Depuis le lancement de leur campagne début mai (elle prend fin en novembre), les producteurs bretons d’artichaut (principal bassin de production français) subissent tous les jours le prix de retrait (4,50 euros le colis de quinze têtes) au marché au cadran. Début juin dans les Côtes-d’Armor, plusieurs dizaines d’entre eux ont réalisé des opérations de distribution gratuite des invendus qui représentent «entre 30 et 50% des dernières ventes», constate Christian Bernard, président de la section artichaut à Prince de Bretagne (Cerafel). Après avoir induit des baisses de rendements sur le moment, les fortes chaleurs de 2022 ont décalé les périodes de récolte de cette plante quadriennale. Ainsi, les producteurs des Pyrénées-Orientales (second bassin de production) étaient encore présents sur le marché en mai. «On peut considérer qu’il y a 20 à 30 % d’artichauts en trop sur le marché actuellement», précise Pierre Gélébart, chef produit «artichaut» chez Prince de Bretagne. Autre problème: la disparition il y a un peu plus d’un an d’un débouché industriel (surgélation), qui absorbait 4000 à 5000 tonnes chaque année en Bretagne. Le retour à la normale ne pourra être que progressif. Il passera par une réduction de l’offre «qui devrait intervenir à partir du 19 juin», estime Christian Bernard. (Franck Jourdain)
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Installation : en Pays de la Loire, la région lance un nouveau prêt à taux zéro
La région Pays de la Loire lance un prêt à taux zéro dédié à l’installation des jeunes éleveurs, a-t-elle annoncé le…
Agritourisme : une esquisse de PPL pour structurer et développer le secteur
Remettant son rapport aux ministres Serge Papin (PME) et Annie Genevard (Agriculture) le 13 mai, la mission…
Ademe : le conseil d’administration vote contre le projet de réforme du gouvernement
Le conseil d’administration de l’Agence de la transition écologique (Ademe) a adopté, le 19 mai, une résolution…