Alors que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, était venue à Kiev pour célébrer la journée de l’Europe, le président ukrainien Volodymyr Zelensky n’a pas hésité le 9 mai lors d’une conférence de presse, à dénoncer les restrictions européennes «inacceptables» et «cruelles» sur les exportations céréalières ukrainiennes. Ces mesures «renforcent les capacités de l’agresseur russe» a-t-il fustigé. Avant d’appeler «l’UE à supprimer toutes les restrictions le plus vite possible ». Des déclarations qui font suite à l’adoption le 2 mai par la Commission européenne d’une clause de sauvegarde exceptionnelle autorisant uniquement le transit de céréales et d’oléagineux (maïs, blé, colza, semences de tournesol) sur le territoire de la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie et la Slovaquie, à destination des autres pays de l’UE et des pays tiers. L’objectif de cette mesure est de freiner l’afflux de ces produits accusés, dans le contexte de la guerre en Ukraine, de tirer les prix vers le bas. Pour calmer les tensions, Ursula von der Leyen a indiqué que «la priorité immédiate est que le transit des céréales se déroule de manière transparente et à un prix le plus bas possible en dehors de l'Ukraine vers l'UE». A cette fin, «une plateforme de coordination sera mise en place», a-t-elle précisé.
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