Sur le marché Euronext le 22 mars, la tonne de blé s’échangeait sous la barre symbolique de 250 €, soit son plus bas niveau depuis l’automne 2021. Selon le cabinet Agritel, le prix du blé s’inscrit dans de nombreux cas «à des niveaux situés en dessous des coûts de production pour la prochaine campagne». Ce repli général est alimenté par la crainte d’une crise financière mais aussi par l’importance de l’offre de la mer Noire, soulignent les analystes. La Commission européenne a d’ailleurs annoncé le 20 mars vouloir puiser dans sa réserve de crise pour soutenir les agriculteurs polonais, roumains et bulgares, déstabilisés par l'afflux d'importations agricoles ukrainiennes. Reste que les analystes relèvent une situation paradoxale, où le marché mondial des grains néglige le risque politique alors qu'il existe une très forte incertitude autour de l'accord sur le corridor céréalier ukrainien prolongé pour 60 jours au lieu de 120 le 18 mars. «La psychologie baissière du moment est l'exact inverse de ce que l'on constatait l'année dernière, où la moindre nouvelle contribuait à la hausse des cour», précise d’ailleurs Sébastien Poncelet, analyste chez Agritel.
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