Les eurodéputés de la commission de l’Agriculture ont appelé, le 18 février, l’UE à lancer un plan d’action pour lutter contre les maladies bactériennes affectant la betterave sucrière. La plupart des groupes politiques ont déploré le manque de réponses apportées par la Commission européenne sur ce dossier. Deux bactéries transmises par une espèce de cicadelle, découvertes au début des années 90 en France sont responsables du syndrome des basses richesses (SBR) affectant le rendement racinaire et la teneur en sucre, qui s’étend depuis dans l’UE (notamment en Allemagne, Hongrie…) touchant au passage de nouvelles plantes (pomme de terre, vigne…). L’eurodéputé belge Benoît Cassart (Centre) critique les moyens limités de lutte car «toujours plus de molécules sont interdites». Du côté de la Commission européenne, on estime que certains produits restent disponibles et, si besoin, il est toujours possible d’adopter au niveau national des autorisations d’urgence. Mais pour l’Allemand Norbert Lins (Droite), «aller d’autorisation d’urgence en autorisation d’urgence n’est pas une solution». Il insiste pour que soit présenté un plan d’action mêlant recherche de variétés résistantes, rotation des cultures et accès durable à des substances. Les nouvelles techniques de sélection génomiques pourraient aussi offrir des solutions à moyen terme, mais le nouveau cadre tarde, pour l’instant, à être adopté.
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