La communication de la Commission européenne concernant l'avenir du secteur agricole du 19 février, qui s'inscrit dans la lignée du dialogue stratégique, a suscité des réactions contrastées chez les parties prenantes. Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) se félicitent de cette «remise à zéro pragmatique» et de ce «catalogue ambitieux de pistes de travail pour l’avenir» mais craignent le manque de fonds dans le prochain budget. Les jeunes agriculteurs européens (CEJA), eux, encouragent les décideurs politiques à aller plus loin pour améliorer l’attractivité du secteur alors que la question du renouvellement des générations est centrale. A contrario, Via Campesina pointe «les profondes contradictions» du texte, soulignant à la fois «la volonté d’améliorer les prix payés aux agriculteurs» et les «fausses solutions» qui «détruiront les petits agriculteurs et empêcheront la nécessaire transition». Pour l’ONG Pan Europe, Bruxelles «laisse en suspens les revendications des citoyens visant à abandonner l’agriculture chimique». Les consommateurs européens (BEUC) estiment que «la Vision déçoit du côté de la demande» sans inclure d'élément sur les systèmes alimentaires durables. Toutefois, les engagements à revoir la législation sur le bien-être animal, à étendre l’étiquetage de l’origine et à renforcer la réciprocité des normes sont salués.
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