Malgré quelques progrès en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de la pollution atmosphérique, l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) estime, dans son rapport quinquennal sur l'état de l'environnement en Europe, publié le 29 septembre, que des efforts supplémentaires sont nécessaires. Un certain nombre d’indicateurs présentent toujours une tendance à la détérioration : biodiversité, ressources des sols, utilisation des terres, etc. Et le secteur agricole est particulièrement visé : il est est désigné comme « l'un des principaux moteurs du dépassement écologique ». « La biodiversité décline en raison des pressions persistantes exercées par des modes de production et de consommation non durables, notamment dans le système alimentaire », peut-on lire dans le rapport. De même, la « santé des sols agricoles se détériore en raison de la surutilisation d'intrants chimiques, de la monoculture, de la reconstitution insuffisante de la matière organique et de pratiques de gestion non durables ». L’agence de l’UE considère même que ce sont les produits d'origine animale qui constituent la catégorie alimentaire ayant le plus fort impact, entraînant une utilisation des terres importante, des émissions de GES et une perte de biodiversité. Mais elle admet les vertus des systèmes d'élevage extensifs à base d'herbe et de la polyculture-élevage.
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