L’Office marocain interprofessionnel des céréales et des oléagineux (ONICL), établissement public dépendant des ministères de l’Agriculture et des Finances, a annoncé l’allongement de son programme de subventions aux importations de blé, dans un communiqué du 24 mars. Il s’étend désormais jusqu’au 31 décembre 2025, contre fin avril précédemment. Le pays est en proie à une importante sécheresse, pénalisant les cultures locales, qui engendrerait d’importants besoins d’importations supplémentaires. L’observatoire des ressources agricoles de la Commission Européenne, Mars, confirment les craintes de baisse attendue de la production nationale. Dans son dernier rapport du 24 mars, il table sur un recul du rendement moyen marocain 2025 en blé de 18 % par rapport à 2024, à 1,14 t/ha, et de 27 % par rapport à la moyenne quinquennale. En orge, ils dégringoleraient à 0,75 t/ha, en repli de 21 % par rapport à 2024, et de 27 % par rapport à la moyenne quinquennale. Les autorités ont pour habitude d’agir ainsi lorsqu’elles anticipent une mauvaise récolte. Le Maroc constitue actuellement le principal acheteur de blé tendre français hors UE, spécialement depuis la dispute diplomatique avec l’Algérie.
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