En raison de la flambée des prix du bioGNV (biogaz naturel pour véhicules), réglementairement corrélés au prix du gaz, la plupart des stations et des flottes de camions de la filière réduisent leur activité a-t-on appris auprès de l'association française du GNV (AFGNV). Le plus souvent liés à la grande distribution, les transporteurs qui s’étaient équipés de véhicules bioGNV privilégient d'autres carburants devenus comparativement moins chers comme le diesel. Accompagnée des collectivités ayant opté pour des flottes de bus et autocars roulant au bioGNV - qui n'ont pas, elles, arrêté de fonctionner -, la filière demande à l'Etat d'intervenir de deux façons : en étendant le «bouclier tarifaire» (appliqué aux particuliers) aux entreprises consommant du bioGNV ; et d'autre part, en décorrélant les prix du biométhane et du GNV. La filière bioGNV est en plein développement depuis 2014, après la parution d'un rapport de l'Agence européenne de l’environnement sur la pollution aux particules fines par le diesel, puis de l'affaire Volkswagen. En France, le nombre de stations bioGNV doit passer de 250 fin 2021 à 327 fin 2022, selon l'AFGNV. L'association des agriculteurs méthaniseurs de France veut créer 500 stations à la ferme d'ici 2025.
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