Réagissant à la synthèse du rapport sur le chèque alimentation durable (voir-ci-dessus), la fédération des banques alimentaires estime que la mission interministérielle corrobore les «points de vigilance» sur lesquels elle alertait «dès janvier 2021». «Toutes les difficultés de gestion, de logistique, le fait que ce chèque alimentaire entraînerait des coûts significatifs, c’est quelque chose qu’on avait pointé dès le départ», a déclaré la responsable des relations institutionnelles Barbara Mauvilain, le 14 juin. Le dispositif envisagé dans le rapport, dimensionné pour 7 millions à 8 millions de personnes, nécessiterait des «coûts de gestion, allant de 75 millions à 115 millions d'euros». Le budget dédié au versement du chèque aux personnes précaires atteindrait quant à lui 1,5 milliard à 3,5 milliards d’euros par an. «Une des propositions qu’on porte, et qu’on ne retrouve pas dans la synthèse, c’est qu’une partie du budget alloué à ce chèque soit confié au réseau d’aide alimentaire – aux banques alimentaires – pour soutenir nos achats vers des produits d’origine France et locaux», a ajouté Mme Mauvilain, impatiente de consulter le rapport dans son intégralité. La responsable des banques alimentaires estime aussi que le chèque doit porter sur «une diversité de produits» y compris d’origine animale, pour préserver le libre choix de l’alimentation.
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