Lors d’une conférence de presse le 7 décembre, à l’occasion de son assemblée générale, le groupe Maïsadour a indiqué vouloir «devenir neutre en carbone en 2045», soit cinq ans avant la date fixée par les pouvoirs publics dans la Stratégie nationale bas carbone (SNBC). Pour y parvenir, la coopérative landaise compte réduire l’empreinte carbone de l’alimentation animale (35% de ses émissions), notamment grâce à sa filière locale de soja Graines d’alliance, qui a démarré cette année avec 8000 t de graines. Dans les champs de ses adhérents, le groupe vise un objectif de 100 000 ha d’agriculture régénératrice et une baisse de 30% de l’utilisation d’engrais azotés d’ici 2030, grâce à un «concept innovant de conseil en fertilisation» (analyses de sols et de sève, bactéries fixatrices d’azote, biostimulants, engrais bas carbone). Maïsadour compte aussi réduire sa consommation d’énergie (-70% en 2045) et généraliser les panneaux photovoltaïques sur tout nouveau bâtiment d’élevage. Plus largement, Maïsadour veut «devenir une référence environnementale», ce qui constitue le premier axe de sa nouvelle feuille de route Ambition 2030. Les trois autres axes portent sur la valeur ajoutée, les ressources humaines (attractivité) et le lien avec les territoires.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Jeunes Agriculteurs : Jocelyn Dubost, agriculteur dans l'Isère, élu président
À l'occasion du congrès du syndicat à Bourg-en-Bresse (Ain), Jocelyn Dubost, cultivateur en Isère de 31 ans, a été élu, le…
La tomate d’industrie : une envie de reconstruire
Longtemps considérée comme condamnée face à la concurrence italienne, espagnole et chinoise, la filière française de la…
Cotisations patronales : le gouvernement gèle les allègements, « double peine » selon la FNSEA
Le gel des allègements de cotisations patronales, décidé par le gouvernement malgré la hausse du Smic de 2,4 % prévue…