement russe vient d'autoriser par un décret la reprise des importations de soja OGM, pour garantir la continuité des fabrications d’aliments. Il les avait interrompues à l’issue de la récolte exceptionnelle de 2024 en ne prolongeant pas l’autorisation d’importer du soja OGM édictée en 2020. En Chine, la décision de Pékin de réduire à 10% la part du soja dans l’alimentation animale, contre 13% en 2023, est prise dans le contexte de guerre commerciale avec les Etats-Unis, qui procurent environ 20% des approvisionnements extérieurs de la Chine, selon Reuters. Mais elle devrait pénaliser les petits élevages qui utilisent 15 % à 25 % de soja dans leurs rations, selon un analyste de China Policy à Pékin, et qui produisent plus de 30% des porcs du pays.