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Chèque alimentaire: le rapport divise les inspecteurs missionnés par le gouvernement

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Bien que pas encore rendu public, le rapport sur le chèque alimentation durable commandé par le gouvernement à une mission composée du CGAAER, de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de l’Inspection générale des finances (IGF) fait couler beaucoup d’encre. D’après la synthèse du rapport qu’Agra Presse a pu consulter, la mission estime qu'«un seul instrument ne peut pas atteindre tous les objectifs»: c'est-à-dire à la fois répondre à la précarité alimentaire et renforcer l’accès à une alimentation durable de qualité. D’ailleurs, si les membres de la mission «s’accordent sur les avantages et inconvénients» du dispositif examiné, ils «divergent sur les conclusions à tirer»: le représentant du CGAAER préconise d’expérimenter le dispositif pendant 3 ans, à niveau départemental, tandis que les membres de l’IGF et de l’IGAF estiment que cela n’en vaut pas la peine. Au-delà de ces différences de vues, la mission a tenté de proposer un dispositif «simple, lisible, efficient et possible juridiquement» favorisant une alimentation «plus saine et plus durable» pour les personnes en précarité. Le schéma envisagé esquisse un chèque de «20 à 30 euros par mois et par personne, adulte ou enfant», ciblé sur «les fruits et légumes frais et les légumineuses non transformées».