À l’occasion des vœux de l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) à la presse le 25 janvier, son secrétaire général Philippe Heusele a annoncé que «le fameux effet ciseau que [l’AGPB] craignait était arrivé», et ce en raison de «la chute des cours» des céréales et de «la flambée des charges» que la filière va «vivre de plein fouet en 2023». «Selon une étude de l’Institut technique Arvalis publiée en décembre 2022, la hausse des charges pourrait atteindre (…) entre 380 et 580 euros de plus à l’hectare par rapport à 2022», soutient Eric Thirouin, président de l’AGPB. À lui seul, le coût de la mécanisation sur les exploitations pourrait augmenter de 35%, rapporte-t-il. «Pour un rendement moyen de blé tendre à 8 t/ha, le coût de production s’établirait entre 287 et 312 €/t, soit une hausse de 54 €/t à 90 €/t par rapport à 2022», précise-t-il. Et d’ajouter qu’avec un niveau d’aide Pac de «27 €/t, le seuil de commercialisation s’établirait entre 260 et 284 euros». Or, le président de l’AGPB affirme que «le prix de la tonne de blé au sein de l’exploitation agricole est aujourd’hui entre 250 et 255 €/t». Avec le plus bas niveau d’augmentation des charges, nous sommes déjà en dessous des 5 à 10 €/t, rémunération de l’exploitant non comprise». «Les prix actuels ne couvriront pas les charges engagées pour la récolte semée cet automne et que l’on récoltera cet été», s’alarme-t-il.
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