Dans un communiqué le 7 septembre, la Conf’ accuse la FNSEA d’avoir «torpillé» la troisième conférence des filières qui a eu lieu la veille au soir pour trancher sur les modalités techniques de l’assurance et de la solidarité nationale (seuils et taux), et qui n’a finalement abouti à aucune décision. «[La FNSEA] continue d'exiger une prise en charge par l'Etat la plus faible possible pour les non-assurés exerçant dans les quatre productions assurables», s’indigne la Conf’. «Si l'annonce de ces derniers arbitrages a été officiellement reprogrammée la semaine prochaine lors d'une réunion de la Codar, en réalité tout va se jouer en amont, lors d'une ultime réunion bilatérale DGPE/FNSEA», poursuit le syndicat minoritaire, enjoignant le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau à «ne pas céder». La FNSEA défend publiquement un taux d’indemnisation publique de 45% pour les non-assurés, comme envisagé par le Parlement. Mais, à l’unisson avec ses associations spécialisées, elle défend aussi de nombreux autres critères pour développer l’assurance. Or, pour financer tout cela, l’enveloppe promise de 600 millions d’euros ne suffit pas et, à moins d’évoluer, conduira à faire des choix. Le 30 août, la FNSEA estimait qu’il manque 150 millions d’euros annuels pour financer une réforme à la hauteur de ses espérances. Le syndicat majoritaire espère encore convaincre les plus hautes sphères de l’Etat de rallonger l’enveloppe.
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