Abonné

Climat: le Giec rappelle les principaux leviers agricoles d’atténuation et d’adaptation

- - 2 min

Avec un rapport publié le 20 mars, le Groupement international d’experts sur le climat (Giec) clos son sixième cycle d’évaluation en résumant les connaissances scientifiques disponibles. Alors que la décennie 2010-2019 a enregistré «les plus hauts niveaux d’émissions annuels jamais atteints», le réchauffement à 2100 pourrait atteindre entre 1,4°C et 4,4°C. Et les émissions entre aujourd’hui et 2030 détermineront «si le réchauffement peut être contenu entre 1,5 et 2°C», préviennent les chercheurs. Le secteur des terres, dont l’agriculture, pèse 22% des émissions mondiales, rappellent-ils. Dans ce secteur, c'est l’arrêt de la déforestation dans les zones tropicales qui possèderait «le plus grand potentiel de réduction d’émissions», de l’ordre de 4 Gt CO2 par an. L’augmentation des taux de carbone dans les sols agricoles permettrait également de capter 3,5 Gt CO2/an, et le changement des régimes alimentaires réduirait le bilan mondial de 2 Gt CO2/an. Alors que l’insécurité augmentera face aux réductions de production et aux aléas climatiques, les chercheurs rappellent les principaux leviers d’adaptation. Amélioration des variétés, stockage de l’eau, agroforesterie, diversification à l’échelle du paysage et de la ferme, agroécologie: à l’échelle mondiale, «les principaux freins sont les ressources limitées, l’absence d’engagement du secteur privé ou des citoyens, ainsi qu’une mobilisation insuffisante des acteurs financiers».