À l’approche des discussions budgétaires automnales, la Fnab (producteurs bio) demande au parlement et au gouvernement de s’appuyer sur les récentes recommandations du CGAAER et de celles de la Cour des comptes en 2022 pour renforcer l’agriculture biologique. « Le pragmatisme économique c’est soutenir la bio, modèle agricole créateur net de valeur écologique et économique », affirme la Fnab dans un communiqué le 4 septembre, rappelant que la bio permet notamment d’éviter la dépendance aux engrais de synthèse, de protéger la qualité de l’eau et d’éviter des coûts de traitement de cette dernière « qui sont en dérapages incontrôlés ». Concrètement, la Fnab demande « le dézonage » des MAEC « systèmes herbagers » et des MAEC « zéro intrants », explique son co-président Loïc Madeline. Cela signifie que toutes les exploitations bio de France pourraient demander ces MAEC, quelle que soit leur localisation. Pour financer cela, la Fnab veut utiliser les reliquats de la conversion bio. « Il reste au moins 500 à 600 000 euros de reliquats à venir sur la fin de la programmation [de la Pac] », affirme Loïc Madeline. La Fnab demande aussi une augmentation du crédit d’impôt bio, de 4 500 euros actuellement « à 6 000 euros », précise-t-il.
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