La FEVS (exportateurs de vins et spiritueux) attend une « conclusion positive dans les jours qui viennent » au sujet des discussions entre la France et la Chine, où cognac et armagnac font l'objet depuis l'automne de sanctions anti-dumping. Sur la table figure la proposition d'un prix minimum de vente en Chine pour ces alcools, qui réduirait leur compétitivité mais serait quand même inférieur aux droits de douane actuels (30,6 % à 39 %), a expliqué le 12 juin le président Gabriel Picard. « Techniquement, on est d'accord. Cet engagement de prix minimum serait de l'ordre de 12 % à 16 % de surcoût pour l'arrivée de nos produits sur le marché chinois », a-t-il développé. Mais « il y a deux choses qui sont conditionnées à cette acceptation de l'accord, c'est d'abord le remboursement des cautions provisionnées (par les fabricants français, NDLR) depuis octobre 2024. Sur le principe, on comprend que les Chinois sont plutôt OK là-dessus. Mais il y a un deuxième sujet qui est majeur, c'est la réouverture des duty free, et à ce stade, nos amis chinois peinent à le confirmer. » En difficulté à l’export, le secteur dit par ailleurs viser de grands marchés : Canada, Inde, Brésil... La FEVS appelle à la ratification du traité de libre-échange UE-Canada (Ceta). Mais ne soutient pas le projet UE-Mercosur, appelant à un accord sectoriel UE-Brésil sur les alcools.
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