En raison de l’afflux de blé ukrainien dans son pays dans le contexte de la guerre en Ukraine, le premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a appelé, le 29 mars lors d’une conférence de presse, la Commission européenne à freiner ces importations qui remplissent les sites de stockage et «déstabilisent» les marchés locaux. À cette fin, il exige de Bruxelles qu’«elle recoure à toutes les régulations [possibles] permettant de limiter ou de bloquer l'entrée du blé ukrainien en Pologne comme pays de destination finale». «Aujourd'hui, on veut que ce blé s'en aille totalement parce que nos sites de stockage en sont tous remplis», a-t-il insisté. Au lieu de rester sur place, le blé ukrainien devrait, via les «Voies de solidarité» (mesures de logistique mises en place par l’UE pour aider l’Ukraine à exporter ses céréales, NDLR) seulement transiter pour ensuite être expédié vers les pays tiers. Pour compenser les pertes des agriculteurs, Bruxelles avait proposé de débloquer 56,3 M€ de la réserve agricole dont 29,5 M€ en faveur de la Pologne. Les États membres se prononceront sur cette proposition le 30 mars.
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