En 2024, année de hausse des prix des animaux, les éleveurs de bovins viande spécialisés ont vu leur revenu progresser dans les zones herbagères jusqu’à un « niveau jamais atteint » depuis 2014, selon le bilan annuel de l’Institut de l’élevage (Idele). Dans le détail, le résultat courant par unité de main-d’œuvre augmente de 27 % en systèmes naisseurs de montagne et pastoraux, à 26 000 €. Pour les systèmes naisseurs herbagers (grand Massif central), il progresse de 6,7 %, à 33 600 €. Des chiffres issus du réseau Inosys (Idele et chambres d’agriculture), comprenant 237 élevages conventionnels choisis pour leur performance (et affichant des revenus supérieurs de 10 000 € en moyenne à ceux du Rica). En revanche, sous l’effet notamment des mauvaises récoltes, les systèmes avec cultures affichent des résultats en baisse, contrastant avec leur rentabilité observée ces dernières années. En systèmes naisseurs engraisseurs de jeunes bovins avec cultures, le revenu chute de 26 %, à 23 700 €. Les exploitations « naisseurs et cultures » (polyculture-élevage du quart nord-est) voient leur revenu stagner (+1,3 %, à 15 600 €). Toutefois, en moyenne sur la période 2014-2024, ce sont les systèmes avec cultures qui s’en sortent le mieux, grâce à la « complémentarité des productions ».
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