Au congrès de France Gaz le 25 septembre, Jean-François Delaitre, président de l’Association des agriculteurs méthaniseurs de France (AAMF) a exhorté la filière du biogaz à adopter « une parole plus unie et plus claire », rappelant que l’administration la juge encore « peu audible ». Parallèlement, il a appelé à ce qu’une « solution collective » soit apportée aux agriculteurs engagés dans la cogénération, afin qu’ils s’engagent « sereinement » vers d’autres modèles. Plébiscitée aux débuts de la filière, la cogénération est aujourd’hui délaissée par l’État, qui encourage la transition vers l’injection. Début septembre, une nouvelle étape de ce basculement a été franchie avec la publication au Journal officiel d’un arrêté supprimant les indemnités due en cas de résiliation anticipée de contrat sous réserve du démantèlement de l’installation de production d’électricité à partir de biogaz. « Il y a une volonté collective, tant de la filière que des pouvoirs publics, pour permettre la conversion des sites de cogénération », souligne Olivier Dusart, chargé de mission pour l’AAMF, à Agra presse. Il reconnaît toutefois que la transition vers l’injection ne sera pas possible pour tous les agriculteurs méthaniseurs actuellement engagés dans la cogénération, d’où la nécessité de les accompagner afin de leur offrir de nouvelles perspectives.
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