La famille d'un homme entre la vie et la mort depuis la manifestation "antibassines" interdite le 25 mars dans les Deux-Sèvres a porté plainte pour tentative de meurtre et entrave aux secours, alors que les autorités défendent l'action des forces de l'ordre. Il s'agit des parents d'un manifestant de 32 ans, originaire de Toulouse, victime d'un traumatisme crânien autour du chantier d'une retenue d'eau à Sainte-Soline, où de violents affrontements ont eu lieu avec les gendarmes. Il a été blessé «par une grenade GM2L», déclarent dans un communiqué ses parents. Ils reconnaissent que leur fils est «fiché S» et «a eu des problèmes judiciaires», «comme la plupart des gens qui se battent contre l'ordre établi», ajoutent-ils en défendant «son honneur». Le parquet de Niort a indiqué ne pas avoir pu «déterminer l'origine de la blessure» avant de se dessaisir au profit de celui de Rennes en raison de sa compétence militaire. Le délai de prise en charge de ce manifestant à Sainte-Soline est dénoncé par les organisateurs et des observateurs de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), pour qui les autorités ont entravé l'intervention des secours - ce qu'elles démentent.
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