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Biochar : premières assises nationales pour ce «puits de carbone»

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Les premières assises nationales des biochars se sont tenues le 29 mars à Rennes, organisées par les associations Bretagne éco-entreprises, une agence locale de l'énergie (Aile) et l’institut polytechnique Unilasalle en partenariat avec l’Ademe. Producteurs de biomasse, distributeurs, chercheurs, institutions… «Près de 200 acteurs œuvrant dans le secteur du charbon biosourcé en France» étaient réunis à l’occasion de cette première édition, précisent les organisateurs. L’occasion de «faire connaître» ce co-produit de la pyrolyse (décomposition chimique obtenue par chauffage et en l'absence d'oxygène) utilisé notamment comme amendement dans l’agriculture, rappelle Claire Chastrusse, d.g. de l’entreprise Carbonloop, présentes lors de ces Assises. Et de vanter les bienfaits de ce «puits de carbone, reconnu par le Giec comme une solution qui retire du CO2 durablement de l’atmosphère», qui permet de «retenir l’eau» dans les sols, de les «décompacter» et de les «équilibrer» lorsqu’ils sont acides. Si les assises sont l’occasion de mettre en avant cette filière «naissante» et «peu connue» en France, Claire Chastrusse estime également que des «soutiens financiers» seront nécessaires pour faire émerger ce marché. Chez Carbonloop, la production de biochar est liée à celle de biohydrogène (voir notre dossier).