Cérévia, union de commercialisation qui rassemble Dijon Céréales, Oxyane, Bourgogne du Sud et Terre Comtoise, vient de lancer son programme Vert by Cérévia, qui accompagne les agriculteurs dans la décarbonation. « Nous avons choisi de traiter cet enjeu de façon groupée par volonté d’harmonisation et de cohérence », explique Alain Caekaert, directeur de l’union. Le programme, qui s’appuie sur la méthode du label bas carbone, rassemble déjà une cinquantaine d’agriculteurs, et prévoit d’en accompagner une centaine dès l’année prochaine. « Nous avons contractualisé avec trois meuniers de notre secteur pour le blé, et sommes en discussions sur le segment amidonnier pour les blés, sur la trituration pour le colza et les tournesols et sur la malterie pour les orge de brasserie », précise Alain Caekaert. Sur un blé meunier, le surcoût lié à la décarbonation atteint entre 10 et 12 % du coût de base. « Un montant raisonnable, si l’on considère que 60 à 70 % du carbone d’un meunier dépend du scope 3, c’est-à-dire de ses émissions indirectes » lors du processus de production du blé, précise le directeur. Pour mener son programme Vert by Cérévia, l’union s’est associée à ReSoil, un opérateur carbone. (Elena Blum)
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