En amont du sommet européen des 20 et 21 mars où la question du prochain cadre financier de l’UE post 2027 sera à l’ordre du jour des chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept, la France fait ses propositions, notamment sur l'agriculture. Dans un document daté du 4 mars obtenu par Agra, Paris appelle clairement à ne pas intégrer la Pac au sein d’un plan national global, comme l’envisage la Commission européenne dans sa communication préliminaire. Pour la France, le maintien d’un budget propre pour la Pac est essentiel afin de préserver les paiements directs, « en raison de leur rôle essentiel pour le soutien au revenu des agriculteurs ». Les autorités hexagonales restent également très attachées à la structure en deux piliers de la Pac et à la « nature commune de toutes ses composantes ». Au-delà de la préservation du revenu des agriculteurs, la France souhaite que les spécificités de la Pac soient prises en compte étant donné qu’elle a déjà « fortement intégré la logique de performance ». En outre, elle plaide également pour un accompagnement des agriculteurs dans la transformation des systèmes de production ou encore la mise en place de conditions de concurrence équitable. Enfin, La France s’oppose au raccourcissement de la durée du CFP (de sept à cinq ans) pour des raisons de prévisibilité et de stabilité des politiques comme la Pac.
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